Covid-19. À Lille, on travaille sur un vaccin en spray nasal – actu.fr

Covid-19. À Lille, on travaille sur un vaccin en spray nasal – actu.fr

L'Institut Pasteur de Lille planche sur un vaccin contre le Covid-19 sous forme de spray nasal.

L’Institut Pasteur de Lille planche sur un vaccin contre le Covid-19 sous forme de spray nasal. (©Adobe Stock/Illustration)

Et si on se faisait vacciner contre le Covid-19 par un simple « pschitt » dans le nez ? L’Institut Pasteur de Lille travaille sur un vaccin qui fonctionnerait par spray nasal au lieu d’une injection par aiguille. Le Pr Camille Locht nous a expliqué quels seraient les avantages de ce vaccin.

Un spray qui limiterait la diffusion du virus ?

Sur la base de recherches sur un vaccin nasal contre la coqueluche, l’Institut Pasteur travaille donc sur une façon similaire de se prémunir du Covid-19. « Pour l’heure, les vaccins qui vont arriver dans une semaine ou deux utilisent de l’ARN messager qui induit la création des anticorps contre le coronavirus s’il pénètre le corps », explique le Pr Locht. « La question à laquelle on réfléchit encore, c’est est-ce que même si les vaccins répondent bien au virus, ils empêchent sa diffusion et sa transmission ? »

Selon le chercheur, le vaccin par spray nasal pourrait répondre à cette question puisqu’il protégerait la « porte d’entrée » du virus, à savoir le nez. « Notre stratégie c’est de donner une administration nasale d’un vaccin pour induire localement une réponse avant que le virus ne rentre. Notre idée c’est d’empêcher l’entrée du virus pour permettre une vraie immunité de groupe. »

Un vaccin bon marché

Un tel vaccin présenterait par ailleurs d’autres avantages. « Il est extrêmement stable, pendant au moins 24 mois, même à température ambiante. Donc il n’y a pas besoin de le stocker à -80°C comme le vaccin Pfizer par exemple », soulève le Pr Locht. « Autre avantage, le spray nasal est extrêmement bon marché à produire, on peut l’estimer à moins de 10-20 euros la dose. Enfin, il n’induit pas de réaction secondaire locale (les irritations, rougeurs ou douleurs) qu’on peut avoir avec l’injection. »

Le spray nasal pourrait aussi mieux être accepté par les Français, parfois réticents à se faire vacciner. « Il y a une étude aux États-Unis sur un vaccin contre la grippe qui existe aussi en spray nasal. D’une part, il y avait la population qui avait reçu le vaccin par injection, d’autre part celle qui avait eu le spray. Les études ont montré que ceux qui avaient reçu le spray nasal était davantage prêts à recevoir le vaccin l’année suivante que ceux qui ont eu l’injection », note le Pr Locht.

Pour l’heure, les recherches sur ce vaccin se poursuivent. « On a fini les essais de phase 2. » Il faudra encore passer par une nouvelle phase d’essais qui devra montrer des résultats concluants pour convaincre les autorités réglementaires à le mettre sur le marché. Tout cela peut encore prendre plusieurs mois.

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