Mutation du Covid-19 : deux variantes observées en Afrique du Sud et au Royaume-Uni – Linternaute.com

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Mutation du Covid-19 : deux variantes observées en Afrique du Sud et au Royaume-Uni

MUTATION COVID. Deux variantes du coronavirus ont été détectées en Afrique du Sud et au Royaume-Uni. La première provoque des formes graves chez des patients jeunes tandis que la deuxième se transmet « bien plus facilement », a expliqué le Premier ministre britannique, samedi.

[Mis à jour le 19 décembre 2020 à 20h45] Boris Johnson a annoncé un nouveau confinement de Londres et du sud-est de la capitale, samedi après-midi, suite à la découverte d’une nouvelle variante du coronavirus, qui se transmet « bien plus rapidement ». Un peu plus tôt, le médecin-chef de l’Angleterre a détaillé les résultats des études : « le groupe consultatif sur les menaces nouvelles et émergentes des virus respiratoires (NERVTAG) considère maintenant que cette nouvelle souche peut se propager plus rapidement. »

« Rien n’indique pour le moment que cette nouvelle souche cause un taux de mortalité plus élevé ou qu’elle affecte les vaccins et les traitements, mais des travaux urgents sont en cours pour confirmer cela », a-t-il ajouté. En Afrique du Sud aussi, les chercheurs ont observé « une variante particulière domine les résultats de ces deux derniers mois », a annoncé le Premier ministre du pays. Cette « variante 501.V2 » provoquerait des formes graves chez des patients plus jeunes et sans comorbidités, détaille Ouest-France

Le vaccin moins efficace face à cette mutation ?

S’il est encore trop tôt pour affirmer une éventuelle dégradation des effets du vaccin, les autorités sanitaires se veulent toutefois rassurantes, précisant que rien n’indique jusqu’ici que cette mutation n’entraîne une forme plus grave de la maladie, ni qu’elle ne réponde pas à un vaccin. « Est-ce que ça rend le virus plus grave ? Se transmet-il plus facilement ? Cela complique-t-il le diagnostic ? Les effets du vaccin sont-ils altérés par cette mutation ? Voilà les questions qui se posent et nous n’avons aucune information suggérant que ce soit le cas » a également rassuré Michael Ryan, responsable des situations d’urgence sanitaire à l’organisation mondiale.

D’après une étude publiée fin novembre dans la revue Nature, « à ce stade, nous ne trouvons aucune preuve de lignées de Sars-CoV-2 significativement plus transmissibles en raison de mutations récurrentes », écrivent les chercheurs, qui précisent que « les mutations récurrentes actuellement en circulation semblent être neutres sur le plan de l’évolution et principalement induites par le système immunitaire humain, via l’édition de l’ARN ». Pour la souche trouvée dans le sud de l’Angleterre, les conclusions sont les mêmes, « la variante est porteuse du N501Y, a priori sans mutation inquiétante », explique François Balloux, directeur de l’Institut de génétique de l’university College London.

Interrogé sur le sujet, Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique en France. « La crainte, c’est une véritable mutation de la protéine Spike, c’est-à-dire celle qui permet au virus de s’accrocher. Or, celle décrite par les Anglais porte sur cette protéine, et des données suggèrent que le virus serait plus infectieux. Cela demande à être confirmé. Je ne suis pas inquiet car nous avons déjà levé ce type d’alerte : rappelez-vous les récentes craintes sur les visons » explique-t-il au Parisien.

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