Des prothèses auditives 100 % remboursées à partir du 1er janvier 2021 – Les Échos

Des prothèses auditives 100 % remboursées à partir du 1er janvier 2021 – Les Échos

Publié le 31 déc. 2020 à 15:58

Il est désormais possible de retrouver une bonne audition sans débourser un centime. A partir du 1er janvier 2021, un nouveau volet de la réforme « 100 % santé » entre en vigueur : celui concernant les prothèses auditives.

Après les lunettes et les soins dentaires, cette réforme permet aux Français d’avoir accès à plusieurs modèles d’appareils auditifs avec un « reste à charge zéro », conformément à une promesse de campagne d’Emmanuel Macron.

C’est sur les audioprothèses que cette réforme a le plus de sens puisque ce sont les équipements médicaux sur lesquels le reste à charge du patient est le plus élevé : 57 %, contre 35 % pour les prothèses dentaires et 24 % pour les lunettes.

Un coût « prohibitif » de 1.500 euros avant la réforme

« Environ six millions de personnes souffrent de problèmes d’audition en France et une sur deux a besoin d’être appareillée. Or, aujourd’hui, seules 35 % d’entre elles sont équipées », rappelle Sarah Sauneron, conseillère protection sociale au cabinet du ministre de la Santé.

Le coût « prohibitif » de ces prothèses constitue le « principal frein » pour ces Français, qui en paient les « conséquences dans leur vie sociale et professionnelle » : isolement, perte d’autonomie, dépression… « Avant la réforme, il fallait compter 1.500 euros en moyenne pour un appareillage des deux oreilles », indique Sarah Sauneron.

Des modèles sans reste à charge « de qualité »

Toutes les prothèses auditives ne seront pas remboursées intégralement. Mais le gouvernement affirme que les modèles « 100 % Santé » proposés représentent une « offre multiple » et « de qualité » conçue pour « répondre à tous les besoins ».

Les assurés auront le choix entre « un contour d’oreille classique, un contour à écouteur déporté ou un intra-auriculaire », avec 12 canaux de réglage, une amplification sonore d’au moins 30 décibels et plusieurs options de confort (acouphène, bruit du vent, connexion sans fil…).

Les appareils seront divisés en deux classes : les appareils d’entrée de gamme (« classe 1 ») seront vendus 950 euros pièce et entièrement remboursés par la Sécurité sociale et les complémentaires santé. Pour les modèles plus sophistiqués (« classe 2 »), les prix resteront libres et le remboursement pourra varier de 400 à 1.700 euros.

Comme pour l’optique et les soins dentaires, une offre sans reste à charge devra « systématiquement être proposée et un devis obligatoirement établi à cet effet par le professionnel », selon les consignes gouvernementales. « C’est de cela que l’on va s’assurer dans les prochains mois, en allant le vérifier sur le terrain », indique Franck Von Lennep, directeur de la Sécurité sociale.

L’offre « 100 % santé » en soins dentaires et en optique, proposée progressivement depuis 2019, a « déjà pénétré les habitudes de consommation des Français », assure le directeur de la Sécurité sociale. « Nous n’avions pas d’objectif chiffré mais aujourd’hui un peu plus de 10 % des ventes d’optique rentrent dans le panier ‘100 % Santé’», cite-t-il en exemple. Il n’est pas exclu qu’une campagne de communication de grande ampleur soit organisée par le gouvernement pour mieux faire connaître ces solutions.

Remboursement intégral des dentiers en 2021

La réforme du « reste à charge zéro », baptisée « 100 % Santé », est mise en place progressivement depuis 2019 : plafonnement des tarifs en soins dentaires et en audioprothèses en 2019, remboursement intégral dans l’optique et très largement sur le dentaire en 2020, puis finalisation de l’étape dentaire (remboursement des dentiers) et remboursement intégral des audioprothèses en 2021.

Les complémentaires santé sont mises à contribution pour financer le « 100 % santé », avec notamment l’intégration de ce panier de soin sans débours dans les contrats dits « responsables », qui dominent le marché. Le gouvernement évalue à 50 millions d’euros par an en moyenne l’effort demandé, sur un coût total de 1 milliard d’euros d’ici à 2023.

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