Covid-19 : les formes graves ne seraient pas forcément associées à des symptômes persistants – La Provence

Covid-19 : les formes graves ne seraient pas forcément associées à des symptômes persistants – La Provence

(ETX Studio) – Près d’un an après les premiers cas de Covid-19, il demeure compliqué, voire impossible, de prédire quels patients développeront des symptômes persistants en se basant sur le degré de gravité de l’infection. Une nouvelle étude conduite par des chercheurs irlandais révèle que la sévérité initiale de la maladie ne serait pas systématiquement associée à des complications respiratoires dans le futur.

Les différentes formes de Covid-19 peuvent-elles avoir un impact sur de potentiels symptômes à long terme, notamment sur la fonction pulmonaire ? C’est la question à laquelle ont tenté de répondre des chercheurs européens, qui ont basé leurs recherches sur 153 patients suivis pendant une période moyenne de 75 jours après avoir été diagnostiqués positifs au virus. L’objectif étant de déterminer si des problèmes respiratoires, une fatigue anormale, ou une mauvaise santé générale étaient associés à la gravité initiale de la maladie.

Pour les besoins de l’étude, les chercheurs ont évalué la gravité initiale de la maladie en fonction de trois groupes : un premier ne nécessitant pas d’admission, un deuxième nécessitant une hospitalisation, et un troisième nécessitant une admission en unité de soins intensifs. Près de la moitié de l’échantillon, à savoir 74 patients, a dû être hospitalisée en raison d’une infection aiguë. Une batterie d’examens, dont des radiographies thoraciques et des analyses sanguines, mais également des tests d’effort et des questionnaires ont été soumis aux patients pour déterminer d’éventuels symptômes persistants. 

Publiés dans le journal Annals of the American Thoracic Society, ces travaux révèlent que la Covid-19 n’est pas une cause significative de fibrose; des cicatrices pulmonaires n’ayant été observées que sur les examens de 4% des participants à l’étude après une première détection d’anomalies dans un groupe plus large.

« Nous avons été surpris par nos résultats. Nous nous attendions à un plus grand nombre de radiographies pulmonaires anormales. Nous nous attendions également à ce que les mesures de l’état de santé et des examens anormaux soient liés à la gravité de l’infection initiale, ce qui n’était pas le cas », analyse le Dr Liam Townsend, du département des maladies infectieuses de l’hôpital St. James à Dublin.

Quel que soit le degré de gravité initial observé, plus de six patients sur dix (62%) ont estimé qu’ils n’avaient pas retrouvé la santé durant l’étude, et 47% subissaient toujours une fatigue persistante. « Ces résultats ont des implications en matière de soins cliniques, car ils démontrent l’importance du suivi de tous les patients ayant été diagnostiqués positifs à la Covid-19, indépendamment de la gravité de l’infection initiale. Il n’est pas possible de prédire qui présentera des symptômes persistants », souligne le principal auteur de l’étude.

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