Covid-19: quels sont les ingrédients qui entrent dans la composition du vaccin Pfizer-BioNTech? – BFMTV

Covid-19: quels sont les ingrédients qui entrent dans la composition du vaccin Pfizer-BioNTech? – BFMTV

Une dizaine d’éléments sont présents dans ce vaccin qui sera utilisé dès la fin du mois de décembre en France. BFMTV.com les décrypte pour vous.

Une « recette » pour sortir le monde de la pandémie. Alors que ce lundi, l’agence européenne des médicaments a approuvé « sous conditions » le vaccin mis au point par le duo Pfizer-BioNTech, le doute semble encore bien présent chez les Français. Selon un récent sondage Elabe pour BFMTV, 49% d’entre eux refuserait toujours de se faire vacciner contre le Covid-19 alors que les premiers sérums doivent être utilisés dès le 27 décembre prochain pour un million des patients les plus à risques dans le pays.

Alors, afin de rassurer du mieux possible la population quant à leurs produits, et afin de couper l’herbe des thèses conspirationnistes, Pfizer a publiquement diffusé la liste des composants de son produit, au nombre d’une dizaine.

La technologie ARN Messager

Comme nous le savons depuis maintenant plusieurs semaines, le vaccin mis au point par la firme américaine et le laboratoire allemand repose sur la technologie de l’ARN-Messager.

A l’inverse des sérums traditionnels qui mettent en confrontation l’organisme avec un virus affaibli, les vaccins à ARN messager aident le corps à produire une réplique de la protéine S du virus, qui lui permet de s’accrocher aux cellules humaines, afin de lui apprendre à générer une réponse immunitaire. C’est donc en toute logique que l’ingrédient révolutionnaire se trouve en première place de la liste fournie par Pfizer.

« L’intérêt de l’ARN messager est qu’il rentre dans les cellules. Et, une fois dans les cellules, l’antigène dans lequel va se faire la réaction vaccinale est synthétisé. C’est ce qu’il se passe quand un virus infecte la cellule. Ça veut dire que le type de réponse avec ce type de vaccin mime beaucoup le fait qu’il y ait une vraie infection avec la réponse des anticorps, d’une part, et la réponse des globules blanc – la réponse cellulaire – d’autre part », expliquait ce lundi le généticien Axel Khan, auprès de RMC.

En revanche, contrairement à ce que craignent les détracteurs de cette technologie innovante, l’ARN Messager n’est absolument pas en position d’influencer le patrimoine génétique d’un patient.

« Nous avons tous les éléments pour dire que cet ARN messager se dégrade rapidement, il faut d’ailleurs le conserver à -70 degrés, et qu’il n’a aucune capacité à entrer dans le noyau d’une cellule » , expliquait l’infectiologie Odile Launay auprès de BFMTV.

Matière grasse

Dans la liste d’ingrédients du vaccin Pfizer, arrivent ensuite des substances lipidiques aux noms barbares:

  • (4-hydroxybutyl)azanediyl)bis(hexane-6,1-diyl)bis(2-hexyldecanoate)
  • 2[(polyethylene-glycol)-2000]-N
  • N-ditetradecylacetamide
  • 1,2-Distearoyl-sn-glycero-3- phosphocholine
  • Cholestérol

Derrière ces noms à rallonge figurent en réalité l’enveloppe protectrice de l’ARN Messager, sous forme de lipides. Cette dernière ne peut en effet être introduite sans protection dans un organisme humain sous peine de destruction quasi-immédiate.

Comme le signale Sciences et Avenir, ces lipides, une forme de matière grasse, ne sont d’ailleurs pas choisies au hasard mais en fonction de leur charge électrique, afin d’équilibrer le mélange.

« Un liquide cationique sert à s’associer aux molécules d’ARN qui, elles, sont chargées négativement. Les deux charges vont s’accrocher ensemble afin d’équilibrer la préparation », explique auprès de cette même revue scientifique Bruno Pitard, directeur de recherche au CNRS.

Un autre de ces lipides permet également de produire des sortes de « cheveux » autour de la particule afin d’éloigner les autres particules.

Sels et sucre

Comme pour toute recette, un bon assaisonnement est nécessaire. Ainsi, quatre sels différents composent le vaccin: le chlorure de sodium, le chlorure de potassium, le phosphate monobasique de potassium et le phosphate dibasique de sodium dihydraté.

Ces sels sont présents afin de rendre le mélange isotonique, c’est à dire qu’une fois injecté, « il a la même tonicité qu’un environnement biologique. Sans eux, la solution pourrait faire éclater des cellules une fois injectée », précise encore Bruno Pitard.

Le saccharose (sucre) est, de son côté, utilisé comme moyen de conservation du vaccin. Enfin, une dose d’eau est également présente afin de faciliter l’injection du sérum.

En revanche, à l’inverse de plusieurs vaccins actuellement sur le marché, le produit de Pfizer ne comprend pas d’adjuvant, tel que le sel d’aluminium, qui la plupart du temps a pour rôle de favoriser la réponse immunitaire de notre corps.

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