La réapparition du mystérieux virus du Chapare en Bolivie a causé la mort de trois personnes – Midi Libre

La réapparition du mystérieux virus du Chapare en Bolivie a causé la mort de trois personnes – Midi Libre

Ce virus extrêmement rare fait l’objet d’une surveillance particulière des scientifiques. Il a causé la mort de trois personnes lors de son retour.

La mystérieuse maladie qui avait été découverte en 2004 en Bolivie et qui cause une fièvre hémorragique commence à sérieusement préoccuper la communauté scientifique.

Le virus du Chapare et son retour en Bolivie a fait l’objet d’une conférence lors du dernier International Symposium on Tropical and Subtropical Horticulture in Mediterranean Climate, comme le rapporte SciencePost.

Une publication en a découlé le 16 novembre dernier. Et la confirmation de la transmission humaine de ce virus est pour le moins inquiétante selon les chercheurs. 

Transmission humaine prouvée

En effet, selon le document, »des chercheurs ont découvert que le virus mortel trouvé en Bolivie peut se propager d’une personne à l’autre dans les établissements de soins de santé, ce qui soulève des inquiétudes potentielles concernant d’autres épidémies à l’avenir. »

En pleine pandémie de coronavirus, cela n’a rien de rassurant.

Un patient en 2004, puis plus rien

Il faut dire que ce virus découvert en 2004 dans la province bolivienne de Chapare, d’où il tire son nom, avait causé la mort du seul patient infecté à l’époque.

Tout ce qu’on savait c’est que « c’était une fièvre hémorragique qui produisait des symptômes similaires à des maladies comme Ebola ».

Puis plus rien jusqu’en 2019. Alors quand il est réapparu près de La Paz, la capitale de la Bolivie, les autorités sanitaires ont été très inquiètes.

Des soignants infectés, deux en sont morts

Cette fois-ci plusieurs personnes ont contracté le virus. Au départ, les médecins avaient pris en charge trois malades, l’un d’eux en est mort.

Mais cinq autres personnes, dont un jeune interne en médecine, un ambulancier et un gastro-entérologue, ont été infectées parce qu’elles avaient été en contact avec les patients.

Sur ces cinq autres malades, deux sont morts. Ce qui fait trois personnes décédées sur les huit infectées.

Transmis par les fluides corporels

Ce qui confirme la thèse avancée par Caitlin Cossaboom, l’épidémiologiste qui est en charge de ces recherches que de « nombreux fluides corporels – comme le sang, l’urine, la salive ou encore le sperme – peuvent potentiellement transporter le virus. »

De plus la présence du virus a même été détectée 168 jours après la guérison dans le sperme d’un des patients.

Les malades qui ont été identifiés souffraient de fièvre, de douleurs abdominales, de vomissements, de saignements des gencives, d’éruptions cutanées et de douleurs derrière les yeux.

Aucun traitement

Pour le moment il n’existe pas de traitement qui permet de soigner le virus. Mais les efforts des chercheurs vont permettre de mettre au point un test PCR pour identifier la maladie et ainsi la diagnostiquer.

L’origine du virus

L’origine de ce virus est inconnue mais il proviendrait de petits rongeurs., c’est en tout cas vers quoi s’orientent les chercheurs car ils ont trouvé le virus chez des rongeurs qui se trouvaient  autour de la maison et sur les terres agricoles d’un des patients.

Le virus circule, des malades diagnostiqués à tort

De plus les scientifiques avancent que le virus du Chapare pourrait circuler en Bolivie depuis plusieurs années. Or les malades auraient été diagnostiqués comme souffrant de la dengue, une infection courante en Bolivie et dont les symptômes sont proches.

Depuis d’autres cas suspects ont été rapportés dont celui d’un enfant. Mais tous auraient survécu.

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