Immunodéprimés, femmes enceintes, déjà positifs au Covid-19… Quels sont les risques à se faire vacciner ? – Le Monde

Immunodéprimés, femmes enceintes, déjà positifs au Covid-19… Quels sont les risques à se faire vacciner ? – Le Monde
Des personnels de santé se font vacciner au CHU Grenoble Alpes, à La Tronche (Isère), le 7 janvier. Des personnels de santé se font vacciner au CHU Grenoble Alpes, à La Tronche (Isère), le 7 janvier.

Passé un début dont la lenteur a été vivement critiquée, la campagne vaccinale s’accélère en France. Après les résidents d’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et les soignants de plus de 50 ans ou présentant une comorbidité, la vaccination s’ouvre, à partir du 18 janvier, aux personnes âgées de plus de 75 ans.

Jusque-là, seul le vaccin conçu par les laboratoires Pfizer et BioNTech était accessible en France ; il est désormais rejoint par celui de Moderna. Tous deux développés sur la technologie de l’ARN messager, ils ont obtenu des résultats d’efficacité presque équivalents, supérieurs à 90 %. Tour d’horizon des questions que suscitent leur usage progressif dans la population et leurs éventuelles contre-indications.

Enquête : la saga du vaccin à ARN messager désormais dans le sprint final
  • Est-il utile de se faire vacciner quand on a déjà eu le Covid-19 ?

Depuis le début de l’épidémie, de nombreux Français ont contracté le Covid-19 et en ont guéri. Selon une étude de l’Institut Pasteur, plus de 11 % de la population auraient eu la maladie sous une forme symptomatique ou asymptomatique, soit plus de 7 millions de personnes. Parmi elles, plus de 67 000 sont mortes à l’hôpital ou dans des établissements médico-sociaux. Il faut donc se demander si les millions de personnes ayant déjà survécu au virus sont désormais immunisées.

Les études menées sur la réponse immunitaire au SARS-CoV-2 montrent que l’organisme produit des anticorps neutralisants, capables de bloquer l’entrée du virus dans les cellules, dont la quantité va baisser les mois suivant une infection. Un autre type de défense entre en jeu : des des lymphocytes B à la mémoire persistant au moins six à huit mois, capables de déclencher rapidement la production d’anticorps en cas de réinfection. Ces premiers résultats sont encourageants et suggèrent que le corps est capable de se défendre s’il rencontre de nouveau le virus.

D’un point de vue immunologique, la vaccination pour les personnes ayant déjà contracté le Covid-19 ne semble ainsi pas une priorité. « Après une infection peu symptomatique ou sévère et si on a une immunité contre le virus, ce n’est pas une urgence de se faire vacciner, explique Béhazine Combadière, directrice de recherche à l’Inserm. Sauf si les personnes qui ont été infectées ont perdu leur immunité ou se réinfectent, ce qui n’est pas du tout clair pour le moment. »

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En effet, la durée réelle de cette immunité est encore sujette à questions, étant donné le peu de recul dont on dispose face à ce nouveau virus. De plus, on ignore encore précisément si les mécanismes immunitaires déclenchés lors d’une infection symptomatique sont les mêmes lors d’une forme moindre de la maladie, voire asymptomatique. Enfin, chacun réagissant différemment face aux agents infectieux, la réponse immunitaire sera variable d’un individu à l’autre.

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