Cancer : à Toulouse, la découverte dun mécanisme clé de résistance à limmunothérapie – ladepeche.fr

Cancer : à Toulouse, la découverte dun mécanisme clé de résistance à limmunothérapie – ladepeche.fr

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Prometteuse contre les cancers, l’immunothérapie ne permet cependant pas de guérir tous les patients. Car les tumeurs peuvent résister face à l’attaque du système immunitaire. Un de ces mécanismes vient d’être découvert par une équipe toulousaine au Centre de recherche en cancérologie de Toulouse.

Connaissez-vous les lymphocytes tueurs (lymphocytes T) ? Il s’agit de globules blancs qui ont la capacité de relarguer des molécules pour tuer des cellules modifiées (infectées dans les cas de virus, transformées dans les cancers).

En travaillant sur des échantillons chez des patients atteints de myélome, le Dr Ludovic Martinet, avec son équipe (1), remarque l’absence d’une molécule. « Chez ces patients, CD 226 n’était pas présente sur une partie des lymphocytes infiltrant la tumeur. Nous avons identifié le même phénomène dans d’autres pathologies ainsi que dans des modèles murins », explique le chercheur qui a croisé ses résultats avec différents collègues (Maya Ayyoub pour le cancer de l’ovaire, Michaël Peres pour le cancer du sein, Julien Mazières pour le cancer du poumon). « À chaque fois, cette molécule était perdue sur une partie des lymphocytes tueurs, ce qui conduisait à une perte de fonction », souligne le Dr Ludovic Martinet.

Perspectives de thérapies

Pour le chercheur, cette découverte « change la vision des choses. Jusque-là, tout le monde ne s’intéressait qu’aux récepteurs-inhibiteurs présents sur les lymphocytes T, c’est-à-dire les freins. Mais pour qu’une voiture avance, il faut aussi que l’accélérateur soit appuyé. Nous montrons que pour faire avancer la voiture qu’est le système immunitaire, il faut que l’accélérateur CD 226 fonctionne », résume le scientifique, qui ne serait « pas étonné de voir qu’il manque ce récepteur dans des pathologies infectieuses comme le VIH ou le Covid, car il joue un rôle essentiel dans le système immunitaire ».

Comprendre ce mécanisme ouvre donc des perspectives pour des thérapies qui rendraient l’immunothérapie plus efficace.

(1) Publication dans la revue Immunity. Étude internationale dirigée par le Dr Ludovic Martinet le Pr Hervé Avet-Loiseau, du CRCT (Inserm, Université Toulouse III-Paul-Sabatier, CNRS), en collaboration avec le Centre de physiopathologie de Toulouse Purpan, des cliniciens de l’IUCT-Oncopole et des chercheurs australiens et belges.

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