Covid-19 – Le molnupiravir, ce médicament qui stoppe la propagation du coronavirus en 24 heures – LIndépendant

Covid-19 – Le molnupiravir, ce médicament qui stoppe la propagation du coronavirus en 24 heures – LIndépendant

Alors que le monde entier attend les vaccins, un nouvel espoir apparaît dans la lutte contre le Covid-19 sous la forme d’un médicament expérimental, le molnupiravir. Administré par voie orale, il bloquerait la transmission du virus en 24 à 36h. De quoi assommer la pandémie?

Si le vaccin représente l’espoir le plus concret dans la lutte contre le coronavirus, une Université de Géorgie (Etats-Unis) a annoncé, ce jeudi 3 décembre, avoir avancé sur la mise au point d’un médicament administré par voie orale ou intraveineuse.

Dans un article publié sur la revue en ligne Nature, des chercheurs de l’Université Emory indiquent que l’antiviral MK-2282 / EIDD-2081 (molnupiravir de son nom commercial) serait une avancée majeure puisqu’il supprime la transmission de la maladie en moins de 24 heures.

« Il s’agit de la première démonstration d’un médicament disponible par voie orale capable de bloquer rapidement la transmission du SRAS-CoV-2, dont les règles du jeu pourraient être inversées », expliquent les chercheurs dans leurs conclusions.

Les patients atteints de Covid-19 pourraient devenir non infectieux dans les 24 à 36 h

Jusqu’ici, le médicament a été « testé sur les furets qui transmettent le virus efficacement avec des signes cliniques minimes qui ressemble à la propagation dans la population humaine jeune-adulte ».

Les chercheurs avouent que « l’efficacité antivirale » du molnupiravir « chez l’homme est encore inconnue ». Toutefois, ils indiquent que « si les données de la transmission du SRAS-CoV-2 sur le furet sont prédictives de l’effet chez l’homme, les patients atteints de Covid-19 pourraient devenir non infectieux dans les 24 à 36 h suivant le début du traitement oral ».

Pris tôt après l’infection, le molnupiravir aurait trois avantages: « atténuer le risque de progression vers une maladie grave et accélérer la guérison, éviter les isolements et les confinements et, enfin, bloquer très rapidement les clusters ». Bref, un sérieux atout pour mettre fin à l’épidémie.

Les tests chez l’homme ont déjà débuté et seraient actuellement en phase II. Aucune étude n’a encore été publiée sur ces premiers tests.

L’étude diffusée ce jeudi va être décortiquée par le monde scientifique avant d’être publiée. Une sortie de ce médicament expérimental n’est pas encore programmée.

D’ici-là, Ridgeback Biotherapeutics et Merck, les laboratoires associés au projet, devront lever les doutes nés de précédentes versions du molnupiravir qui auraient eu des propriétés mutagènes produisant des malformations congénitales.

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