Effet cocktail des perturbateurs endocriniens : nouvelle étude de chercheurs montpelliérains – Midi Libre

Effet cocktail des perturbateurs endocriniens : nouvelle étude de chercheurs montpelliérains – Midi Libre

Des scientifiques de l’Inserm, de l’université de Montpellier et du CNRS publient dans le journal spécialisé PNAS une étude qui permet de mieux comprendre l’effet nocif des perturbateurs endocriniens lorsqu’ils sont associés. Connu comme « l’effet cocktail », il est accusé d’être impliqué dans l’apparition de cancers ou encore l’infertilité.

Les équipes montpelliéraines dirigées par les chercheurs Inserm William Bourguet et Patrick Balaguer, au centre de biologie structurale Inserm/CNRS/Université de Montpellier et à l‘institut de recherche en cancérologie (Inserm/Université de Montpellier) poursuivent leur traque implacable de « l’effet cocktail » des perturbateurs endocriniens.

Ils dérèglent les mécanismes physiologiques

Le mécanisme est connu : ces polluants environnementaux, qui peuvent être des résidus de médicaments, des pesticides, des composés chimiques présents dans les produits cosmétiques et alimentaires, deviennent encore plus toxiques pour la santé en s’associant dans des combinaisons particulièrement nocives. En se fixant sur des récepteurs présents dans l’organisme, ils dérèglent les mécanismes physiologiques et sont en cause dans l’apparition de cancers, pubertés précoces, baisse de la fertilité…

Cinq ans après la parution de premières recherches sur le sujet, les Montpelliérains « poursuivent le décryptage des mécanismes moléculaires qui contribuent à ce phénomène », indique l’Inserm, l’étude vient d’être publiée dans la revue spécialisée PNAS.

Ils continuent à travailler sur la même cible qu’en 2015 : un récepteur présent dans le noyau des cellules, nommé PXR, qui contrôle l’expression de différents gènes impliqués dans la régulation de fonctions physiologiques. Les chercheurs ont étudié les interactions de ce récepteur avec 13 perturbateurs endocriniens, qu’ils ont combinés, ainsi que leur impact sur l’activité du récepteur et l’effet sur l’expression des gènes qu’il contrôle. 

Avec l’aide de l’intelligence artificielle

Ils ont découvert que des combinaisons inattendues de molécules pouvaient se former. Certaines d’entre elles permettraient d’augmenter la quantité de perturbateurs fixée sur la cellule et la toxicité de ces perturbateurs endocriniens.

Les études, menées in vitro, en laboratoire, et sur des modèles animaux, « ne permettent pas, à ce stade, de prévoir l’impact réel de ces associations sur la santé humaine », précise William Bourguet, qui espère pouvoir un jour prédire les effets sur la santé des cocktails de perturbateurs endocriniens, actuellement encore « très difficile » : « Nous y travaillons en associant l’intelligence artificielle à nos algorithmes », indique William Bourguet.

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