À Lille, lInstitut Pasteur développe un vaccin nasal contre le Covid-19 – BFMTV

À Lille, lInstitut Pasteur développe un vaccin nasal contre le Covid-19 – BFMTV

Ce type de spray, déjà utilisé pour immuniser contre la grippe, est moins coûteux et plus facile à conserver que le vaccin traditionnel, selon le chercheur Camille Locht. Il faudra néanmoins plusieurs mois avant de le voir commercialisé.

Il est essentiellement connu comme une injection. Mais le vaccin existe également sous d’autres formes. Engagé dans la lutte contre le Covid-19, l’Institut Pasteur de Lille travaille actuellement à la création d’un spray nasal.

« Au lieu d’injecter avec une aiguille dans le bras, on asperge le nez avec ce vaccin », a expliqué Camille Locht, directeur de recherche à l’Inserm et directeur du Centre d’Infection et d’immunité de Lille, sur BFM Lille ce mercredi.

Un mode d’immunisation moins répandu, « mais pas tout à fait inédit » pour autant, puisqu’il existe un vaccin nasal contre la grippe. « Nous sommes en train de le développer aussi pour une autre maladie respiratoire, qui est la coqueluche », a indiqué Camille Locht.

« Le nez est la porte d’entrée pour le virus »

Le vaccin nasal dispose de trois avantages vis-à-vis du vaccin « classique ». Le premier: « notre vaccin va induire une immunité au niveau du nez. Le nez est la portée d’entrée pour le virus de la Covid ».

Autre avantage: le vaccin « va être très bon marché, assure Camille Locht, puisqu' »il suffit simplement de faire une grande culture d’un bacille (une bactérie, ndlr), de récolter ce bacille, de le lyophiliser et il est prêt à l’emploi ».

Enfin, le spray nasal est « extrêmement stable »: « On peut le conserver très facilement à 4°C pendant au moins deux ans. Par rapport au vaccin Pfizer, qu’il faut conserver dans les congélateurs à -80°C, on a l’avantage logistique pour la distribution du vaccin ».

« On est au tout début »

Ce spray ne sera néanmoins pas commercialisé tout de suite. « On est au tout début. On est dans les stades de développement, dits précliniques », a tempéré le chercheur.

Le vaccin, « il faut le manipuler, faire de l’engeneering génétique. On est en train de construire toute une série de souches, dont on espère que l’une ou l’autre va aboutir à un vaccin qui va être efficace, qu’il faut d’abord tester chez l’animal ».

« C’est un vaccin de deuxième génération, qui ne sera pas utilisable dans les mois voire l’année qui vient », a estimé Camille Locht. Contrairement au vaccin classique, qui sera pour sa part administré dès fin décembre, a annoncé ce mercredi Jean Castex.

Florian Bouhot Journaliste BFM Régions

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