Covid 19 : une lente décrue dans les Pyrénées-Atlantiques – Sud Ouest

Covid 19 : une lente décrue dans les Pyrénées-Atlantiques – Sud Ouest

Ce mardi après-midi, Maritxu Blanzaco, directrice territoriale de l’agence régionale de santé, a dressé un état des lieux de la situation sanitaire. Le taux d’incidence est de 125,2, et le taux de positivité est de 10 %.

283 patients sont hospitalisés, 180 en Béarn, 83 au Pays basque.

« Le nombre de cas atteints du Covid décroît, constate Maritxu Blanzaco. Les indicateurs baissent, mais cette diminution marque le pas depuis quelques jours. Il s’agit d’une lente décrue, comme si l’on avait atteint un plancher. Le nombre d’hospitalisation demeure important, avec de fortes disparités entre Pau et Bayonne. C’est quasiment du simple au double : au centre hospitalier de Pau, on totalise 70 personnes, à Bayonne, une trentaine. Au total, dans le département, il y a 16 personnes en réanimation, 11 à Pau, 5 à Bayonne. Les clusters sont également en baisse, une trentaine au total, dont 13 dans les Ehpad ».

Le département continue à être celui où il y a le plus de dépistages de la région Nouvelle-Aquitaine, 1251 pour 100 000 habitants. ‘Il n’y a aucun problème de saturation en Béarn et en Pays basque, que ce soit pour faire les tests PCR ou antigéniques », souligne Maritxu Blanzaco.

Les décès étaient en forte hausse il y a deux semaines, et la progression est moindre aujourd’hui. « Il n’y a pas de surmortalité, explique la directrice de l’ARS. Cela concerne essentiellement des personnes très âgées en situation de comorbidité dans les Ehpad ».

Médecins sentinelles

Comme partout dans la région, l’ARS 64 a présenté le dispositif « MedVigie », la nouvelle plateforme de surveillance épidémiologique en Nouvelle-Aquitaine pour mieux anticiper l’impact de l’épidémie dans la région.

Le docteur Kamel Hamtat, représentant de l’URPS (union régionale des professionnels de santé), en détaille l’esprit : « L’objectif est de dépister le plus en amont des vagues de pathologie. Nous sommes des médecins libéraux, on peut bouger plus vite grâce à notre réseau de proximité. On peut ainsi renseigner facilement notre base de données. Nous jouons le rôle de médecins sentinelles ».

Dans le département, plus d’une dizaine de médecins sont déjà volontaires pour ce nouveau dispositif « MedVigie ». « Notre rôle est de convaincre d’autres confrères de nous rejoindre », ajoute le docteur Hamtat.

Santé mentale

Cet échange a permis aussi de faire un point sur les effets du Covid sur la santé mentale. Le premier confinement n’a pas entraîné de hausse des hospitalisations, les professionnels ont plutôt même observé une tendance inverse. En revanche, ce nouveau confinement semble faire plus de dégâts psychiques. « C’est un schéma radicalement différent, avec un flux de patients constants qui développent tristesse, anxiété et mal être. L’absence de perspectives est plus dure à supporter, il y a plus d’hospitalisations que pendant le premier confinement », préviennent les responsables du poste d’urgence médico-psychologique (PUMP). Les jeunes sont notamment touchés par ces difficultés.

L’ARS en profite pour rappeler les deux numéros à appeler pour joindre les PUMP en cas de détresse, à Pau (05.59.80.95.69) et à Bayonne (05.59.44.41.30).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You have successfully subscribed to the newsletter

There was an error while trying to send your request. Please try again.

web-breaking-news will use the information you provide on this form to be in touch with you and to provide updates and marketing.