Syndrome de l’intestin irritable : Des chercheurs ont identifié une cause possible de la pathologie – 20 Minutes

Syndrome de l’intestin irritable : Des chercheurs ont identifié une cause possible de la pathologie – 20 Minutes

Des chercheurs belges se sont penchés sur les causes du
syndrome de l’intestin irritable, dont souffrent 5 % des Français et qui engendre des douleurs abdominales après la consommation de certains produits. Ils ont réussi à mettre au jour un dysfonctionnement du
système immunitaire expliquant en partie le phénomène. Il serait causé par une infection intestinale, explique une
étude publiée mercredi dernier dans Nature et relayée par Futura Sciences.

La bactérie déclenche une réaction du système immunitaire. Ce dernier serait ensuite sensible à la présence des aliments qui étaient dans l’intestin au moment de l’arrivée de la bactérie, et ce même une fois l’infection passée. Guy Boeckxstaens, spécialiste en gastro-entérologie à l’université de Louvain (Belgique), et son équipe ont confirmé l’existence du processus en injectant une bactérie à des souris alimentées avec de l’ovalbumine.

Il s’agit d’un antigène alimentaire, c’est-à-dire une substance étrangère à l’organisme déclenchant une réaction immunitaire. Le système immunitaire des rongeurs leur a permis de guérir. Les chercheurs ont alors une nouvelle fois nourri les animaux à l’ovalbumine. Ces derniers ont présenté des douleurs abdominales, contrairement à ceux qui n’avaient pas été infectés par la bactérie.

Une réaction similaire à l’allergie alimentaire

La réaction et les douleurs sont causées par la sécrétion d’une molécule appelée histamine, elle-même provoquée par la stimulation des mastocytes par les aliments. Le déclenchement de ces cellules de l’immunité innée est également à l’origine du phénomène chez les humains.

Chez les sujets souffrant du syndrome de l’intestin irritable, l’histamine n’est produite que dans les zones du corps qui avaient été infectées par la bactérie. Le processus est le même que lors d’une réaction à une allergie alimentaire, mais à une échelle plus locale, ont précisé les auteurs de l’étude. Ces derniers ont estimé que leur découverte « ouvrait la possibilité de nouveaux traitements » du syndrome et de ses manifestations.

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