Covid-19 : le syndicat des médecins réanimateurs alerte sur le déficit durable de lits de réanimation – Le Monde

Covid-19 : le syndicat des médecins réanimateurs alerte sur le déficit durable de lits de réanimation – Le Monde
Service de réanimation de l’hôpital Bichat, à Paris (18e), le 10 novembre 2020.

Pas un seul lit de réanimation « pérenne » de plus, ou presque, n’a été créé durant la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19. C’est le constat sévère dressé par le Syndicat des médecins réanimateurs, qui doit être rendu public mercredi 18 novembre. D’après une enquête compilant les remontées au 1er novembre de 114 services de réanimation du territoire – soit plus d’un tiers de ces services –, la montée en puissance intervenue ces derniers mois repose, de la même manière qu’en mars, uniquement sur des réanimations « éphémères ». C’est-à-dire sur la transformation de lits de surveillance continue ou de soins intensifs, grâce à un renfort de personnels.

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« La deuxième vague reculant, nous allons commencer à refermer ces lits, et si une troisième vague arrive, on se retrouvera encore dans la même situation », alerte Djillali Annane, président du Syndicat des médecins réanimateurs. Le sujet est d’autant plus important que la saturation des réanimations a déterminé les deux confinements successifs décrétés depuis mars, souligne-t-il.

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Discours gouvernemental contredit

Dix mois après la déferlante du nouveau coronavirus sur le pays, et alors que la deuxième vague pourrait avoir atteint son pic épidémique, avec un nombre de patients « Covid » en réanimation stabilisé en dessous de 5 000 ces derniers jours, ces médecins, en première ligne dans la crise sanitaire, tiennent à rétablir « la réalité de l’augmentation des capacités de réanimation ». Et contredisent, en creux, le discours gouvernemental d’une meilleure préparation de l’hôpital pour ce rebond épidémique, avec le passage à 5 800 lits « durables » en réanimation, contre 5 000 jusque-là.

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La quasi-totalité des services de réanimation qui ont répondu à l’enquête ne rapporte ainsi aucune création de lits supplémentaires dits « pérennes », entre le 1er janvier et le 1er novembre. Le terme désigne des lits armés de matériel dans un environnement de réanimation, soit une chambre de 20 mètres carrés minimum, mais surtout pour lesquels des personnels permanents ont été affectés. A peine un ou deux lits au total auraient vocation à perdurer, rapporte-t-on dans les 114 services répondants (des CHU pour les trois quarts, des centres hospitaliers pour le quart restant), qui offrent, en temps normal, près de 1 600 lits, et ont atteint 2 220 lits au 1er novembre.

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Pouvait-on faire autrement, dans l’urgence de l’entre-deux vagues ? Une autre option est sur la table, défendent les réanimateurs, qui ont peu goûté les propos du premier ministre, Jean Castex, le 12 novembre, évoquant ces soignants qui « ne nous demandent pas d’augmenter le nombre de lits de réanimation », mais « surtout de tout mettre en œuvre pour éviter que les malades arrivent à l’hôpital ».

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