Covid-19 : les médecins craignent lhiver et demandent une accélération de la vaccination – ladepeche.fr

Covid-19 : les médecins craignent lhiver et demandent une accélération de la vaccination – ladepeche.fr

l’essentiel
Dans ses vœux aux Français jeudi soir, Emmanuel Macron a évoqué le printemps comme horizon de sortie de crise. Mais l’hiver inquiète les professionnels de santé. 

Sur le front de la vaccination, faut-il accélérer le rythme ? La question ne cesse d’agiter le débat public depuis le début de la semaine, notamment sur le plan politique, où l’opposition exerce une pression de tous les instants sur le gouvernement. Jeudi 31 décembre au soir, lors de ses vœux aux Français, Emmanuel Macron a tenté d’apaiser les choses en s’érigeant contre toute « lenteur injustifiée », tout en assurant, d’un autre côté, qu’il ne laissera « personne jouer avec la sûreté et les bonnes conditions dans lesquelles la vaccination doit se faire. » Le chef de l’Etat a ainsi donné rendez-vous « au printemps », reconnaissant que « les premiers mois de l’année seront difficiles ».

Le Conseil scientifique ne dit pas autre chose, lui qui dit craindre un probable rebond « incontrôlé » de la maladie dans les prochaines semaines, à la sortie des fêtes. Le nombre de contaminations se situait jeudi aux alentours de 20 000 en 24 heures, selon Santé Publique France, qui craint également « une possible flambée épidémique dans les semaines à venir », notant une circulation toujours « élevée » du virus.

Dans ce contexte, et dans le sillage de l’Académie de médecine, de plus en plus de professionnels de santé réclament une accélération du mouvement de vaccination. « Il faut vacciner le plus vite possible […] il ne faut pas se focaliser sur les gens qui refusent la vaccination », a ainsi réagi l’épidémiologiste Catherine Hill, hier sur LCI.

A lire aussi :
Vaccination contre le Covid-19 : l’Académie de médecine dénonce un démarrage « très lent »

 

Le vaccin pour tous, tout de suite ?

Le chef du service de réanimation de l’hôpital Raymond Poincaré à Garches (Hauts-de-Seine), le professeur Djillali Annane, est allé plus loin, en affirmant sur Radio France que tous les Français « volontaires » pour se faire vacciner « doivent pouvoir y accéder sans attendre trois, voire quatre mois ». Le médecin s’est inquiété du fait que « tous les ingrédients (sont) réunis » pour que les « prochaines semaines ressemblent à mars » 2020, ce qui « serait vraiment catastrophique ».

Contacté par nos soins, le professeur Jean-Louis Montastruc, directeur du centre de pharmacovigilance du CHU de Toulouse estime, lui, que le vaccin peut « casser la courbe » du nombre de morts du Covid. « J’ai conscience que cette campagne de vaccination pose nombre de questions, reconnait-il. Mais n’importe quel médecin s’accorderait à dire que plus on s’y prendra tôt, mieux ce sera. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You have successfully subscribed to the newsletter

There was an error while trying to send your request. Please try again.

web-breaking-news will use the information you provide on this form to be in touch with you and to provide updates and marketing.