Les Vingt-Sept suspendus au verdict de lUnion européenne sur les vaccins contre le Covid-19 – Le Monde

Les Vingt-Sept suspendus au verdict de lUnion européenne sur les vaccins contre le Covid-19 – Le Monde
Un flacon de vaccin contre le Covid-19 développé par le groupe pharmaceutique AstraZeneca et l’université d’Oxford (Royaume-Uni). Un flacon de vaccin contre le Covid-19 développé par le groupe pharmaceutique AstraZeneca et l’université d’Oxford (Royaume-Uni).

Alors que les Européens redoutent une troisième vague d’infections au SARS-CoV-2 après les fêtes de fin d’année, certains ne comprennent pas pourquoi le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Canada ont déjà débuté leur campagne de vaccination, et donnent des signes d’impatience. A commencer par le gouvernement allemand, qui fait pression sur l’Agence européenne des médicaments (EMA), l’instance délivrant le feu vert pour tous les vaccins et médicaments en Europe, pour que le vaccin des laboratoires américain Pfizer et allemand BioNTech soit approuvé « avant Noël », a fait savoir Berlin, mardi 15 décembre.

« Les citoyens européens se demandent pourquoi les agences européennes ne vont pas plus vite », a affirmé de son côté le premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, lors du Conseil européen qui rassemblait les Vingt-Sept à Bruxelles, jeudi 10 et vendredi 11 décembre. A l’inverse, dans l’opinion, les plus méfiants envers les vaccins s’interrogent sur le sérieux des procédures en cours dans l’Union européenne (UE), qui doivent permettre d’autoriser la mise sur le marché d’un premier vaccin dans des délais bien plus rapides que d’habitude. L’Agence européenne des médicaments se retrouve donc prise en étau entre ceux qui lui demandent d’accélérer et ceux qui s’inquiètent de la voir aller si vite.

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Mardi, elle a finalement fait savoir qu’elle se réunirait le 21 décembre, soit une semaine plus tôt qu’annoncé, pour se prononcer sur Pfizer-BioNTech. L’avis sur le candidat-vaccin de Moderna doit, lui, intervenir d’ici au 12 janvier. Autrement dit, moins d’un mois et demi après la demande d’autorisation de mise sur le marché (AMM) introduite le 1er décembre par les deux laboratoires en tête de la course au vaccin, là où en temps normal il lui faut plus de six mois. Explications sur le processus en cours.

  • Une procédure accélérée

« Nos experts [un expert et un suppléant par Etat membre] travaillent sans arrêt. Une équipe jusqu’à 3 heures du matin, puis une autre prend la relève », a expliqué sa directrice générale, Emer Cooke, lors d’une audition devant le Parlement européen, mercredi 10 décembre. Qui plus est, pour les vaccins contre le Covid-19, l’EMA applique une procédure accélérée : là où d’habitude elle étudie le dossier du laboratoire une fois qu’il est complet, cette fois elle procède à une sorte d’examen continu des données relatives au vaccin qu’elle audite, au fur et à mesure que le fabricant les lui transmet. Ainsi, les experts européens ont commencé à se pencher sur les documents d’AstraZeneca dès le 1er octobre, de Pfizer-BioNTech le 6 octobre, sur ceux de Moderna, le 6 novembre, et ceux de Janssen, le 1er décembre.

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