Covid-19 : une réponse immunitaire qui persiste au moins huit mois après les premiers symptômes – Le Monde

Covid-19 : une réponse immunitaire qui persiste au moins huit mois après les premiers symptômes – Le Monde
Préparation d’une dose de vaccin, à Mexico, au Mexique, le 24 décembre 2020. Préparation d’une dose de vaccin, à Mexico, au Mexique, le 24 décembre 2020.

Déjouant toute certitude, le virus SARS-CoV-2 pose une série de questions cruciales. De leurs réponses surgiront peut-être les clés du succès vaccinal. Après une première infection, quelle est la durée de l’immunité acquise ? Sur quels types de réactions immunes repose cette protection ? Deux énigmes pour les chercheurs.

Une étude australienne, publiée mardi 22 décembre dans la revue Science Immunology, offre un nouvel éclairage. Elle montre, chez 25 patients atteints du Covid-19 à des degrés variables puis convalescents, la présence d’une immunité durable – au moins huit mois – qui mobilise des cellules B « mémoires », c’est-à-dire spécialisées contre ce virus.

Ce résultat s’ajoute à ceux de quatre autres publications, qui toutes parviennent à une conclusion analogue. « Après une infection naturelle, ce virus peut déclencher la production de cellules mémoires spécifiques qui persistent un certain temps dans l’organisme. Cela laisse espérer que la vaccination saura mobiliser ces mêmes cellules d’une manière au moins aussi efficace », estime Simon Fillatreau, professeur d’immunologie à l’Institut Necker – Enfants malades (AP-HP, Inserm, CNRS, Université de Paris).

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Quand un virus (ou une bactérie) nous infecte pour la première fois, une première ligne de défense monte au front : c’est l’immunité innée. Cette parade recrute des cellules (monocytes, macrophages…) capables de détruire, au moyen d’armes non spécifiques, tout agent infectieux. Lorsqu’elle s’emballe, cette immunité innée provoque une inflammation incontrôlée, responsable de nombreuses formes sévères du Covid-19. D’où l’efficacité partielle, pour prévenir ou atténuer ces formes graves, des médicaments anti-inflammatoires comme les corticoïdes.

Après l’immunité innée, une deuxième ligne défensive entre en scène : c’est l’immunité adaptative, spécialisée contre tel ou tel intrus. Elle fait appel à deux unités d’élite. La première est celle des lymphocytes B, les cellules qui produisent les fameux anticorps. Ces petites molécules sont conçues pour reconnaître spécifiquement des fragments de l’agent pathogène, ou « antigènes » (protéines, sucres, graisses), afin de le neutraliser. La seconde unité d’élite rassemble les lymphocytes T. Certains, nommés « CD4 », iront épauler les cellules B : ils les stimuleront pour qu’elles produisent davantage d’anticorps. Les autres, nommées « CD8 », iront directement éliminer les cellules infectées.

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