Grippe, gastro, bronchiolite : avec le coronavirus, les maux de lhiver ont disparu grâce aux gestes barrières – Midi Libre

Grippe, gastro, bronchiolite : avec le coronavirus, les maux de lhiver ont disparu grâce aux gestes barrières – Midi Libre

En imposant des gestes barrières le Covid a balayé des pathologies. Mais les virus s’adaptent.

« On se croirait en été, c’est le calme plat ! » Marion Debin, épidémiologiste du réseau de veille sanitaire Sentinelles, en Occitanie, n’avait jamais observé une situation semblable sur le front des traditionnelles pathologies hivernales. « On est à des niveaux historiquement bas, c’est du jamais vu », constate-t-elle.

La France n’avait jamais vécu un hiver avec si peu de cas de grippe, gastro-entérites, et même bronchiolite, et la situation est « encore plus spectaculaire » pour les bébés et les nourrissons, affirme Isabelle Claudet, cheffe des urgences pédiatriques du CHU de Toulouse, dans un tweet posté le 4 janvier dernier.

« En pédiatrie, ce qu’on vit n’a rien à voir avec les hivers précédents : c’est complètement inédit. » Les professeurs Tu-Anh Tran et Éric Jeziorski, chefs du service pédiatrie des CHU de Nîmes et de Montpellier, confirment.

Rester vigilant

Port du masque et respect des gestes barrières, télétravail de masse, quasi-absence des grands rassemblements hormis dans les centres commerciaux, hausse de la vaccination grippale, les explications sont multiples, et parfois plus complexes, sur le comportement des virus notamment.

« Les chiffres baissent parce qu’on a aussi moins de monde dans nos cabinets », estime Jean-Marc Laruelle, président de la maison médicale de garde Montpellier, qui évalue son activité actuelle « en baisse de 50 % par rapport à la fréquentation habituelle, parce que les gens ont encore peur de venir consulter, parce que les étudiants suivent les cours en visio et restent chez leurs parents… ».

La gastro en net recul cette année.
La gastro en net recul cette année.
Midi Libre – Sophie Wauquier

Or, la surveillance des épidémies s’appuie sur les données hospitalières et la remontée de signalisations transmises par un réseau de médecins de ville.

Jean-Marc Laruelle donne rendez-vous à la fin de l’hiver pour faire un bilan : « On voit quand même des gastro-entérites. Hier (NDLR : lundi) j’ai vu beaucoup de rhino-pharyngites. Les gens rentrent de vacances, ça démarre. On aura beaucoup moins de pathologies hivernales, mais ce ne sera pas zéro activité. »

Au réseau Sentinelles, Marion Debin confirme : « On ne peut rien dire de ce qui va se passer par la suite. On reste vigilant. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You have successfully subscribed to the newsletter

There was an error while trying to send your request. Please try again.

web-breaking-news will use the information you provide on this form to be in touch with you and to provide updates and marketing.