Covid France : 10 départements dans le rouge, derniers chiffres – Le Journal des Femmes

Covid France : 10 départements dans le rouge, derniers chiffres – Le Journal des Femmes

CORONAVIRUS DIRECT – L’épidémie a touchée 25 379 nouveaux cas et fait 283 décès au cours de ces dernières 24h. Dix départements dépassent la cote d’alerte, Jean Castex pourrait prendre des mesures locales jeudi soir pour freiner le virus. Autorisation du vaccin Moderna, derniers chiffres et actus.

[Mise à jour le mercredi 6 janvier à 19h48] L’épidémie de coronavirus ne faiblit pas en France. « La situation reste préoccupante » a indiqué le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal mercredi à l’issue du premier conseil des ministres de 2021. Mercredi 6 janvier, 25 379 nouvelles contaminations ont été confirmées au cours des dernières 24 heures et 283 nouveaux décès sont déplorés à l’hôpital. Actuellement, 24 741 personnes sont hospitalisées dont 2 616 en réanimation. Dans ce contexte, le gouvernement pourrait annoncer jeudi à 18 heures de nouvelles mesures locales dans les territoires les plus touchés, soit ceux qui ont un taux d’incidence d’au moins 250 cas pour 100 000 habitants. Selon CovidTracker, outil de suivi de l’épidémie, 10 départements dépassent cette cote d’alerte, à ce jour. La piste d’un reconfinement est évoquée. « Il est trop tôt pour recommander un confinement général. On saura dans 8 à 10 jours lorsque l’on aura des indicateurs sur les retombées du réveillon du Nouvel An », indique le Pr Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à la Pitié-Salpétrière mercredi 6 janvier sur BFMTV. Alors que la campagne de vaccination anti-Covid a débuté le 27 décembre, deux nouvelles variantes du virus venues du Royaume-Uni inquiètent particulièrement les autorités sanitaires. Une dizaines de cas du variant britannique ont été recensés en France. Le gouvernement prévoit d’accélérer la campagne de vaccination avec l’ouverture de « 500 à 600 centres de vaccination en ville d’ici fin janvier« , a annoncé Olivier Véran mardi 5 janvier. Sous couvre-feu à 20 heures depuis le 15 décembre, la France a vu 15 de ses départements avancer ce couvre-feu à 18 heures depuis le 2 janvier. La liste des départements concernés devrait être révisée dans une semaine. Pour tout déplacement au-delà de ces heures, il faut se munir d’une attestation dédiée, sous peine sinon de recevoir une amende de 135 euros. En parallèle à cela, la France devrait accélérer sa campagne de vaccination qui peine à démarrer depuis le 27 décembre. Nombre de cas de Covid-19 en France, évolution sur 24 heures, décès, cartes pour suivre l’épidémie par département et régionclustersR0 en Francecontagion du coronavirusstratégie vaccinale… Chiffres et infos du jour.

Plus de 7 000 personnes ont été vaccinées en France.

  • Centres de vaccination. « Depuis ce matin le nombre d’hôpitaux pouvant vacciner a été multiplié par trois » a indiqué le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal mercredi à l’issue du conseil des ministres. « Et nous ouvrons cent centres destinés à la ville », précisant que « ça n’est que début« . « Nous allons ouvrir 300 centres de vaccination la semaine prochaine et 500 la semaine suivante » a t-il ajouté.
  • Vaccination des médecins. Le ministre de la santé Olivier Véran a assisté mercredi à l’opération vaccinale et médiatique de 15 médecins de renom, dont Axel Kahn. Leur objectif est de montrer l’exemple et ainsi d’aider à vaincre la méfiance des Français sur le vaccin. 
  • Annonces de Castex jeudi. Le Premier ministre Jean Castex tiendra une conférence de presse jeudi 7 janvier à 18h sur la stratégie vaccinale en France, en présence de plusieurs ministres dont Olivier Véran. Il est question de donner de « la visibilité », a déclaré Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, après le Conseil de défense qui s’est tenu mercredi matin. « Nous continuerons à chercher à donner le plus de visibilité possible aux acteurs qui en ont besoin, avec une part d’inconnu qui demeure sur la circulation du virus« , a-t-il indiqué. Jean Castex devra par ailleurs faire plusieurs annonces pour freiner l’épidémie, indique Matignon. 
  • Chiffres de la vaccination. Le nombre de personnes vaccinées en France publié chaque jour ne correspond pas à la réalité. Les chiffres ne seront pas disponibles avant « plusieurs jours » le temps d’effectuer « la remontée effective de l’ensemble des données vers nos systèmes » et de procéder à la « consolidation et l’intégration dans nos modèles », a indiqué Santé publique France mardi. 
  • Vaccin Moderna. L’Agence européenne des médicaments (EMA) a autorisé mercredi 6 janvier le vaccin du laboratoire américain Moderna. « L’EMA a recommandé d’accorder une autorisation conditionnelle de mise sur le marché pour le vaccin contre le Covid-19 de Moderna pour prévenir la maladie chez les personnes âgées de plus de 18 ans« , indique un communiqué de l’autorité européenne de régulation pour les médicaments. C’est le deuxième vaccin approuvé après celui de Pfizer/BioNTech. 
  • 5 000 vaccins ce 5 janvier. « A 17h, plus de 5000 vaccinations ont été réalisées aujourd’hui [mardi 5 janvier] en France dans une trentaine d’hôpitaux. Demain, c’est une centaine d’hôpitaux qui auront été livrés en doses« , se réjouit Olivier Véran sur son compte Twitter. Un chiffre qui s’ajoute aux 2 000 Français vaccinés contre le Covid-19 entre le 31 décembre et le 4 janvier, selon le ministre de la Santé.
  • 500 centres de vaccination. Invité de RTL, Olivier Véran annonce ce mardi l’ouverture de 500 à 600 centres de vaccinations de villes d’ici la fin du mois de janvier. De plus, le ministre de la Santé a annoncé l’amplification de la campagne de vaccination en autorisant les vaccins : à tous les professionnels de santé de ville et d’hôpital de plus de 50 ans, aux pompiers de plus de 50 ans et aux aides à domicile de plus de 50 ans. 100 hôpitaux seront dotés de vaccin d’ici ce mercredi. Davantage de soignants pourront vacciner sous la responsabilité d’un médecin. La pré-inscription se fait par internet, téléphone ou sur l’application TousAntiCovid. 
  • Télétravail assoupli. Les salariés « qui en éprouvent le besoin » pourront revenir en présentiel un jour par semaine, avec l’accord de leur employeur à partir du 7 janvier 2021, indique l’AFP qui reprend une source syndicale. Le télétravail intégral se fera donc sur la base du volontariat.
  • « Une dizaine de cas » du variant britannique ont été recensés en France pour l’instant, informe Olivier Véran. Ce variant du Covid circulerait en ce moment sur Paris et dans la région parisienne, précise Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP sur France 2. Ce cas aurait été détecté dans un laboratoire parisien pour un patient de région parisienne.
  • Réouverture des restaurants reportée. La date de réouverture des bars et restaurants était fixée au mercredi 20 janvier 2021 si la situation sanitaire le permettait. Or, selon les informations divulguées par RTL le 4 janvier, l’exécutif a décidé de reporter cette date de plusieurs semaines, avant même de connaître l’impact des fêtes de fin d’année sur l’épidémie. Le Premier ministre Jean Castex se prépare à annoncer ce report aux professionnels du secteur lors d’une prochaine conférence de presse.

Quelles sont les mesures pour freiner l’épidémie Covid-19 en France ?

Pour freiner la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19 en France et y faire face, plusieurs mesures ont été prises à la rentrée 2020 :

► Emmanuel Macron a annoncé un deuxième confinement (après celui du mois de mars) du 29 octobre au 15 décembre.

► Le ministre de la Santé Olivier Véran a redéclenché le plan blanc au niveau national le 29 octobre. Cela implique la déprogrammation des hospitalisations non-urgentes dans tous les hôpitaux.

► Samedi 7 novembre, les députés ont adopté la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février 2021. 

► 15 décembre 2020 : Fin du confinement strict et mise en place d’un couvre-feu de 20h00 à 6h00

  • Fin des attestations et déplacements entre régions autorisés ;
  • Instauration d’un couvre-feu de 20h00 à 06h00 du matin à l’exception du réveillon du 24 décembre ;
  • Prolongation pendant 3 semaines de la fermeture des lieux accueillants du public (salles de cinéma, théâtres, musées). Possibilité de réouverture le 7 janvier 2021.
  • Interdiction des rassemblements sur la voie publique.
  • Les salles de cinéma, les théâtres et les musées restent fermés.
  • L’accueil du public dans les enceintes sportives, dans les cirques, les parcs zoologiques ou encore les salles de jeux et les casinos reste interdit.
  • Les restaurants et les cafés restent fermés au moins jusqu’au 20 janvier 2021.
  • Le télétravail doit se poursuivre quand il est possible.

►2 janvier 2021 : Mise en place d’un couvre-feu à 18 heures dans 15 départements.

Les départements concernés par le couvre-feu à 18h sont : Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ardennes, Doubs, Jura, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Haute-Saône, Vosges, Territoire de Belfort, Nièvre, Saône-et-Loire.

Un couvre-feu national est mis en place depuis le 15 décembre dans toute la France, de 20h à 6h. Depuis le samedi 2 janvier, 15 départements en proie à une tension particulièrement forte dans les hôpitaux passent à un couvre-feu avancé à 18 heures.

Les 15 départements concernés par le couvre-feu avancé sont les suivants : Hautes-Alpes (05), Alpes-Maritimes (06), Ardennes (08), Doubs (25), Jura (39), Marne (51), Haute-Marne (52), Meurthe-et-Moselle (54), Meuse (55), Moselle (57), Nièvre (58), Haute-Saône (70), Saône-et-Loire (71), Vosges (88), Territoire de Belfort (90).

carte covid france couvre-feu 18 heures
Carte des départements sous couvre-feu en France à 20 heures ou 18 heures © Ministère de l’Intérieur

Cette liste pourrait s’allonger en fonction de la situation épidémiologique et notamment du taux d’incidence (plus de 200 cas pour 100 000 habitants). Pendant le couvre-feu, seuls certains déplacements sont possibles, à condition de se munir d’une attestation notamment :

  • se rendre ou revenir de son lieu de travail, à une formation professionnelle, effectuer un déplacement professionnel ne pouvant être reporté ;
  • des motifs familiaux impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et précaires, notamment aux personnes en situation de handicap ou pour la garde d’enfants ;
  • des motifs médicaux : aller à l’hôpital, examens et soins ne pouvant être assurés à distance et achat de médicaments ;
  • participer à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative (maraudes des associations de lutte contre la pauvreté ou distributions d’aides alimentaires à domicile) ;
  • les personnes en situation de handicap et leur accompagnant ;
  • promener un animal domestique autour de son domicile.

Le non-respect du couvre-feu entraine :

  • Première sanction : une amende de 135 euros, majorée à 375 euros (en cas de non-paiement ou de non-contestation dans le délai indiqué sur l’avis de contravention)
  • En cas de récidive dans les 15 jours : une amende de 200 euros, majorée à 450 euros (en cas de non-paiement ou de non-contestation dans le délai indiqué sur l’avis de contravention)
  • Après 3 infractions en 30 jours : une amende de 3750 euros passible de 6 mois d’emprisonnement.

La crainte d’un rebond épidémique suite aux rassemblements des fêtes est redoutée par les pouvoirs politiques et les médecins. « La stabilisation des contaminations à un niveau préoccupant fait courir le risque d’une reprise si nous ne sommes pas prudents » prévenait Olivier Véran lors de la conférence de presse du 10 décembre. Des maires notamment à Reims et Nancy demandent aussi le reconfinement. Mais le ministre de la Santé a indiqué sur TF1 mardi 22 décembre que cela n’était pas envisagé par le gouvernement : « Toutes les solutions sont dans les tuyaux, a-t-il expliqué, mais elles ne sont pas fonction de l’appel d’un maire ou d’un autre, elles sont fonction de la situation sanitaire. Aujourd’hui, il y a trop de cas (..) mais nous ne sommes pas en flambée épidémique. En France nous avons pris des décisions tôt pour éviter un reconfinement tel qu’il est constaté chez nos voisins. » Une étude du Centre hospitalier régional et universitaire de Nancy (CHRU) et de la Fédération Hospitalière de France (FHF), publiée le dimanche 20 décembre dans le Journal du Dimanche a annoncé une troisième vague hospitalière à partir du 7 janvier. « Dès les prochains jours, les hôpitaux pourraient avoir des difficultés à faire face car la pression va inexorablement autour de Noël. Le problème c’est que les réas sont déjà en tension malgré des lits supplémentaires », expliquait le Pr Rabaud, infectiologue, au Journal du Dimanche. 

Selon les derniers chiffres publiés par Santé Publique France au mercredi 6 janvier 2021, en France : 

• 2 705 618 personnes ont été contaminées par le coronavirus (+25 379 en 24 heures).

• 66 565 personnes sont décédées en France (+283 en 24 heures à l’hôpital), dont 46 263 à l’hôpital.

• 2 616 patients Covid-19 sont en réanimation (-9 en 24 heures).

• 24 741 patients Covid-19 sont hospitalisés (-163 en 24 heures).

 

 

Invité du journal télévisé sur France 2 mardi 29 décembre, le ministre de la santé Olivier Véran a indiqué : « Nous sommes sur un plateau depuis maintenant 3 semaines. » Sur la semaine du 21 au 27 décembre, les indicateurs de suivi de l’épidémie montrent une augmentation de la circulation du SARS-CoV-2, indique Santé Publique France dans son point du 31 décembre. Le nombre de personnes testées a continué d’augmenter, de 26% par rapport à la semaine précédente, le nombre hebdomadaire de nouvelles hospitalisations pour COVID-19 s’est stabilisé, après plusieurs semaines de diminution. Le nombre de nouvelles admissions en réanimation, après avoir fortement diminué depuis la semaine 46, s’est aussi stabilisé. Le taux de reproduction du virus oscille à un niveau modéré stable autour de 1, notamment dans 2 régions métropolitaines : Corse et Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’épidémie progresse lorsque ce taux passe au dessus de 1. Il est inférieur à 1 dans les autres régions. Le nombre de nouveaux décès liés à la COVID-19, incluant les décès survenus à l’hôpital et en établissements médico-sociaux (décès survenus à domicile non inclus), restait également très élevé. 

→ L’indicateur utilisé pour suivre l’évolution de l’épidémie de coronavirus en France est le taux d’incidence soit le nombre de patients ayant un test PCR positif pour 100 000 habitants par semaine sur les 7 derniers jours. Au 6 janvier, ce taux monte encore à 144,15, contre 131,53 le 2 janvier, et 124,71 le 31 décembre. Il se maintient à un niveau élevé mais stable.

Nombre de nouvelles personnes positives au Sars-Cov-2 rapporté à la taille de la population, au 6 janvier.
Nombre de nouvelles personnes positives au Sars-Cov-2 rapporté à la taille de la population, au 6 janvier. © Gouvernement.fr

Le gouvernement suit également l’évolution du taux d’occupation des lits en réanimation par des patients Covid-19 (sur les capacités initiales). Ce taux met en lumière une éventuelle tension hospitalière. La tension hospitalière est actuellement modérée et stable.

Taux d'occupation des lits en réanimation au 5 janvier par des patients Covid-19
Taux d’occupation des lits en réanimation au 5 janvier par des patients Covid-19 © Gouvernement.fr

Au 6 janvier, Santé publique France rapporte un total de 2 705 618 cas confirmés de coronavirus depuis le début de la pandémie. Dans son bulletin épidémiologique du 31 décembre, Santé Publique France rapporte une diminution de 16,5% des nouveaux cas confirmés par test RT-PCR ou antigénique sur la semaine du 21 au 27 décembre, en comparaison à la semaine précédente. Le pic épidémique de la première vague a été observé la semaine du 6 au 12 avril, soit 15 jours après la mise en œuvre des mesures de confinement de la population générale, le 17 mars 2020. Le pic de la deuxième vague est passé, indique Emmanuel Macron le 24 novembre dans son allocution télévisée, trois semaines après le reconfinement, soit du 16 au 20 novembre

Nombre incident de cas confirmés de Covid-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 11 mai au 27 décembre, France entière

cas confirmé covid
Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 11 mai au 27 décembre 2020, France entière © Santé Publique France

Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS (établissements sociaux et médico-sociaux) par semaine calendaire, du 20 juillet au 27 décembre, en France

Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS par semaine calendaire, du 20 juillet au 13 décembre 2020, en France
Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS par semaine calendaire, du 20 juillet au 27 décembre 2020, en France © Santé Publique France

Mercredi 6 janvier, 25 379 nouvelles personnes ont reçu un test positif au Covid-19 sur les dernières 24 heures.

cas positifs en France par jour
Courbe des cas positifs en France par jour du 23 novembre au 1er janvier 2021 © CovidTracker © Santé publique France

Mercredi 6 janvier, 2 616 personnes sont hospitalisées en réanimation (-9 en 24 heures). Le nombre hebdomadaire de nouvelles hospitalisations en réanimation a augmenté en semaine 52 (21 au 27 décembre), rapporte Santé Publique France. Le plan blanc est réactivé sur tout le territoire national depuis le 29 octobre. Le temps de doublement du nombre hebdomadaire d’admissions en réanimation est de 30 jours.

courbe réanimation covid-19
Nombre hebdomadaire de patients COVID-19 admis en service de réanimation pendant leur hospitalisation, par semaine d’admission en réanimation, depuis le 24 février 2020, France, données au 27 décembre © Santé Publique France

→ Le taux de nouvelles admissions en réanimation a augmenté dans les Hauts-de-France (+14%), Pays de la Loire (+11%), Bourgogne-Franche-Comté (+7%), Grand Est (+6%) et Occitanie (+4%). Il s’est stabilisé en Corse et en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il a diminué dans les autres régions de France métropolitains.

Les plus forts taux hebdomadaires d’admission en réanimation étaient rapportés en Bourgogne-Franche-Comté (3,2/100 000 habitants), Grand Est (2,9), Provence-Alpes-Côte d’Azur (2,3) et Auvergne-Rhône-Alpes (2,1). Les autres régions de France métropolitaine rapportaient des taux inférieurs à 2,0 pour 100 000 habitants.

Profil des personnes admises en ce moment en réanimation : 71% sont des hommes, l’âge médian est de 68 ans. 89% des patients présentent au moins une comorbidité. L’âge médian des personnes décédées est de 74 ans.

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, consolidés avec l’Agence Santé Publique France et les ARS (Agences régionales de Santé), voici l’évolution des hospitalisations (dont la réanimation) et des décès en France par région.

Evolution des hospitalisations (dont en réanimation) et décès à l’hôpital du Covid-19 par région au 6 janvier (source : Santé publique France).

Régions Hospitalisations en cours Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Réanimation Soins intensif Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Décès
Île-de-France 4 743 -47 554 -2 12 370
Grand Est 3 096 -59 293 -5 6 210
Auvergne-Rhône-Alpes 4 168 -76 383 -18 6 964
Hauts-de-France 2 337 -56 241 NC 4 601
Bourgogne-Franche-Comté 1 819 -26 178 -6 2 773
Provence-Alpes-Côte d’Azur 2 491 -14 307 +9 3 695
Occitanie 1 226 -17 162 +7 2 201
Bretagne 545 -8 42 +4 753
Nouvelle-Aquitaine 1 164 -11 145 -2 1 814
Normandie 1 165 +7 97 -3 1 577
Centre Val-de-Loire 917 +15 113 +5 1 375
Pays de la Loire 876 -6 68 +3 1 415
Corse 18 -2 6 -2 116
Martinique 16 -2 4 -1 43
Guadeloupe 51 NC 6 +1 167
La Réunion 43 -1 3 -1 52
Guyane 27 -3 4 0 69
Mayotte 6 -3 1 0 42
TOTAL 24 741 -304 2 616 -10

46 263

La mortalité de la Covid-19 est élevée en France au 31 décembre, selon le bulletin de Santé Publique France (0.10% de la population totale). Au niveau national, après consolidation des données, le nombre hebdomadaire de décès avait diminué en semaine 51, avec 2 421 décès contre 2 878 en S50 (-16%). En semaine 52 (21 au 27 décembre), 2 170 décès ont été recensés, mais les données n’étant pas consolidées, cette tendance ne peut pas encore être interprétée, souligne Santé publique France dans son bulletin. En S52, les décès survenus à l’hôpital ont stagné (-1,8%, données consolidées). Au 6 janvier, 66 565 personnes sont décédées du coronavirus depuis le début de l’épidémie (+283 en 24h à l’hôpital, auxquels se sont ajoutés 522 décès en Ehpad et établissements sociaux et socio-médicaux entre le 30 décembre et le 5 janvier). 93% ont 65 ans ou plus, 55% sont des hommes. La France a franchi la barre des 40 000 morts samedi 7 novembre, celle des 50 000 le 24 novembre et celle des 60 000 le 18 décembre. Un pic de mortalité a été atteint le 7 novembre. La France enregistrait à cette date 40 169 morts du Covid-19 depuis le début de l’épidémie. 

Les plus forts taux de décès de patients Covid-19 par région rapportés à la population (/100 000 habitants) sur la première semaine de décembre sont observés en Bourgogne-Franche-Comté (7,6/100 000 habitants), Grand Est (5,8) et Hauts-de-France (4,3).

Nombre hebdomadaire de décès certifiés par voie électronique avec une mention de COVID-19 dans les causes médicales de décès, du 1er mars au 27 décembre 2020, France (données au 29 décembre 2020)

courbe décès covid france
Nombre hebdomadaire de décès certifiés par voie électronique, avec une mention de COVID-19 dans les causes médicales de décès, en France, du 1er mars au 27 décembre 2020 (données au 29 décembre 2020) © Santé Publique France

Si l’ensemble des régions métropolitaines était encore fortement touché par l’épidémie en semaine 52 (21-27 décembre), les régions Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes, Grand Est et le département des Alpes-Maritimes sont les plus impactés et présentent les plus forts taux d’incidence et taux de positivité des prélèvements. 

Au 5 janvier, 100 départements ont un nombre de cas de Covid-19 au-dessus du seuil d’alerte de 50/100 000 habitants et sont en niveau de vulnérabilité « élevé ». Les départements présentant les taux d’incidence les plus élevés sur la dernière semaine de décembre sont les Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ardennes, Doubs, Jura, Marne, Haute-Marne, Meurthe et Moselle, Meuse, Moselle, Haute-Saône, Nièvre, Saône-et-Loire, Territoire-de-Belfort, Vosges.

Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 5 janvier 2021
Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 5 janvier 2021 © Santé publique France

 

Les taux de reproduction du virus appelés « R-effectifs » ou « Reff » permettent de décrire la dynamique de l’épidémie : lorsque le Reff est significativement supérieur à 1, ceci signifie que l’épidémie est en progression, lorsqu’il est égal à 1, l’épidémie se stabilise, lorsqu’il est significativement inférieur à 1, l’épidémie régresse. Au 6 janvier, le R effectif est inférieur à 1 (0,91). Comment ce nombre est-il calculé ? 

Le dépistage du Covid-19 est réalisé en France par RT-PCT et par tests antigéniques. Au 6 janvier, le taux de positivité s’établit à 5,44 %. Il est en hausse par rapport au taux consolidé des semaines précédentes (4,3% en semaine 51). 590 laboratoires testent par PCR les Français sur l’ensemble du territoire et sont soutenus par les pharmacies (pour les tests antigéniques). « Il reste déterminant que chaque personne présentant des symptômes évocateurs de COVID-19 s’isole immédiatement et réalise un test diagnostique dans les plus brefs délais » rappelle Santé Publique France dans ses bulletins hebdomadaires.

Si au début, on ne parlait que de fièvre, toux sèche, rhume, état grippal et de fatigue, les symptômes de l’infection par le coronavirus ont évolué. On sait désormais que le virus peut avoir des effets sur la peau (urticaire, lésions inflammatoires sur les orteils), la sphère digestive (vomissements, diarrhées…), l’odorat, le goût et même le cerveau. « Sur 100 personnes atteintes du coronavirus, 90 ne vont pas développer de symptômes » a informé le ministre de la Santé le 5 novembre.

  • Si vous présentez des symptômes (toux, fièvre, mal de tête) : évitez les contacts, restez à domicile, prenez du paracétamol si besoin, appelez un médecin pour prendre rendez-vous dans l’éventualité qu’il vous fasse passer un test de dépistage. 
  • Appeler le 15 en cas de difficultés respiratoires : « Si cette toux et cette fièvre s’accompagnent d’une gêne respiratoire qui devient permanente avec souffle court, difficulté à inspirer et à expirer, d’une aggravation importante de la toux, cela peut signifier une évolution de la maladie sous la forme d’une pneumopathie. Il s’agit alors d’une urgence respiratoire potentielle et comme dans tous les cas d’urgence, il faut alors appeler le 15 qui prendra les meilleures dispositions pour répondre à la situation », prévient le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste.  

L’Agence européenne des médicaments (EMA) a autorisé le 6 janvier le vaccin du laboratoire américain Moderna. C’est le deuxième vaccin approuvé après celui de Pfizer/BioNTech. Le vaccin Pfizer/BioNTech est autorisé dans l’Europe le 21 décembre. Samedi 26 décembre, les premières doses du vaccin Pfizer/BioNtech sont arrivées en France, en provenance de Puurs (Belgique). La vaccination a commencé en France dimanche 27 décembre. Le plan de vaccination des Français contre l’infection Covid-19 a été présenté par Jean Castex et Olivier Véran le 16 décembre à l’Assemblée. Il suit les recommandations de la Haute Autorité de Santé pour l’ordre des personnes à vacciner, en commençant d’abord par les personnes âgées en Ehpad et le personnel soignant (1 million). La vaccination pour le grand public devrait commencer au printemps.

DATES CLÉS DE L’ÉPIDÉMIE EN FRANCE
  • 31 décembre 2019, l’Organisation mondiale de la Santé en Chine est informée de plusieurs cas de pneumonies dans la ville de Wuhan. 44 personnes sont infectées entre cette date et le 3 janvier 2020.
  • 7 janvier 2020, les autorités chinoises identifient un « nouveau type de coronavirus ».
  • 13 janvier, un cas importé est recensé en Thaïlande.
  • 15 janvier, le virus cause la mort d’une première personne à Wuhan, un homme de 69 ans. 
  • 23 janvier, trois villes chinoises dont Wuhan sont placées en quarantaine.
  • 25 janvier, trois personnes contaminées sont recensées en France, deux à Paris et une Bordeaux. Ce sont les premiers cas enregistrés sur le continent européen.
  • 30 janvier, l’Organisation mondiale de la Santé décrète l’urgence de santé mondiale. Cette mesure n’avait été décrétée que 5 fois depuis sa création (pour Ebola (deux fois), la grippe H1N1, Zika et la poliomyélite). 
  • 23 février, la France déclenche le plan ORSAN, un dispositif exceptionnel d’organisation des soins.
  • 28 février, la France passe en stade 2 de l’épidémie.
  • 11 mars, l’OMS classifie de pandémie la diffusion de la maladie à coronavirus Covid-19 dans le monde.
  • 12 mars, le président de la République Emmanuel Macron annonce la fermeture nationale des crèches et établissements scolaires de France à compter du 16 mars et « jusqu’à nouvel ordre ».
  • 14 mars, la France passe au stade 3 de l’épidémie.
  • 16 mars : la France met en place un dispositif de confinement interdisant les déplacements.
  • 18 mars le premier transfert de patients Covid-19 en France est réalisé grâce à l’Armée, par voie terrestre et aérienne. 
  • 26 mars, un premier cas jeune meurt en France, une adolescente de 16 ans, en Ile-de-France originaire de Morsang-sur-Orge.
  • 27 mars, le confinement de la population française est renouvelé jusqu’au 15 avril.
  • 13 avril, Emmanuel Macron annonce le prolongement du confinement jusqu’au 11 mai.
  • 11 mai, la France commence son déconfinement.
  •  15 juin, toute la France passe en zone verte, sauf Mayotte et la Guyane. À Paris, les restaurants et bars peuvent rouvrir complètement.
  • 22 juin, les écoles sont de nouveaux obligatoires en France pour tous les élèves. Les cinémas, salles de jeux, casinos rouvrent. Les sports collectifs peuvent être autorisés tout en respectant certaines conditions sanitaires.
  • 10 juillet, la France a franchi la barre des 30 000 morts. Dans la nuit du 10 au 11 juillet à minuit, l’état d’urgence sanitaire prend fin en France.
  •  20 juillet, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos en France.
  • 8 octobre, le plan blanc est réactivé dans les hôpitaux d’Ile-de-France.
  • 17 octobre à 0h01, la France repasse en état d’urgence sanitaire et un couvre-feu est instauré dans 9 territoires (Paris-Ile-de-France, Rouen, Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Saint-Etienne, Toulouse).
  • 24 octobre à 0h01 : extension des mesures de couvre-feu à 38 nouveaux départements français.
  • 29 octobre à 0h01 : reconfinement national pour 4 semaines, jusqu’au 1er décembre au minimum.
  • 28 novembre : première étape d’allègement du confinement avec la réouverture des commerces non essentiels.
  • 15 décembre : seconde étape d’allègement du confinement avec le passage à un couvre-feu de 20 heures à 6 heures du matin.
  • 31 décembre : couvre-feu imposé le soir du 31 décembre, de 20 heures à 6 heures du matin.
  • 21 décembre : autorisation du vaccin Pfizer en Europe.
  • 24 décembre : autorisation du vaccin Pfizer BioNTech en France.
  • 27 décembre : début de la vaccination en France et dans l’Union européenne avec le vaccin Pfizer BioNTech.

Cet article est mis à jour quotidiennement par Aurélie Blaize, Anaïs Thiébaux et Samantha Pagès

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