Question aux Orléanais : pour ou contre le vaccin anti-Covid obligatoire ? – La République du Centre

Question aux Orléanais : pour ou contre le vaccin anti-Covid obligatoire ? – La République du Centre

La question divise déjà la classe politique et les Français, en témoigne ceux que nous avons sondés ce vendredi 20 novembre dans Orléans : faudra-t-il rendre obligatoire le vaccin anti-Covid une fois celui-ci sorti des laboratoires ?

Se posent ici les questions – légitimes – du manque de recul quant aux effets indésirables potentiels derrière la piqûre et d’une atteinte aux libertés individuelles. Un récent sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo le souligne par ailleurs : un Français sur deux refuserait aujourd’hui de se soumettre au « dictat » d’une vaccination obligatoire.

Selon les prévisions les plus optimistes – peut-être aussi les moins regardantes au regard de leur efficacité et effets indésirables -, les premiers vaccins anti-Covid pourraient arriver en France entre les printemps et automne 2021. Arrivera avec le « remède » la question de savoir si, oui ou non, on doit le rendre obligatoire.

Pour

Un récent sondage a beau révéler qu’un Français sur deux se plierait à l’injonction, on a eu du mal à le retrouver dans Orléans, ce vendredi.
Peut-être est-ce Laura, courageuse, mais pas téméraire : « Je me ferais vacciner, oui, mais j’attendrais dans l’idéal un ou deux ans de voir ce que ça donne sur les autres. »

Le quinquagénaire Bruno irait se faire vacciner sans minauder, lui, si cela devait devenir obligatoire : « Un vaccin représenterait forcément une grande avancée. Oui, j’irais me faire piquer sans trop me poser de questions. » Le directeur commercial aurait alors à l’esprit « que les vaccins nous ont presque permis de vaincre la rougeole ou la varicelle. Pourquoi faudrait-il douter de celui-là ? », interroge-t-il, sans non plus verser dans la naïveté. « Il risque de ne pas être tout de suite au point, mais si c’est le prix à payer pour pouvoir enfin retrouver une vie normale… On ne va pas pouvoir vivre indéfiniment comme ça, avec si peu de liens sociaux. » 

Plus loin dans la rue baignée de soleil, Catherine se dit « pour » son caractère obligatoire, mais pas pour tout le monde : « Il devrait l’être uniquement pour les personnes âgées et à risque. » 

Jean-Yves est plus radical encore : « Il ne faudrait pas laisser le choix aux gens, ils sont beaucoup trop indisciplinés. Si cela était exigé, je me soumettrais moi-même au vaccin », jure-t-il.

La proposition d’un lecteur pour concilier santé et liberté durant la période Covid

contre

Certes, presque imperceptible, reste que Muriel a bien le réflexe de faire
un bond en arrière, quand on s’enquiert de sa position sur la question, depuis la place du Martroi. « Jamais, on ne m’imposera ce vaccin. On n’aura aucun recul sur ses effets secondaires.

« Je préfère encore qu’on me colle
en prison ! »

Muriel

Au-delà de potentiels effets indésirables, c’est avant tout sa liberté individuelle à se faire vacciner ou non que la fonctionnaire met en avant.

Si tout choix devait être ôté aux Français, l’animatrice Nadine ne s’en offusquerait pas outre mesure, quand bien même refuserait-elle le vaccin anti-Covid : « Je n’ai pas peur du virus, j’applique les gestes barrières et ne me mets pas en danger, mais j’aurais peur pour ma santé si je devais me faire inoculer un produit mal étudié. »

Dans les rues d’Orléans, ce vendredi 20 novembre, les détracteurs du vaccin obligatoire semblent l’emporter de loin en nombre. On y croise presque que des « contre », dont Laurence. « Déjà, je pense qu’éthiquement, on ne peut pas imposer un traitement médical à la population. Encore moins avec le gros manque de recul qu’on aura sur le vaccin, qui risque d’arriver beaucoup trop vite. » 

Manu est-il paradoxal ou tout simplement Français (?), la question se pose : « Si on rend demain le vaccin obligatoire, par principe, je le refuserais. Mais si le choix m’est laissé, peut-être que j’irais me faire vacciner. » 

« Les Français sont désespérants, se navre Victor. Tu leur imposerais le vaccin, ils rueraient dans les brancards, tu leur laisses leur libre arbitre, ils se ruent dans les centres où se faire immuniser, avant de dénoncer une pénurie de vaccins, comme ils l’ont fait avec les masques, et une gestion calamiteuse
du gouvernement. »

David Creff

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