Les élus locaux alertent sur la lente arrivée des vaccins – Le Monde

Les élus locaux alertent sur la lente arrivée des vaccins – Le Monde
Au centre de vaccination du gymnase Resal, à Besançon, le 18 janvier 2021. Au centre de vaccination du gymnase Resal, à Besançon, le 18 janvier 2021.

Après les masques, puis les tests, ce sont donc aujourd’hui les quantités de vaccin disponibles qui inquiètent. Un à un, les élus des grandes villes, mobilisés pour organiser la campagne de vaccination, montent au créneau pour déplorer le trop faible nombre de doses livrées ou le manque de transparence sur les procédures. Une fois encore, à droite comme à gauche, les maires jurent qu’ils ne cherchent pas la polémique, mais s’agacent d’être laissés dans l’ignorance et de ne pas être plus et mieux associés.

Dès le 16 janvier, François Rebsamen et Anne Vignot, respectivement maires de Dijon et de Besançon, ont vivement réagi en publiant un communiqué commun dénonçant « la carence de l’Etat dans la livraison des vaccins (…) alors même que nous sommes au cœur de la région de France la plus touchée par le Covid ». Précisant qu’ils avaient pourtant mobilisé services municipaux et professionnels de santé pour être prêts, le socialiste et l’écologiste déplorent le contingentement des doses de vaccin auquel ils sont confrontés. « Au rythme actuel de livraison, il faudra quatre mois et demi pour vacciner les seules personnes de plus de 75 ans », déplorent les deux élus.

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Lundi 18 janvier, c’était au tour de Martine Aubry, lors d’une visite d’un centre de vaccination à Lille, de laisser paraître son agacement. « Là ce n’est plus possible ! », s’est emportée la maire socialiste de la ville, expliquant qu’elle avait ouvert deux centres de plus de 800 places et souhaitait en déployer davantage, notamment au Zénith, grande salle de concerts de la métropole, mais que le préfet l’en avait dissuadée.

« Ma conviction, c’est qu’on est vraiment en pénurie de vaccins », a affirmé l’ancienne ministre, faisant part d’une « grande inquiétude » devant la lenteur de la campagne et le nombre de personnes concernées. L’élue a réclamé plus de « transparence » : « Qu’on ne recommence pas la même histoire qu’avec les masques et les tests. Je comprends fort bien qu’on donne plus de doses aux zones qui sont largement infectées, mais qu’on nous le dise, qu’on ne nous fasse pas croire que toutes les personnes de plus de 75 ans peuvent s’inscrire alors qu’aujourd’hui, tout est bloqué. »

« Le rythme des livraisons ralentit »

« Aubry a raison, ce que nous voulons maintenant, c’est de la clarté et de la transparence. Savoir de combien de doses nous allons disposer et comment elles sont réparties suffisamment à l’avance », s’agace à son tour David Lisnard. Le maire Les Républicains de Cannes (Alpes-Maritimes) égrène les dates et les chiffres. Lui aussi dit s’être préparé : il a acquis très vite deux super-congélateurs pour stocker les doses et installé deux centres de vaccination avec une capacité de 1 000 injections par jour. Enfin, des médecins libéraux retraités ont été contactés afin d’assurer la vaccination.

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