Coronavirus : quels sont les territoires qui inquiètent le gouvernement ? – ladepeche.fr

Coronavirus : quels sont les territoires qui inquiètent le gouvernement ? – ladepeche.fr

l’essentiel
La situation épidémique dans certains territoires inquiète. La circulation du Covid-19 s’est accélérée ces derniers jours, et les rassemblements familiaux des fêtes pourraient accentuer cette accélération. Quels territoires sont concernés ? Décryptage.

Va-t-on vers des reconfinements localisés ? Dans une interview accordée au JDD dimanche 27 novembre, Olivier Véran a fait part de ses inquiétudes concernant la situation épidémique dans certains territoires, tandis que la campagne de vaccination a commencé en France. Le ministre de la Santé s’est d’ailleurs dit prêt à prendre « les mesures nécessaires si la situation devait s’aggraver. De quels territoires s’agit-il ? 

Olivier Véran a ainsi cité trois zones où les indicateurs inquiètent tout particulièrement : « La région Grand-Est, la Bourgogne-Franche-Comté et le département des Alpes-Maritimes. » On observe donc une France coupée en deux, avec une moitié ouest relativement épargnée et l’autre moitié à l’Est visiblement dans le rouge.

Des indicateurs toujours très hauts

D’après le dernier bilan épidémique, la France tourne autour des 14 000 nouvelles contaminations journalières. Bien loin donc de l’objectif des 5 000 nouveaux cas par jour affiché par le gouvernement avant le reconfinement de novembre. Le nombre d’hospitalisations n’augmente certes pas, mais il ne baisse pas non plus.

Des indicateurs qui peuvent donc laisser envisager un nouveau confinement, ou même des reconfinements à l’échelle locale, notamment dans les territoires nommés par Olivier Véran. « Nous n’excluons jamais des mesures qui pourraient être nécessaires pour protéger des populations. Ça ne veut pas dire qu’on a décidé, mais qu’on observe la situation heure par heure », a indiqué le ministre de la Santé.

Des observations qui pourraient s’assombrir avec les rassemblements familiaux des fêtes : « Nous saurons vite si les rassemblements familiaux et festifs auront un impact. On fait le point, zone par zone. », a ajouté le ministre.

L’Est et les zones rurales davantage touchés

Des forts taux d’hospitalisations, d’entrées en réanimations et de décès. Selon le dernier point épidémiologique de Santé Publique France, pour la semaine du 14 au 20 décembre, voilà ce qui caractérisait les « régions les plus touchées » par l’épidémie, à savoir la Bourgogne-Franche-Comté, le Grand Est et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Cette dernière enregistre par ailleurs « un excès de mortalité ».

En Bourgogne-Franche-Comté et dans le Grand Est, le taux d’incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants sur une semaine) y dépasse 250 entre le 17 et le 23 décembre. Des chiffres qui ne laissent pas envisager une amélioration de la situation dans les hôpitaux dans les prochains jours. Plusieurs élus du Grand-Est avaient d’ailleurs appelé le gouvernement à mettre en place un nouveau confinement, ce que le gouvernement avait refusé, souhaitant lâcher du lest pour les fêtes.

Les zones rurales connaissent elles aussi une explosion des cas de Covid-19 ces dernières semaines. Des départements comme le Cantal, l’Yonne, la Lozère ou encore la Nièvre recensent eux aussi plus de 200 cas pour 100 000 habitants. Des chiffres souvent deux fois plus importants que ceux enregistrés au début du mois.

Autre indicateur qui inquiète les autorités, le nombre important de cas chez les personnes âgées : le taux d’incidence chez les plus de 65 ans dépasse même 500 dans certaines communes. Un taux qui « fait craindre une hausse des hospitalisations dans les jours à venir », selon Olivier Véran. 

Les zones frontalières davantage impactées par le Covid-19 ?

Pourquoi ces zones connaissent-elles une telle accélération de l’épidémie ? Les dépistages ont bien sûr connu un fort engouement avant les fêtes, mais sans contraste apparent entre l’Est et l’Ouest. Dans les colonnes du Parisien, l’épidémiologiste Pascal Crépey relève que de nombreux territoires touchés sont des zones frontalières. « Les flux de population générés par la proximité avec la frontière », pourraient donc être à l’origine de ces taux inquiétants.

Également évoqué par l’épidémiologiste, une moins bonne application des gestes barrières, « si jamais les populations de ces régions se sont senties globalement davantage protégées après avoir été très touchées par la première vague ». Enfin, l’humidité et la température pourraient également « avoir un impact sur le niveau de circulation du virus », selon Pascal Crépey, enseignant-chercheur à l’école des Hautes études en Santé publique de Rennes.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You have successfully subscribed to the newsletter

There was an error while trying to send your request. Please try again.

web-breaking-news will use the information you provide on this form to be in touch with you and to provide updates and marketing.