Pour comprendre le «Covid long», une étude nationale coordonnée depuis Tourcoing – La Voix du Nord

Pour comprendre le «Covid long», une étude nationale coordonnée depuis Tourcoing – La Voix du Nord

Le centre hospitalier de Tourcoing coordonne une étude sur le «Covid long», qui pourrait à terme inclure 1 000 patients dans toute la France. L’objectif de cette étude est d’identifier les causes de la persistance de symptômes chez certains malades, parfois des mois après la phase aiguë de la maladie.

Intitulée «Cocolate», pour coordination sur le covid tardif, cette étude se met actuellement en place en incluant ses premiers patients, explique son médecin coordinateur, le Dr Olivier Robineau, du service des maladies infectieuses du CH Dron. «L’idée est que l’étude s’étende progressivement à au moins 20 hôpitaux» et suive quelque 1 000 patients, explique-t-il, soulignant qu’il s’agit, à sa connaissance, de «la seule étude déclarée comme essayant de récupérer des patients sur l’ensemble du territoire».

Au moins un symptôme persistant

Ces malades, qui n’ont pas connu une forme très sévère du Covid-19 et n’ont pas été hospitalisés en réanimation, auront en commun de subir au moins un symptôme persistant deux mois après l’épisode aigu de la maladie. Ils seront orientés par leurs médecins généralistes vers les hôpitaux, qui leur proposeront un parcours coordonné pour explorer leurs symptômes et pourront les inclure dans l’étude.

Fatigue, essoufflement, sensation de ralentissement psychique, troubles de concentration avec l’impression d’être «dans le brouillard», maux de tête, douleurs articulaires ou thoraciques : les symptômes persistants sont assez nombreux mais «pas très spécifiques», souligne le Dr Robineau.

L’étude devra définir les symptômes que l’on peut vraiment associer au Covid persistant, qui n’a pas aujourd’hui «de définition médicale parce qu’on n’a pas encore assez de données épidémiologiques fiables».

Les hypothèses sur les causes de ces symptômes s’étendent du champ psychologique, avec une somatisation liée au stress de l’épidémie, à une persistance d’une réaction inflammatoire, voire une persistance du virus. «Tout ce qu’on souhaite, c’est pouvoir dire que le Covid, dans 90% des cas, s’arrête en moins de 3 semaines-un mois et que chez certaines personnes, il va durer six mois ou un an, mais qu’après, les personnes iront bien», espère-t-il, soulignant que la mononucléose ou le cytomégalovirus peuvent aussi fatiguer pendant six mois, sans qu’il y ait pour autant d’inquiétude pour le patient.

Une étude également lancée à l’AP-HP

Sur la même thématique du Covid long, l’AP-HP (Hôpitaux de Paris) a par ailleurs annoncé jeudi le lancement de la deuxième phase d’un projet de recherche, après celle ayant «permis d’identifier 50 manifestations de ces formes longues grâce à l’analyse du vécu de 600 patients».

Il s’agit désormais «de développer un questionnaire qui permettra d’obtenir une mesure valide et fiable de l’évolution du Covid long», qui «pourra être utilisé comme outil de suivi par les soignants afin d’adapter leur prise en charge en fonction des symptômes et de l’impact de la maladie sur leur vie, et comme critère de jugement rapporté par les patients dans les futures recherches sur la maladie», a détaillé l’AP-HP, les invitant à s’inscrire sur le site de la communauté de patients pour la recherche compare.aphp.fr

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