Dennemi public numéro 1 à simple rhume : le futur du Covid-19 envisagé par des chercheurs – LCI

Dennemi public numéro 1 à simple rhume : le futur du Covid-19 envisagé par des chercheurs – LCI

RÊVE – Le Covid-19 et ses affres ne seront-ils plus bientôt qu’un lointain souvenir ? C’est ce qu’affirment ce mardi des chercheurs américains au travers d’une étude. Selon eux, le virus pourrait bientôt ne pas plus avoir d’effets qu’un simple rhume. À condition de vacciner massivement la population.

Si l’OMS affirme que l’immunité collective ne devrait pas être atteinte cette année, sa perspective fait néanmoins rêver. Au point que certains scientifiques ont déjà imaginé à quoi le monde pourrait ressembler une fois le but atteint. Selon une étude américaine publiée ce mardi dans la revue Science, le virus, qui a jusqu’alors fait près de deux millions de morts dans le monde, ne ressemblera à l’avenir plus qu’à un vulgaire rhume. Le temps pour y arriver pourrait être considérablement raccourci grâce à une vaccination massive.

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L’importance de la vaccination rapide et massive

À l’heure actuelle, la dangerosité du Covid-19 réside dans le fait qu’il est nouveau pour notre système immunitaire. Celui-ci n’a pas encore appris à le combattre et ne sait pas toujours comment réagir. Une fois les présentations faites, soit par le biais d’une contamination, soit par celui du vaccin, le corps saura à qui il a affaire et le virus en deviendra bien plus inoffensif. À tel point qu’il pourrait, selon les chercheurs, devenir endémique, à la manière de la grippe, et ne provoquera que rarement des maladies graves.

« Le temps nécessaire pour arriver à ce type d’état endémique dépend de la rapidité avec laquelle la maladie se propage et de la rapidité avec laquelle la vaccination est déployée », explique au New York Times Jennie Lavine, chercheuse à l’Université Emory d’Atlanta, qui a dirigé l’étude. « Donc vraiment, le but du jeu est d’exposer tout le monde pour la première fois au vaccin le plus rapidement possible.

Voué à devenir inoffensif à terme

Pour tenter de prédire le futur du Covid-19, Jennie Lavine et son équipe ont étudié les six autres coronavirus humains, dont quatre qui causent le rhume. Au terme de ces recherches, ils ont noté que le Covid-19 était celui qui ressemblait le plus aux coronavirus endémiques du rhume commun.

Or, d’après une précédente étude chinoise sur laquelle ont pris appui les scientifiques américains, alors que la première infection par les coronavirus du rhume communs survient en moyenne entre l’âge de 3 et 5 ans, les infections suivantes se font de plus en plus inoffensives, le système immunitaire se renforçant chaque fois un peu plus à leur contact. Selon les auteurs de cette nouvelle étude, le Covid-19 est voué à un avenir similaire.

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Ce scénario pourrait en revanche prendre plusieurs années, voire des décennies, à se concrétiser sans intervention humaine aucune. Grâce à la vaccination, ce temps pourrait être réduit à un an, voire six mois, fait remarquer l’étude. Co-auteur d’une étude récemment publiée, qui montrait que l’immunité individuelle après une contamination au Covid-19 pouvait s’étendre au-delà de 8 mois, le virologue à l’institut américain d’immunologie La Jolla, Shane Crotty, affirme au New York Times être « entièrement d’accord avec la construction intellectuelle générale de l’article »

Si les vaccins empêchent les gens de transmettre le virus, « cela ressemble beaucoup plus au scénario de la rougeole, où vous vaccinez tout le monde, y compris les enfants, et vous ne voyez plus vraiment le virus infecter les gens ».

La question des nouveaux variants

Le moment et la façon dont les coronavirus du rhume sont pour le moment un mystère. Mais depuis l’émergence du nouveau coronavirus, certains scientifiques ont revisité une théorie selon laquelle une pandémie en 1890, qui a tué environ un million de personnes dans le monde, pourrait avoir été causée par l’OC43, l’un des quatre coronavirus les plus courants. « Ce coronavirus circule actuellement largement dans la communauté de manière plutôt pacifique », note auprès du journal américain André Veillette, immunologiste à l’Institut de recherche clinique de Montréal au Canada.

Peut-être, ainsi, ne nous souviendrons bientôt plus que de l’enfer du Covid-19 que l’instant d’un éternuement. Mais cela est sans compter sur les nouvelles variantes du Covid-19 qui font et feront leur apparition. Le variant sud-africain, qui semble être plus toxique, menace déjà, rapportait ce mardi soir au JT de 20H de TF1 le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, de passer entre les mailles des vaccins déjà autorisés.

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