Covid-19 en Charente-Maritime : 12 000 personnes à vacciner en premier – Sud Ouest

Covid-19 en Charente-Maritime : 12 000 personnes à vacciner en premier – Sud Ouest

Les réunions de travail sur la vaccination contre le Covid-19 s’accélèrent depuis quelques jours autour d’Eric Morival, le directeur de la délégation charentaise-maritime de l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine. Certains principes de base sont ainsi déjà établis, pour une campagne qui devrait démarrer dès janvier 2021 – les autorisations européennes de mise sur le marché des premiers vaccins dits « à ARN messager » étant attendues pour la fin décembre.

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Éric Morival rassure, d’abord. Les vaccins seront disponibles en Charente-Maritime en même temps qu’ailleurs en France. Ce dont on pouvait douter… Puisque le département se distingue depuis le début de l’épidémie pour son taux de contamination bien plus bas qu’ailleurs en France et en Nouvelle-Aquitaine.

Le nombre de cas de Covid y est aujourd’hui de 21,5 pour 100 000 habitants, le taux de positivité de 2,2% ! Pour la France entière c’est 109/100 000 et 6,4%. Avec des départements où les chiffres stagnent, d’autres où ils repartent à la hausse… Alors qu’en Charente-Maritime, la tendance à la baisse se confirme. L’idée que le gouvernement pourrait décider de s’attaquer d’abord aux régions les plus touchées est-elle envisageable ? Le directeur départemental y coupe court :

« D’autres départements de Nouvelle-Aquitaine sont plus touchés que la Charente-Maritime et les dispositifs sont prévus au niveau des régions. Et puis, là où l’épidémie s’est moins développée, c’est aussi là où l’immunité de groupe s’est le moins développée, ce qui constitue une fragilité pour le département. »

Qui sera vacciné en premier ?

Sans surprise, les personnes âgées des Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) ainsi que le personnel de ces établissements. Mais pas tous les personnels ni même tous les soignants. La première vague de vaccination concernera uniquement les agents et salariés de plus de 65 ans ou « à risques » car présentant des facteurs de comorbidité (diabète, hypertension, fragilités respiratoires…). Ce qui représente un ensemble d’environ 12 000 personnes en Charente-Maritime indique l’ARS. 

La vaccination n’est pas obligatoire. Avant de vacciner une personne âgée, il faudra donc recueillir son consentement ou celui de la personne de confiance la représentant par un formulaire simple. Les médecins traitants ont l’habitude de visiter leurs patients régulièrement. Ils seront chargés de proposer, d’expliquer si besoin et d’inoculer le vaccin après en avoir reçu l’autorisation. Une perspective « bien accueillie par la médecine de ville », assure Eric Morival.

Les médecins coordinateurs, infirmiers des Ehpad et éventuellement infirmiers libéraux pourront être mis à contribution en Charente-Maritime. De même que certaines structures spécialisées comme le Centre municipal de vaccination de La Rochelle mais dans un deuxième temps. « Il peut avoir un rôle d’appui sur la durée. Mais la première phase de vaccination est très ciblée. »

Eric Morival, directeur de la délégation départementale de l'ARS de Nouvelle-Aquitaine présentant, il y a quelques jours, la courbe de l'épidémie en Charente-Maritime.
Eric Morival, directeur de la délégation départementale de l’ARS de Nouvelle-Aquitaine présentant, il y a quelques jours, la courbe de l’épidémie en Charente-Maritime.  © Crédit photo : A.B.

Côté logistique, le dispositif est en phase d’élaboration. Mais faire arriver le précieux vaccin jusqu’au patient va mettre à contribution les hôpitaux publics de La Rochelle et Saintes, les grossistes répartiteurs en médicaments dont c’est le métier et les officines de pharmacie. Celui de Pfizer se conserve sur le long terme à –70°. Le défi c’est donc de le distribuer et l’utiliser rapidement au sortir du réfrigérateur tout en garantissant le respect de la chaîne du froid. Mais cela ne présente a priori pas plus de difficultés en Charente-Maritime qu’ailleurs. 

En attendant, si la situation sanitaire rassure en Charente-Maritime, « elle reste fragile » à la veille des fêtes de fin d’année assure Eric Morival, qui appelle encore une fois chacun au strict « respect des gestes barrières, même lorsque la vaccination aura démarré ».

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