Covid : la situation reste critique au Royaume-Uni – Les Échos

Covid : la situation reste critique au Royaume-Uni – Les Échos

Publié le 23 nov. 2020 à 16:53Mis à jour le 23 nov. 2020 à 17:07

« Nous avons besoin de nous assurer que nous parvenons à réduire le nombre de cas, pas seulement à le ralentir. » Le ministre britannique de la Santé, Matt Hancock, a cherché à expliquer, lundi sur la station Radio 4 de la BBC, pourquoi l’Angleterre était encore loin d’être « out of the woods », autrement dit tirée d’affaire face au coronavirus, alors que Boris Johnson doit confirmer le déconfinement progressif du pays à compter du 2 décembre.

La pandémie a déjà fait, dans l’ensemble du Royaume-Uni, plus de 55.000 morts, soit le niveau le plus élevé d’Europe en valeur absolue, et le cinquième pays du monde derrière les Etats-Unis, le Brésil, l’Inde et le Mexique.

Le nombre de nouveaux cas, à 18.662 dimanche au Royaume-Uni (soit un total de 1,51 million), était en baisse de 6.300 par rapport au dimanche précédent. Mais le nombre de morts a augmenté dans le même temps de 230, à 398 décès dimanche. Le taux de reproduction du virus reste à un niveau trop élevé, qui se situerait entre 1 et 1,1 (un chiffre au-dessus de 1 signifie une expansion du virus). Et même si l’on entend moins d’ambulances qu’au printemps dans les rues de Londres, le nombre de patients hospitalisés au Royaume-Uni atteignait 16.390 jeudi, en hausse de 1.409 sur une semaine.

Un Anglais infecté sur 80

Selon l’ Office for National Statistics , environ 664.700 personnes avaient le coronavirus sur la semaine du 8 au 14 novembre rien qu’en Angleterre, soit environ 1 personne sur 80. Les taux d’infection continuaient de progresser à Londres, dans l’est et le sud-est du pays. Ils avaient en revanche commencé à régresser dans la région centrale des East Midlands ainsi que dans le Nord Ouest – qui reste l’une des zones les plus infectées, avec le Yorshire et l’Humber. « Le nombre de cas a baissé sur les dernières semaines de plus de deux tiers à Liverpool », s’est félicité lundi Matt Hancock, après la campagne de dépistage massive qui y a été lancée .

Dans un pays où le masque, même s’il est obligatoire dans les magasins, reste relativement peu porté, les tranches d’âges les plus contaminées sont, en Angleterre, les jeunes du secondaire (11-18 ans), les adolescents plus âgés et les jeunes adultes. Les taux d’infection continuent de croître chez les enfants encore à l’école primaire, mais se stabilisent chez les plus de 25 ans.

Alors que les vaccins s’annoncent pour bientôt sur le marché, le gouvernement a acheté 40 millions de doses à Pfizer et BioNTech (pour 20 millions de personnes, puisqu’ils se prennent en deux fois), 100 millions à AstraZeneca et l’Université d’Oxford, et 5 millions à Moderna. « Le plus gros de la campagne de vaccination aura lieu en janvier, février et mars », a indiqué Matt Hancock, qui a précisé qu’elle « pourrait démarrer dès décembre ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You have successfully subscribed to the newsletter

There was an error while trying to send your request. Please try again.

web-breaking-news will use the information you provide on this form to be in touch with you and to provide updates and marketing.