Covid-19. Vers un rebond de lépidémie ? Comment le CHU de Toulouse envisage les semaines à venir – actu.fr

Covid-19. Vers un rebond de lépidémie ? Comment le CHU de Toulouse envisage les semaines à venir – actu.fr

La dynamique de circulation du virus va-t-elle augmenter dans les semaines à venir. Cela dépend avant tout des comportements de chacun.

La dynamique de circulation du virus va-t-elle augmenter dans les semaines à venir. Cela dépend avant tout des comportements de chacun. (©Actu Toulouse / Frédéric Scheiber)

Alors que le CHU de Toulouse observe une décrue du nombre d’hospitalisations liées au Covid-19, et que les taux d’incidence et de positivité sont plus bas que la moyenne nationale dans la Ville rose, à quoi s’attendre dans les prochaines semaines ? 

Pour rappel, vendredi 18 décembre 2020, 89 patients souffrant du Covid-19 étaient hospitalisés au CHU de Toulouse. Parmi eux, 21 se trouvaient en réanimation et 13 en soins continus et en soins intensifs.

Au pic de la deuxième vague, le 11 novembre dernier, plus de 200 hospitalisations avaient été recensées sur une même journée. 

Vers un rebond de la circulation du virus ?

Chloé Diméglio est biostatisticienne et docteur en mathématiques appliquées au laboratoire de virologie du CHU de Toulouse. Depuis le début de la crise sanitaire, ses travaux visent à modéliser l’évolution de l’épidémie de Covid-19

« On a modélisé le relâchement du confinement selon les trois points qui avaient été décidés par le gouvernement, avec le premier relâchement qui est intervenu le 28 novembre, le second qui est intervenu au 15 décembre et celui à venir qui est programmé pour le 20 janvier », expose-t-elle. 

Alors que le taux de positivité est passé de 15% (avant le début du deuxième confinement) à 5% à ce jour (ce qui place Toulouse parmi les métropoles où la circulation du virus est moins forte), le déconfinement progressif et les fêtes de fin d’années vont elles inévitablement entraîner un regain de diffusion du virus à Toulouse ? 

« La dynamique va être à la hausse »

« On observe que la décroissance (du taux de positivité, ndlr)  s’est atténuée depuis le relâchement du 28 novembre et ce relâchement va se poursuivre. La dynamique va donc être à la hausse, pour atteindre, selon le modèle, un taux de testés positifs de 10% début février, et à un taux de 15% sans autre mesure prise, à début mars« , souligne la biostatisticienne. 

Le relâchement susceptible d’intervenir au moment des repas de Noël a-t-il été pris en compte ?  » J’ai choisi de considérer qu’on était dans une version optimiste des choses », explique-t-elle. La réalité pourrait donc être pire que les modèles prévisionnels en cas de relâchement de la population et de non-respect des gestes barrières. 

Quel impact aura l’arrivée des vaccins ? 

Quoi qu’il en soit, selon ces modèles mathématiques, à la faveur des mesures de relâchement et des rassemblements familiaux, la diffusion du virus va donc inévitablement augmenter dans les semaines à venir. Dès lors, comment contrôler ce possible rebond épidémique

Alors que l’arrivée des vaccins est prévue prochainement, la biostatisticienne du CHU de Toulouse a tenté de quantifier et de modéliser l’impact de l’arrivée de ces vaccins sur la dynamique de circulation du virus. 

« Avec les modèles, on évalue qu’en vaccinant environ 9% de la population de l’aire urbaine toulousaine sur les trois premiers mois, on arrive à stabiliser la dynamique de circulation du virus à 10% (de testés positifs, ndlr). Et comme les recommandations de vaccination visent en premier lieu les personnes à risque, cela va drastiquement réduire le taux d’hospitalisations et le taux d’admission en réanimation », indique Chloé Diméglio. 

Double mesage 

« Le message véhiculé par les modèle est double : il faut absolument respecter les mesures barrières, la distanciation, le port du masque, pour contenir un maximum possible la diffusion du virus pendant les périodes des fêtes. Plus on va se comporter de façon peu raisonnable, plus le virus va circuler sur Toulouse. Regardez ce qui s’est passé aux Etats-Unis après Thanksgiving… « , reprend Chloé Diméglio, qui ajoute : 

« On comprend que c’est difficile, mais c’est ce qui va nous permettre de contrôler la diffusion du virus. Le deuxième message, c’est qu‘il faudra se faire vacciner, parce que c’est ce qui va nous permettre, et de nous protéger nous, et de protéger les autres. Avec un taux d’adhésion à la vaccination conséquent, on arrivera à contenir la diffusion du virus par la suite », estime-t-elle. 

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