Cancer, trisomie 21… Ces maladies qui nécessitent une « ultra haute priorité de vaccination » – BFMTV

Cancer, trisomie 21… Ces maladies qui nécessitent une « ultra haute priorité de vaccination » – BFMTV

Alain Fischer, le « Monsieur Vaccin » du gouvernement, recommande que les personnes souffrant de graves pathologies « bénéficient dès lundi prochain du vaccin », sans condition d’âge.

« Aujourd’hui, il n’y a pas, en France et dans aucun pays du monde, assez de vaccins pour vacciner toute la population. » Auditionné ce mercredi par les députés de la Commission des affaires sociales à l’Assemblée nationale, le professeur Alain Fischer a mis en garde sur les quantités de sérums anti-Covid disponibles.

Fin novembre, Pfizer et BioNTech se sont dits capables de produire 1,3 milliard de doses en 2021, Moderna vise de son côté entre 500 millions et 1 milliard de doses annuelles, soulignait alors France inter. Pas de quoi vacciner l’intégralité de la population mondiale donc. Par conséquent, « il est nécessaire d’établir des priorités », explique le professeur d’immunologie pédiatrique et chercheur en biologie.

« Les personnes les plus à risques doivent être vaccinées le plus vite possible. »

Vacciner les plus fragiles

Outre les personnes âgées vivant en maison de retraite, il s’agit notamment des patients atteints de pathologies que le corps médical identifie comme devant bénéficier d’une « ultra haute priorité de vaccination ».

« Ce sont les patients atteints de cancer en cours de chimiothérapie, les patients en insuffisance rénale chronique, les transplantés, les individus atteints de trisomie 21. Cela représente quelques centaines de milliers de personnes dont nous pensons qu’elles doivent pouvoir bénéficier dès lundi prochain du vaccin », sans condition d’âge, a détaillé lors d’une visioconférence avec les députés, Alain Fischer, président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale instauré par le gouvernement.

Le calendrier s’accélère, mais on attend les livraisons

La semaine dernière, l’exécutif a accéléré le tempo de sa stratégie vaccinale en l’ouvrant aux « professionnels de santé de plus de 50 ans (1,2 millions de personnes) ».

« Lundi prochain, cela concernera les personnes de plus de 75 ans hors maisons de retraite, ce qui représente 5 millions de personnes. Ensuite, on ciblera les personnes encore à risque, mais un peu moins, comme celles âgées de 65 à 74 ans », toujours dans cette logique d’établir des priorités afin de vacciner, d’abord, les plus fragiles.

Au total, ces strates prioritaires de la population représentent un besoin de 16 millions de doses de vaccins. « C’est sûr qu’on ne les aura pas en janvier ou en février même si j’espère qu’il y aura un gros coup d’accélérateur avec le vaccin AstraZeneca« , qui n’a pas encore obtenu d’autorisation de mise sur le marché, souligne le professeur Alain Fischer.

Ambre Lepoivre Journaliste BFMTV

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