Coronavirus : Italie, Allemagne, Royaume-Uni… Des gouvernements majoritairement opposés à la vaccination… – 20 Minutes

Coronavirus : Italie, Allemagne, Royaume-Uni… Des gouvernements majoritairement opposés à la vaccination… – 20 Minutes
Illustration du candidat vaccin russe Spoutnik V. — RDIF/Cover-Images.com/SIPA
  • Comment assurer une couverture vaccinale suffisante contre le Covid-19 ? La question d’une vaccination obligatoire est posée dans plusieurs pays.
  • Toutefois, les gouvernements espagnol, italien, allemand ou encore belge ont fait connaître leur opposition à une telle mesure.
  • En France, la situation est claire : « Je ne rendrai pas la vaccination obligatoire », a annoncé Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée mardi.

Alors que plusieurs candidats vaccins laissent entrevoir la possibilité d’une vaccination contre le
Covid-19 dans les prochains mois, les gouvernements européens se trouvent face à une question : comment assurer la distribution de ces
vaccins et une couverture suffisante de la population ?

Certaines voix se sont élevées, notamment en Italie, pour réclamer une vaccination obligatoire contre le coronavirus. 20 Minutes vous propose un tour d’Europe des positions actuelles de nos voisins européens sur cette question – ces politiques étant susceptibles d’évoluer en fonction de la situation sanitaire.

En France, Emmanuel Macron opposé à la vaccination obligatoire

« Je ne rendrai pas la vaccination obligatoire », a annoncé Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée mardi. En France, la Haute Autorité de santé,
juge en effet que « dans le contexte actuel, la vaccination contre la Covid-19 ne devrait pas être obligatoire, ni pour la population générale, ni pour les professionnels de santé ».
Elle estime qu’une telle obligation ne serait pas justifiée à ce jour en raison « d’un calendrier de livraison des doses de vaccin mal connu et – à ce stade – du manque de recul sur les futurs vaccins ainsi que sur leur capacité à limiter la contagion du virus ».

Plusieurs chefs de gouvernement européens ont également écarté une vaccination obligatoire contre le nouveau coronavirus. « Soyons clairs, il n’y aura pas de vaccination obligatoire », a lancé Boris Johnson lors d’une conférence de presse lundi. En Ecosse, la secrétaire d’Etat à la Santé est sur la même ligne que le premier ministre britannique. « Nous n’avons pas l’intention de rendre le vaccin obligatoire »,
a expliqué Jeane Freeman à la BBC.

Les Italiens divisés sur cette question

Giuseppe Conte, le chef du gouvernement italien, repousse lui aussi cette possibilité. Plusieurs politiques italiens se sont eux exprimés en faveur de cette option, un sénateur allant jusqu’à proposer un passeport associé à la vaccination pour accéder à certains lieux,
selonIl Giornale.

L’opinion apparaît partagée en Italie sur l’opportunité de la vaccination. Selon un sondage réalisé en juin par EngageMinds Hub et l’université catholique de Milan, 41 % des Italiens interrogés déclaraient plutôt peu probable leur intention de se faire vacciner.

En Espagne, la Galice réfléchit à un caractère obligatoire

Chez nos voisins espagnols, le ministre de la Santé a aussi écarté l’hypothèse d’une vaccination obligatoire pour l’ensemble de la population. Salvador Illa a avancé que ce sera « probablement la moitié de la population » qui sera vaccinée. La campagne de vaccination doit débuter en janvier en Espagne,
a expliqué dimanche Pedro Sanchez, le chef du gouvernement.

Toutefois, il pourrait exister des divergences au niveau régional. La Galice entend ainsi modifier une loi pour frapper d’une amende allant jusqu’à 3.000 euros les personnes refusant la vaccination.

Tollé au Danemark

 En Belgique, il n’est pas question de vaccination obligatoire, selon le ministre de la Santé. L’objectif est de vacciner 70 % de la population gratuitement.

En Allemagne, le ministre fédéral, Jens Spahn, s’est engagé à ce qu’il n’y ait pas de vaccination obligatoire. Toutefois, une loi fait craindre que les « groupes de population menacés » ne puissent être obligatoirement vaccinés. Une peur écartée par le comité d’éthique allemand, l’Académie des sciences Leopoldina et la commission permanente de vaccination, qui rejettent la vaccination obligatoire, rapporte la chaîne ZDF.

Le Danemark, lui, se distingue. Les autorités sanitaires danoises pourraient définir des groupes qui seraient obligés de se faire vacciner, selon une proposition de loi. L’Association médicale danoise
a déjà fait connaître son opposition à ce texte. Face aux protestations, la première ministre Mette Frederiksen 
a indiqué que le texte allait être repensé.

Quid des populations prioritaires ?

Quelles populations ces pays choisiront-ils de vacciner en premier ? Tous n’ont pas encore dévoilé leurs stratégies complètes, mais les personnels soignants et les personnes vulnérables semblent les populations qui pourraient être vaccinées en priorité.

La Commission européenne a, de son côté, annoncé avoir ce mardi signé un contrat avec la société américaine Moderna pour fournir jusqu’à 160 millions de doses de vaccin contre le Covid-19.

La Commission avait déjà signé cinq contrats pour précommander des vaccins : avec le suédo-britannique AstraZeneca et l’américain Johnson & Johnson (jusqu’à 400 millions de doses auprès de chacun), le duo franco-britannique Sanofi-GSK (jusqu’à 300 millions de doses), le duo américano-germanique Pfizer-BioNTech (jusqu’à 300 millions de doses) et enfin avec l’allemand CureVac (jusqu’à 405 millions de doses).

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