Covid-19 – Ils éviteraient des confinements en attendant une large vaccination: des tests à faire à la maison – LIndépendant

Covid-19 – Ils éviteraient des confinements en attendant une large vaccination: des tests à faire à la maison – LIndépendant

La France va-t-elle se lancer « d’ici quelques semaines » dans les auto-tests? C’est du moins ce que propose le Conseil scientifique qui invite à la réflexion sur le sujet dès que « les évolutions technologiques » seront disponibles. Un changement radical qui pourrait éviter les confinements en attendant que la population soit suffisamment vaccinée.

Dans son avis du 12 janvier publié ces jours-ci, le Conseil scientifique ouvre la voie aux auto-tests voire aux tests salivaires pour « augmenter la pratique des tests » et donc « l’auto-isolement en cas de positivité ».

Certes, ce n’est que du bout des lèvres et avec prudence que le Conseil scientifique se lance sur le sujet mais, en France, cela serait une révolution tant les freins semblent nombreux au développement des tests rapides, ceux qui donnent un résultat en 15 minutes.

De l’autre côté de l’Atlantique, Michael Mina, professeur à Harvard, épidémiologiste et immunologiste, milite depuis de longs mois pour que les politiques de santé publique prennent en compte ces tests rapides faits à la maison. « Pas de confinement, pas d’attente des vaccins » et « une inversion des courbes de contamination en quelques semaines », promet celui qui avait, fin août, publié une étude de référence sur les tests antigéniques.

Pour Michael Mina, les tests antigéniques sont la solution pour isoler les personnes contagieuses alors que les tests PCR « ne sont pas le bon outil de santé publique pour trouver des personnes infectieuses ».

De quoi enfin changer la donne?

En France, alors que le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait prédit courant octobre que les tests antigéniques « allaient changer la donne », il n’en a rien été, ces tests rapides ayant été limités aux personnes présentant des symptômes. Ils ont, de plus, été trop peu utilisés comme « passeport » d’entrée dans des lieux clos comme les entreprises, les universités ou les salles de spectable etc… Or, selon plusieurs études, seuls 23,5% des malades du covid-19 développent des symptômes d’où l’hérésie de limiter l’utilisation de tests rapides et peu coûteux (5 euros) aux symptomatiques.

Autant dire que l’avis du Conseil scientifique pourrait, cette fois-ci, bien changer la donne. Il évoque ainsi « des évolutions technologiques probables dans les semaines à venir », « notamment, la mise au point de tests antigéniques réalisables sur un prélèvement salivaire ou par auto-prélèvement nasale et pharyngé ». Ces tests doivent « permettre d’augmenter encore la pratique des tests et les mesures d’auto-isolement en cas de positivité. Il en est de même de l’utilisation des tests sanguins rapides. »

Testés plus souvent, les Français sauraient s’ils doivent s’isoler ou non. Pour cela, le Conseil scientifique, comme il l’a indiqué à plusieurs reprises, rappelle que « la pratique des tests doit être accompagnée d’une politique d’aide à l’isolement immédiat tant pour les cas que pour les contacts, conditions nécessaires à l’efficacité de cette stratégie. » Politique d’isolement sur laquelle les autorités sanitaires butent toujours en France.

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