Molnupiravir : la transmission du Covid-19 bloquée en 24h ? – Linternaute.com

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Molnupiravir : la transmission du Covid-19 bloquée en 24h ?

Le Molnupiravir est un antiviral qui pourrait stopper la transmissions du coronavirus en 24h selon une étude de l’Institut des sciences biomédicales de l’Université de Géorgie.

[Mis à jour le jeudi 10 décembre 2020 à 12h22] Depuis plusieurs mois maintenant, l’avancée des vaccins est sur toutes les bouches. Mais qu’en est-il des études menées sur les médicaments ? D’après des chercheurs de l’Institut des sciences biomédicales de l’Université de Géorgie qui viennent de publier un compte rendu de leurs travaux sur l’antiviral, MK-4482 / EIDD-2801, plus communément appelé « Molnupiravir », ce traitement pourrait être la solution contre le Covid-19. Le directeur de recherches, le Dr Richard Plemper, assure que ce médicament pourrait « changer la donne » dans la lutte contre le coronavirus, sur le long terme.  Ses travaux révèlent que le Molnupiravir « stoppe complètement la transmission du virus dans les 24 heures ». De plus, « le médicament peut être pris par voie orale, un traitement à base de Molnupiravir peut être débuté tôt pour un bénéfice potentiellement triple : arrêter la progression vers une forme grave de la maladie, raccourcir la phase infectieuse et donc l’isolement prolongé des patients, et annihiler rapidement les flambées locales », précise l’Université de Géorgie. Aussi, Richard Plemper souligne qu' »il s’agit de la première preuve qu’un médicament administré par voie orale peut bloquer rapidement la transmission du SARS-CoV-2″.

« Nous avons noté très tôt que le MK-4482 / EIDD-2801 a une activité à large spectre contre les virus à ARN respiratoires », indiquent les chercheurs sur le site de l’Université. Pour cette étude, le traitement a été testé sur des furets infectés, par voie orale. « Nous pensons que les furets sont un modèle de transmission pertinent car ils propagent facilement le SARS-CoV-2, mais ne développent généralement pas de forme grave de la maladie, ce qui ressemble étroitement à la propagation du SARS-CoV-2 chez les jeunes adultes », précise le Dr Robert Cox, co-directeur de cette étude Les résultats ont mis en évidence que le Molnupiravir avait considérablement réduit la quantité de particules virales excrétées, et ainsi la potentielle transmission. […] Si ces données basées sur le furet se traduisent chez l’homme, les patients COVID-19 traités avec le médicament pourraient devenir non infectieux dans les 24 heures ». « Ces propriétés font du MK-4482 / EIDD-2801 un candidat remarquable pour parvenir à contrôler pharmacologiquement le Coivid-19 », ajoute le Dr Richard Plemper, qui présente ce médicament comme « un formidable complément à la vaccination à venir ». Davantage de précisions sont apportées dans la publication effectuée par les chercheurs dans la revue scientifique « Nature Microbiology ».

Comment le test s’est réalisé ?

Le Molnupiravir a été administré aux animaux tous les jours sous la forme d’un comprimé, à travers leur nourriture, 12 heures après qu’ils ont été infectés par le SARS-CoV-2. Les scientifiques ont alors observé que le traitement a significativement réduit l’excrétion du coronavirus dans les douze premières heures après l’administration. Les particules virales sont indétectables, mais l’ARN viral a été isolé, dans le nez des animaux 24 heures après le traitement. Pour étudier l’effet du Molnupiravir sur la propagation du coronavirus, un furet infecté a été mis en contact rapproché avec deux autres animaux sains pendant trois jours. La charge virale des animaux a été mesurée le quatrième jour. Le furet infecté, puis traité au Molnupiravir, n’a pas transmis le coronavirus à ses colocataires. Leur charge virale était indétectable au quatrième jour.

Des essais sur l’homme ?

Pour l’heure, des essais cliniques de phase II/III du Molnupiravir sont en cours et menés par le laboratoire Ridgeback Biotherapeutics. L’antiviral expérimental est actuellement testé chez des patients atteints de Covid-19. Les chercheurs essaient sur eux trois dosages différents du traitement, administré toutes les 12 heures pendant cinq jours. Les données de ces essais cliniques ne devraient toutefois pas être disponibles avant mai 2021.

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