Couvre-feu à 18 heures : pourquoi la carte des départements pourrait changer dici samedi – Le Parisien

Couvre-feu à 18 heures : pourquoi la carte des départements pourrait changer dici samedi – Le Parisien

La Côte d’Or a-t-elle vraiment échappé au couvre-feu de 18 heures que le gouvernement mettra en place à partir du 2 janvier pour freiner l’épidémie de Covid-19? Certains départements, non-sélectionnés dans les 20 de l’actuelle carte du ministère de la Santé, pourraient encore avoir des surprises. En effet, si l’on se base sur les critères indiqués par l’administration, quelques zones pourraient encore basculer d’ici samedi, d’autres peut-être sortir de la liste.

Ce nombre de vingt « pourra évoluer évidemment », a lui-même convenu mercredi soir le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Et de préciser que les autorités s’étaient basées sur deux critères pour dresser cette liste : le taux d’incidence, c’est-à-dire le nombre de cas pour 100 000 habitants sur une semaine, et le même taux chez les personnes âgées. « Nous avons ciblé les départements dans lesquels le taux d’incidence dépassait les 200 nouveaux cas pour 100 000 habitants sur la population globale et/ou les plus de 65 ans », détaille le cabinet d’Olivier Véran auprès du Parisien.

Incidence supérieure à 200 dans douze départements

Malheureusement, les données à l’échelle du département accessibles sur la plateforme data.gouv.fr ne permettent de calculer le taux d’incidence que chez les personnes âgées d’au moins 60 ans ou 70 ans, et pas 65 ans. Si l’on se base sur l’échelon « 70 ans et plus », les vingt départements concernés cochent bien l’une des deux cases, d’après les dernières données disponibles portant sur la semaine du 21 au 27 décembre. Dans le détail, douze ont un taux d’incidence supérieur à 200 en population, les huit autres seulement chez les personnes âgées.

A l’inverse, la Somme et le Cher devraient, semble-t-il, également figurer dans la liste. Dans le Cher, le taux d’incidence s’élève à 236 chez les 60 ans et plus et à 297 chez les 70 ans et plus. Dans la Somme, on est respectivement à 207 et 261. Ces deux départements bénéficient d’un taux d’incidence en population générale bien en dessous de 200 : 183,5 dans le Cher et 135 dans la Somme. D’autres indicateurs comme les capacités en réanimation, pourraient aussi être aussi pris en compte par les autorités.

Une analyse affinée au cas par cas ?

« Les taux d’incidence restent très élevés mais ils sont en baisse. J’ai échangé ce matin avec le préfet, qui m’a confirmé que le Cher ne sera a priori pas confirmé par le passage au couvre-feu avancé », indique au Parisien le député François Cormier-Bouligeon, qui appelle à « respecter les consignes du prudence pour le réveillon du Nouvel An ». Les niveaux élevés atteints chez les personnes âgées pourraient aussi s’expliquer en partie par la découverte de « clusters » dans des Ehpad.

Couvre-feu à 18 heures : pourquoi la carte des départements pourrait changer d’ici samedi

La Côte d’Or, où le taux d’incidence est de 183,5 en population générale et serait de 194 chez les plus de 65 ans, apparaît aussi tout proche du seuil fatidique. Mercredi, le maire de la préfecture dijonnaise, François Rebsamen, se réjouissait d’avoir eu l’oreille attentive du ministre Olivier Véran : « J’ai échangé longuement avec lui avant le conseil de défense, expliquait-il au Parisien. Je lui ai dit que s’il me demandait mon avis, je sentais un vrai ras-le-bol à Dijon et je lui ai suggéré d’attendre avant d’agir. » Un coup de fil décisif dans la décision d’écarter la Côte d’Or de la liste des couvre-feux avancés? « Ce serait prétentieux de ma part d’affirmer cela, rétorque l’ancien ministre socialiste. Mais je pense quand même que s’il ne m’avait pas appelé, toute la région Bourgogne Franche-Comté aurait été concernée. »

À l’inverse, d’autres territoires qui figurent dans la liste des 20 départements pourraient théoriquement en sortir. En Ardèche, par exemple, le taux d’incidence est de 152 en population générale, de 177 chez les 60 ans et plus, et de 227 chez les 70 ans et plus. Ce dernier chiffre est même en baisse de 40 % par rapport à celui observé une semaine plus tôt.

Les limites de la méthode

Tout ceci amène à s’interroger sur les deux critères avancés par le gouvernement, d’autant que le nombre de nouveaux cas est à interpréter avec précautions ces jours-ci. D’un côté, le nombre de tests a explosé avant les fêtes de fin d’année. Ceci a mécaniquement entraîné une augmentation du nombre de personnes positives. En effet, beaucoup d’asymptomatiques ne seraient pas allés se faire tester sans l’approche des fêtes de Noël et la crainte de contaminer ses proches à cette occasion.

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D’un autre côté, le 25 décembre est inclus dans le calcul du taux d’incidence depuis deux jours. Or, comme de nombreux laboratoire et pharmacies étaient alors fermés, peu de personnes ont été testées positives ce jour-là. Ce qui, mécaniquement, a fait baisser le nombre de cas recensés sur la semaine. « On se donne quelques jours pour regarder comment la situation se stabilise », a d’ailleurs indiqué Gabriel Attal.

C’est pourtant ce 1er janvier que le gouvernement et/ou les autorités locales vont annoncer quels départements passent sous couvre-feu avancé à partir de 18 heures dès samedi. Certains n’ont pas attendu. En Meurthe-et-Moselle, par exemple, le préfet a confirmé dès ce mercredi que le territoire sera bien concerné. La liste pourrait ensuite encore évoluer, mais on ne sait pas à quel rythme.

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