Covid-19 en Angleterre : un oeuf dur cristallise les passions avant le déconfinement – Sud Ouest

Covid-19 en Angleterre : un oeuf dur cristallise les passions avant le déconfinement – Sud Ouest

Le « scotch egg », un oeuf dur enveloppé dans de la chair à saucisse et de la chapelure constitue-t-il un « repas substantiel »? Cette question agite les Anglais, et conditionne leur éventuel retour au pub.

Avec la fin du confinement en Angleterre, un nouveau système entre en vigueur mercredi : les restrictions seront désormais imposées à l’échelle régionale, en fonction de l’incidence du virus, selon un système d’alerte à trois niveaux.

Dans les régions placées au niveau 2, qui concernent 32 millions de personnes, les pubs ne pourront servir de l’alcool qu’aux côtés d’un « repas substantiel ».

Mais la clientèle des pubs est plus habituée à boire des pintes de bière accompagnées d’un paquet de chips qu’avec un véritable dîner. Alors le « scotch egg » et autres snacks prisés des Anglais suffiront-ils à leur octroyer le droit de commander de l’alcool ?

Appelé à dissiper les inquiétudes, le ministre de l’Environnement, George Eustice, a déclaré lundi que les « scotch eggs » constituaient bien un repas s’ils étaient servis à table. Mais Michael Gove, ministre chargé de coordonner l’action du gouvernement a lui sembler reléguer mardi cette spécialité britannique au grade de simple entrée. 

Eviter les rassemblements de personnes alcoolisées

Downing Street, plus occupé à manoeuvrer d’ultimes négociations sur le Brexit et à gérer les dégâts économiques de la pandémie, a été prié de s’expliquer. « Nous avons été clairs », a déclaré avec lassitude le porte-parole officiel du Premier ministre Boris Johnson aux journalistes, quelques semaines à peine après avoir dû dissiper une confusion similaire autour de parts de pizzas et de chaussons salés. 

« Les snacks pris au bar ne comptent pas », a-t-il ajouté… sans se prononcer explicitement sur le mets en question.

Faute de clarté, les restaurateurs s’en remettent parfois aux consignes des autorités locales, comme le confie la patronne d’un pub du nord de l’Angleterre. Selon elle, la facture pour la nourriture doit dépasser le prix des boissons.

« Avec une pinte en moyenne à cinq livres (5,60 euros), les gens vont devoir manger beaucoup de scotch eggs », a-t-elle confié sous couvert d’anonymat.

Jamais auparavant le modeste « scotch egg » n’avait reçu autant d’attention. Mais derrière ce débat d’apparence superficielle se cache un véritable sujet pour le gouvernement qui tient à éviter les rassemblements de personnes alcoolisées afin de limiter les risques de transmission du virus qui a fait plus de 59.000 morts au Royaume-Uni. 

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