Un risque moindre de diabète chez les consommateurs de produits bio – Le Monde

Un risque moindre de diabète chez les consommateurs de produits bio – Le Monde
Sur les étals d’un supermarché bio, en 2018 à Saintes (Charente-Maritime).

Moins de certains cancers, et maintenant moins de diabète : publication après publication, les données issues de la cohorte NutriNet-Santé ne cessent de suggérer de nouveaux bénéfices sanitaires liés à la consommation des produits issus de l’agriculture biologique. Grâce aux données générées par cette grande cohorte d’épidémiologie nutritionnelle – l’une des plus importantes au monde, forte de 170 000 volontaires –, une équipe franco-américaine estime, dans une étude publiée lundi 9 novembre dans l’International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, que les plus gros consommateurs d’aliments labellisés « AB » ont un risque de diabète de type 2 (parfois appelé « diabète gras ») réduit de plus d’un tiers, par rapport à ceux qui en consomment le moins.

C’est la première fois qu’une étude prospective, c’est-à-dire qui suit une population dans le temps, met en évidence un tel lien. L’hypothèse jugée la plus plausible par les auteurs pour expliquer celui-ci est la présence accrue de résidus de pesticides de synthèse dans l’alimentation conventionnelle.

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L’étude a porté sur 33 256 membres de la cohorte – seuls ceux qui ont répondu à un questionnaire très détaillé sur la nature de leur consommation ont été inclus. « Cela nous a permis d’avoir une estimation très fine de la quantité de chaque type de produit consommé : produits végétaux, animaux, bio ou non, etc. », explique l’épidémiologiste Emmanuelle Kesse-Guyot (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, Inrae), première autrice de ces travaux.

Les chercheurs ont réparti les personnes incluses en cinq groupes, en fonction de la proportion d’aliments bio qu’elles ont indiqué consommer. Sur les quatre années de suivi de la cohorte, un peu moins de 300 cas de diabète se sont déclarés. Les auteurs ont étudié la répartition de ces cas, en corrigeant leur analyse des effets liés au statut économique, à l’activité physique, à l’indice de masse corporelle, à la qualité de l’alimentation, au tabagisme et à l’alcool.

Risque diminué de 35 %

Toutes choses égales par ailleurs, les plus gros consommateurs de bio ont un risque diminué de 35 % de contracter un diabète de type 2 par rapport aux non-consommateurs. Ces conclusions recoupent celles d’une analyse transversale (l’examen d’une population à un instant donné) de la même cohorte, publiée en 2017 dans la revue European Journal of Nutrition, qui mettait en évidence un risque accru de syndrome métabolique parmi les membres de la cohorte consommant le moins de produits bio.

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