Grippe, gastro, bronchiolite : les virus classiques de lhiver aux abonnés absents – ladepeche.fr

Grippe, gastro, bronchiolite : les virus classiques de lhiver aux abonnés absents – ladepeche.fr

l’essentiel
Le respect des gestes barrières préconisés pour lutter contre le covid-19 semble avoir raison des virus.

C’est la bonne nouvelle du moment… Alors que les grippes, gastro-entérites et autres bronchiolites s’invitent traditionnellement dans nos foyers pour Noël, ils sont cette année aux abonnés absents. C’est en tout cas le constat posé par Santé Publique France sur l’ensemble du territoire, dans son bulletin épidémiologique du 9 décembre dernier. « En Métropole aucune circulation active des virus grippaux n’a été identifiée par les réseaux de surveillance dédiés. Seuls sept virus grippaux ont été détectés en milieu hospitalier dans des régions différentes, dont au moins deux chez des personnes de retour d’un voyage à l’étranger » indique l’agence nationale de santé publique.

Une situation qui se vérifie en Occitanie et notamment aux urgences du CHU de Toulouse. Rien à signaler, où presque, aux urgences adultes. « À ma connaissance, nous ne sommes pas encore rentrés dans l’épidémie », observe le Professeur Sandrine Charpentier, la chef de service.

Le constat est identique aux urgences pédiatriques où aucun virus grippal isolé n’a été signalé pour l’heure et où les autres virus hivernaux semblent bien moins présents que d’habitude. «Nous voyons 5 à 6 cas journaliers de gastro-entérites, contre 5 à 10 par jour l’an dernier à la même période et très peu de bronchiolites, 0 à 5 par jour contre 7 à 18 par jour l’année dernière», évalue le Professeur Isabelle Claudet, la chef de service des urgences pédiatriques du CHU.

Pas un dixième des cas habituels de gastro

Dans les cabinets de ville, habituellement bondés à cette époque de l’année, l’histoire se répète. « Nous avons zéro cas de grippe à ce jour, quant aux gastros, nous ne sommes même pas à un dixième du nombre de cas habituellement diagnostiqués mi-décembre », mesure le docteur Jean-Louis Bensoussan, généraliste et vice-président de l’Union Régionale des Professionnels de Santé d’Occitanie.
« Les virus ne circulent pas ou peu, c’est une très bonne nouvelle et c’est sans doute l’effet logique des gestes barrières : port du masque, lavages de main, confinement… » estime le médecin.

« L’Australie connaît un pic de bronchiolite printanier. Nous pourrions nous aussi vivre cet épisode en décalé »

De là à dire que nous passerons totalement à côté des épidémies hivernales cette année, il est trop tôt pour l’affirmer. Au CHU les médecins regardent ainsi du côté de l’hémisphère sud, et notamment de l’Australie. « Le pays connaît actuellement un pic de bronchiolites printanier, qui reste moindre par rapport au pic hivernal habituel ; mais cela laisse à penser que nous aussi, nous pourrions vivre ce pic en décalé, en février ou en mars prochain», prévient le Pr Isabelle Claudet.

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