Cas de méningite fatal à Floirac (33) : la campagne de vaccination est lancée – Sud Ouest

Cas de méningite fatal à Floirac (33) : la campagne de vaccination est lancée – Sud Ouest

Les parents des écoles maternelle Pierre-et-Marie-Curie et Jean-Jaurès ont reçu hier un courrier de l’Agence régionale de santé et du département de Gironde les invitant à une campagne de vaccination contre le méningocoque B, les 23 et 24 novembre, salle Lucie-Aubrac à Floirac. Il s’agit d’une première injection, la seconde sera programmée dans un mois.

237 enfants sont concernés, mais aussi le personnel des écoles et du centre de loisir, ainsi que l’équipe enseignante.

Cette campagne de vaccination fait suite à l’infection grave à méningocoque qui a touché trois enfants des écoles, il y a une semaine.

Un petit garçon de 3 ans a été foudroyé, il en est mort. Une fillette du même âge a été hospitalisée dans un état sérieux, elle est aujourd’hui hors de danger, et le troisième enfant concerné est rentré à la maison. Jeudi soir, les résultats concernant le troisième enfant sont revenus négatifs : cette petite fille n’a donc pas été touchée par une infection à méningocoque, comme le craignaient les équipes médicales.

Sylvie Quelet, médecin, directrice déléguée à la veille et l’alerte sanitaire de l’ARS, explique qu’il a fallu envoyer à l’analyse les souches du germe circulant à Floirac, avant d’engager une campagne de vaccination: « En effet, ces souches sont envoyées au Centre national de référence des méningocoques, à l’Institut Pasteur de Paris pour analyse. Et les résultats ont mentionné qu’il s’agissait bien d’un méningocoque B, contre lequel le vaccin Bexsero se révèle efficace. »

Bien entendu, les personnes en contact rapproché avec les enfants touchés par l’infection ont été traités par antibiothérapie en amont.

La campagne de vaccination est gratuite

En France, seule la vaccination contre les infections à méningocoque C est obligatoire. On vaccine contre les infections à méningocoque B de façon sporadique, lorsque la situation sanitaire l’exige. La Haute Autorité de santé n’a pas choisi de le rendre obligatoire, alors que d’autres pays d’Europe l’ont fait. Cependant, une réévaluation des recommandations vaccinales contre les infections à méningocoque est actuellement en cours par la même Haute Autorité de santé. La campagne de vaccination de Floirac sera gratuite.

Aujourd’hui, le vaccin Bexsero peut-être administré aux nourrissons lorsque les familles en font la demande, sachant que ce vaccin n’est pas pris en charge par l’assurance maladie.

Pourquoi ce vaccin n’est-il pas recommandé, en France, alors qu’il l’est en Angleterre par exemple ? Le docteur Jean Sarlangue, pédiatre au CHU de Bordeaux, s’en explique: « Le Bexsero est un vaccin récent, 2013, qui a été conçu avec une technologie originale, nous l’avons en France administré en Béarn il y a quelques années, suite à une série d’infections à méningocoque, campagne vaccinale qui n’a pas connu un grand succès. Ce vaccin n’était pas encore recommandé, parce qu’il y avait des doutes sur la durée de protection qu’il offrait, exactement le même débat que pour le vaccin Covid aujourd’hui. Désormais, nous avons le recul nécessaire et nous savons, qu’il est efficace sur plusieurs années. »

« En Angleterre, il est devenu obligatoire, suite à plusieurs décès d’enfants victimes de ces infections à méningocoque B, et sous la pression des familles. Ce qui ne serait pas possible en France, compte tenu de la défiance vis-à-vis de la vaccination en général. »

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