Castres : la polyclinique du Sidobre impliquée dans la lutte contre le Covid – ladepeche.fr

Castres : la polyclinique du Sidobre impliquée dans la lutte contre le Covid – ladepeche.fr

l’essentiel
La clinique du Sidobre vient de recevoir ses premiers patients « Covid » dans une unité dédiée et déploie beaucoup d’énergie pour assurer les autres prises en charge de malades dans les meilleures conditions.

Le contexte a beaucoup changé depuis le premier confinement à la polyclinique du Sidobre (groupe Elsan). Alors qu’au printemps la structure avait dû cesser très rapidement toutes ses activités ou presque à la demande de l’ARS (agence régionale de santé), l’établissement privé est désormais pleinement intégré dans le dispositif de soins « Covid » dans le sud du Tarn. Le directeur Jean Fabre qui pilote un établissement comptant 168 lits détaille : « Nous ne disposons pas de réanimation. C’est pour cela que nous n’étions pas intégrés dans le dispositif en mars. Mais les choses ont évolué depuis. Nous avons d’une part aménagé un service spécifique Covid dans l’une de nos ailes qui peut monter jusqu’à quinze places environ. Nous avons aussi mis en œuvre nos six lits de surveillance continue qui peuvent monter jusqu’à douze places. »

À ce jour (mardi), cinq lits « Covid » étaient déjà occupés soit par des personnes qui ont été transférées du Chic Castres-Mazamet après un passage en réanimation, ou bien nécessitant d’une surveillance continue ou parce qu’elles ont été accueillies directement aux urgences de la polyclinique.

Et le directeur poursuit : « Nous avons la chance d’être un établissement à taille humaine qui nous a permis de facilement réorganiser les services et surtout le personnel soignant. Tout en maintenant bien sûr notre activité de médecine normale. »

Même chose aux urgences du Sidobre qui poursuivent leurs missions habituelles. Avec possibilité de réaliser des tests Covid en direct si besoin : « Mais nous ne sommes pas un centre de dépistage, poursuit le directeur. Ces tests sont effectués pour les seuls besoins du service ou avant une hospitalisation. »

De même pour l’activité de chirurgie qui a été ralentie avec des déprogrammations d’interventions : « Mais de façon moins rigide qu’au mois de mars/avril, poursuit le directeur. Les praticiens mesurent le rapport bénéfice risque et prennent des décisions. » De même, les activités de radiologie (scanner, IRM) se poursuivent normalement avec l’application des nouvelles règles sanitaires préconisées par les autorités de chaque discipline.

Dès la période estivale, la polyclinique du Sidobre s’était préparée à cette éventualité, envisageant plusieurs scénarios possibles d’organisation. Notamment sur les circuits des patients : « Mais on est obligés de s’adapter en permanence. Et notre personnel joue vraiment le jeu. Ils sont tous très réactifs. Et plutôt contents de pouvoir jouer pleinement leur rôle de soignants dans cette crise sanitaire. »

Julien Normand : « En bonne intelligence avec l’hôpital »

Président de la commission médicale d’établissement (CME), le docteur Julien Normand, chirurgien orthopédiste, rappelle: « Nous travaillons en complémentarité avec l’hôpital. D’ailleurs, nous avons été reçus au Chic pour bien accorder nos méthodes de prises en charge des cas Covid dans nos services spécialisés. Mais nous insistons aussi sur notre objectif de bien assurer la continuité des soins pour tous les autres patients. Suite à la première vague, il y a eu beaucoup de retard pris. Nous avons beaucoup travaillé durant l’été pour récupérer une partie de ce retard. Les médecins ont pris moins de congés que les années précédentes pour ça. Mais viennent maintenant s’ajouter les déprogrammations que nous sommes en train de faire en raison du deuxième confinement. » Bien au-delà du casse-tête de la gestion du calendrier, le docteur Normand insiste: « Il faut vraiment que les patients se rapprochent de leur médecin. Notamment dans les pathologies graves comme la cardiologie ou l’oncologie. Ils ne doivent pas annuler leurs rendez-vous d’eux-mêmes. Toute hospitalisation se fait après un test Covid. Et les règles strictes sont appliquées à tous dans l’établissement. On peut comprendre que certains patients aient peur du virus. Mais ce serait pire de ne pas se soigner. »

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