Covid-19 : pourquoi le nombre de contaminations stagne depuis plusieurs jours ? – ladepeche.fr

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l’essentiel
Alors que l’objectif des 5 000 nouveaux cas par jour avait été fixé pour le 15 décembre par Emmanuel Macron, celui-ci reste bloqué à environ 11 000 depuis fin novembre. Cela pourrait être dû à plusieurs choses.

Un pic à 86 852 cas le 8 novembre suivi une chute drastique pour atteindre la moyenne de 11 000 par jour en moyenne, et plus rien du tout. Depuis bientôt deux semaines, le nombre de nouvelles contaminations par jour n’évolue plus vraiment. Si des records à 3411 et 4005 nouveaux cas ont été établis les 8 et 1er décembre, ceux-ci ont été seulement sporadiques et le nombre moyen n’a presque pas évolué. Il est même reparti en légère hausse.

Une situation quelque peu inquiétante, dont le gouvernement a tenu compte en annonçant un durcissement du couvre-feu à partir du 15 décembre et en reportant la réouverture des lieux culturels lors de sa conférence de presse du 10 décembre. Mais qu’est-ce qui a bien pu expliquer ce ralentissement de la baisse de l’épidémie après une telle décrue ? Trois raisons sont invoquées.

  • L’arrivée du froid a favorisé l’épidémie

Jérôme Salomon mettait en garde dès le 7 décembre lors d’un point presse sur l’épidémie : « L’hiver est la saison idéale pour la propagation des virus à transmission respiratoire ». Et il est vrai que les températures ont commencé à baisser dans toute la France autour du 20 novembre. Le site Météo Covid analyse d’ailleurs les liens entre météo et évolution de l’épidémie.

« On a de bonnes raisons de penser que les facteurs climatiques jouent sur la dynamique épidémique, ne serait-ce que par la synchronicité des reprises épidémiques dans différents pays qui ont des politiques différentes de gestion du risque lorsque le thermomètre chute ou augmente », abonde Daniel Levy-Bruhl, responsable de l’unité infections respiratoires et vaccination de Santé publique France (SPF). Ce qui peut s’expliquer par le fait que le froid affaiblit nos défenses immunitaires.

  • Une augmentation des déplacements en cause…

Le ministre de la Santé Olivier Véran avait évoqué l’élargissement du périmètre ainsi que la durée des sorties autorisées à partir du 28 novembre pour justifier la stagnation du nombre de cas. Pourtant, comme l’a relevé le créateur du site CovidTracker Guillaume Rozier à Franceinfo à partir des données de Google sur le déplacement des Français, « à partir du 15, 16 novembre, [ils] ont commencé à davantage se déplacer. Ils sont moins restés confinés chez eux. »

  • … à mettre en lien avec un relâchement des comportements

Ce ne serait pas les assouplissements du 28 novembre en tant que tels qui auraient suscité ce ralentissement de la baisse de l’épidémie, mais plutôt l’effet qu’ils auraient eu sur les Français qui en seraient venus à penser qu’il n’était plus question du tout de confinement. Gilles Pialoux, responsable infectiologie à l’hôpital Tenon regrette au Parisien un relâchement avant l’heure : « On parle de confinement, mais quel confinement ? Il n’y a qu’à se balader dans les rues de Paris pour constater que la plupart des gens ne le respectent pas ».

En somme, des personnes qui se profiteraient du fait de pouvoir sortir à nouveau pour en retrouver d’autres, chez elles par exemple, plutôt que de juste se rendre dans les commerces ouverts ou en promenade à moins de 20 kilomètres du domicile. Un esprit de relâchement donc, qui serait à mettre en lien avec l’approche des fêtes également. Au fond, le couvre-feu qui entrera en vigueur ce mardi 15 décembre sera peut-être encore plus restrictif.

  • Les contaminations dans le milieu scolaire, à ne pas négliger

Le professeur Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à la Pitié-Salpêtrière, estimait mardi 8 décembre auprès de France Inter que les contaminations en milieu scolaire n’étaient pas à négliger. « Il y a toujours des contaminations en milieu scolaire, et après, ça se transmet dans les familles » constatait-il.

Peu de chances en revanche que les vacances scolaires ne règlent le problème de la stagnation, puisque celles-ci rimeront avec réunions de famille. Et ces moments sont particulièrement propices aux contaminations. Faut-il s’attendre à de nouveaux pics similaires à celui du 8 novembre ? Il en dépendra sûrement de l’attitude de chacun et du respect des gestes barrières.

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