Covid : bientôt un vaccin nasal ? – allodocteurs

Covid : bientôt un vaccin nasal ? – allodocteurs

Se faire vacciner… par le nez ! C’est la piste sur laquelle travaille l’Institut Pasteur de Lille, qui souhaite mettre au point un vaccin anti covid nasal, rapporte le 15 décembre La Voix du Nord.

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Vaccin vivant atténué

Cette technique n’est pas nouvelle : des vaccins nasaux existent déjà pour la grippe et une équipe de l’Institut Pasteur de Lille travaille en ce moment sur un vaccin nasal contre la coqueluche. C’est cette même équipe, pilotée par le professeur Camille Locht, qui s’attelle aujourd’hui à mettre au point un vaccin nasal contre le coronavirus.

Le principe est d’appliquer dans le nez un spray de vaccin vivant atténué : une sorte de virus inoffensif, qui déclenche une réponse du système immunitaire sans déclencher la maladie.

Ce type de vaccin nasal a déjà montré « sa sécurité et son efficacité contre l’infection par le germe de la coqueluche » explique à la Voix du Nord Xavier Nassif, directeur général de l’Institut Pasteur de Lille.

Immunité « mucosale » dans le nez

L’objectif est d’obtenir « une immunité locale au siège de la porte d’entrée du virus, c’est-à-dire le nasopharynx » précise-t-il par ailleurs.

C’est ce que les scientifiques appellent une immunité mucosale : des anticorps sont fabriqués directement au niveau des muqueuses nasales. Ils pourront donc bloquer le virus dès qu’il entrera dans l’organisme par les voies respiratoires et empêcher qu’il s’y multiplie.

Un type d’immunité dont l’existence n’a pour l’heure pas été prouvée pour les vaccins injectables qui entraînent la production d’anticorps sanguins. Ceux-ci ne sont pas forcément suffisants pour protéger contre l’infection au niveau du nez, même s’ils protègent contre les symptômes de la maladie et les formes graves.

Un vaccin stable à +4°C

Autre intérêt de ce vaccin nasal : son faible coût de production et sa stabilité à +4°C. Un avantage incontestable par rapport aux vaccins de Moderna ou de Pfizer qui utilisent la technique de l’ARN messager, molécule assez fragile qui nécessite une conservation à des températures très basses, de l’ordre de -70°C.

Mais il faudra patienter pour y avoir accès : le vaccin nasal n’est pas encore prêt et ne le sera probablement que courant 2021.

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