Atteinte dun cancer du sein, Elise témoigne : « Mes derniers mois à vivre, je les passe confinée » – Midi Libre

Atteinte dun cancer du sein, Elise témoigne : « Mes derniers mois à vivre, je les passe confinée » – Midi Libre

Elle se sait condamnée. Élise a 34 ans et un cancer du sein depuis cinq ans.

En 2017, elle a eu une récidive. Depuis, ce cancer s’est métastasé. Des seins, il est allé se loger sur les os, puis le foie, les poumons et enfin le cerveau. « J’ai un traitement qui est très important à suivre. Il me maintient en vie. »

Cette jeune femme qui dégage, malgré son masque et son bonnet, une douceur et une luminosité extraordinaires, a vécu les deux confinements sous traitement à l’ICM. « Pour cette deuxième vague, je sens qu’il y a moins de panique de la part du personnel soignant. Ils sont plus aguerris et sont très bien organisés. »

« Lors du premier confinement, dès qu’il y avait une suspicion de Covid, on sentait le stress qui montait chez tout le monde. Aujourd’hui, ils ont changé leur façon de faire pour notre bien et pour pouvoir nous soigner du mieux possible. Ça fonctionne. »

Lorsqu’on est malade, c’est déjà terrible mais avec la crise, c’est encore pire

Élise a conscience que la situation sanitaire provoque un stress supplémentaire chez les malades. « C’est un climat très anxiogène. Lorsqu’on est malade, c’est déjà terrible mais avec la crise, c’est encore pire. »

D’autant que, lors de la première vague, elle a contracté le Covid-19. Un choc. « Mon premier test s’est avéré négatif mais j’avais de la fièvre et des grosses difficultés à respirer. Après avoir écarté une aggravation du cancer, les médecins ont diagnostiqué le virus. La réanimation n’était pas possible au vu de ma santé. Les médecins n’avaient plus trop d’espoirs. On m’a annoncé que je n’allais pas rentrer chez moi, que j’allais mourir. Au final, le traitement par antibiotique a fonctionné. Mais j’ai mis du temps à m’en remettre psychologiquement. »

Des comportements qui limitent sa fin de vie

Malgré une positivité à toute épreuve, Élise déplore le fait de « voir des personnes continuer à vivre comme si de rien n’était, sans se soucier du virus parce qu’ils ne sont pas directement impactés. » Ce déni de la gravité du virus a un impact directement sur elle, qui ne peut pas profiter pleinement de ses derniers mois qui lui restent à vivre.

« Ce qui fait vivre, ce sont des projets. J’aimerais organiser un dernier beau voyage, faire des week-ends avec des amis, ou tout simplement me balader dans la nature, mais je ne peux pas. Alors voir que des personnes ne respectent pas le confinement et donc augmentent le risque qu’il soit prolongé, ça m’énerve. »

Cette vadrouilleuse, qui a longtemps vécu dans un camion aménagé afin de pouvoir être au plus proche de la nature, a dû s’y résigner au vu de sa santé. « Depuis peu, entre le premier et le deuxième confinement, je me suis installée à la campagne. J’ai galéré pour avoir cette maison mais c’était mon rêve et je me suis dit qu’il fallait que je le réalise », conclut-elle, les yeux brillants.

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