Covid-19 : il est « trop tôt » pour déconfiner, estime lépidémiologiste Dominique Costagliola – Actu Orange

Covid-19 : il est « trop tôt » pour déconfiner, estime lépidémiologiste Dominique Costagliola – Actu Orange

Orange avec Media Services, publié le jeudi 10 décembre 2020 à 12h36

La situation sanitaire actuelle « n’est pas satisfaisante », estime jeudi matin sur franceinfo l’épidémiologiste tout juste récompensée du Grand prix de l’Inserm, expliquant « qu’à ce niveau de nombre de diagnostics, ce n’est pas possible de faire le traçage et l’isolement de façon efficace. »

Avec plus de 14.000 cas de contamination par le Covid-19 enregistrés mercredi, l’objectif des 5.000 cas quotidiens le 15 décembre fixé par Emmanuel Macron pour déconfiner s’éloigne. Alors que le Premier ministre Jean Castex doit trancher ce jeudi 10 décembre si le déconfinement aura lieu comme prévu, l’épidémiologiste Dominique Costagliola assure de son côté qu' »il est trop tôt » pour lever les restrictions. 

Cette spécialiste, directrice de recherche à l’Inserm et adjointe de l’Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique tout juste récompensée par le Grand prix de l’Inserm, estime que continuer le confinement tel qu’il est actuellement « serait la solution la plus raisonnable pour contrôler de la situation sanitaire ».

« Ce qu’on voit depuis le milieu du mois de novembre, c’est finalement une stagnation de la situation. Cette situation n’est pas satisfaisante parce qu’à ce niveau de nombre de diagnostics, ce n’est pas possible de faire le traçage et l’isolement de façon efficace. Donc, il faut réellement réussir à diminuer la circulation du virus pour arriver à faire ça. Et du coup, je pense que c’est trop tôt finalement pour lever encore des mesures », explique-t-elle sur franceinfo jeudi matin. 

Lors de sa dernière conférence de presse, le chef du gouvernement préconisait de n’être pas plus de six à table pour les fêtes. Mme Costagliola souligne néanmoins qu’on « n’a pas les moyens d’être totalement coercitifs », et appelle ainsi les Français à la prudence. Elle estime par ailleurs que se faire tester avant est une « fausse réassurance parce qu’on peut se contaminer le lendemain ». Elle préconise ainsi d’essayer d’avoir un minimum de contacts dans les sept jours avant les réunions de famille pour garantir une réunion de famille qui ne soit pas trop à risque. »
 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You have successfully subscribed to the newsletter

There was an error while trying to send your request. Please try again.

web-breaking-news will use the information you provide on this form to be in touch with you and to provide updates and marketing.