Vaccin anti-Covid : labos, effets secondaires, vaccination en France… Le point complet – Linternaute.com

Vaccin anti-Covid : labos, effets secondaires, vaccination en France… Le point complet – Linternaute.com


Vaccin anti-Covid : labos, effets secondaires, vaccination en France... Le point complet

VACCIN COVID. Le vaccin contre le coronavirus Covid-19 sera prochainement utilisé dans le monde entier, y compris en France. Retrouvez tout ce qu’il faut savoir sur le sujet et les dernières actus.

Deux médecins renommés demandent l’arrêt des études sur le vaccin

L’actu (2) du 7 décembre – Alors que les vaccins contre le Covid-19 font l’objet de beaucoup d’études à l’aube de leur commercialisation, notamment sur les effets secondaires, deux médecins à la renommée internationale ont pris position contre. Plus que ça même, ils ont lancé un appel conjoint à la suspension des études sur les vaccins de l’ensemble des laboratoires, adressant leur missive à l’Agence européenne du médicament (EMA) et joignant à leur demande une pétition. L’ancien responsable de la recherche respiratoire de Pfizer, le Dr Michael Yeadon, et le spécialiste des poumons et ancien député, le Dr Wolfgang Wodarg, visent particulièrement le vaccin développé par Pfizer et BioNtech. « Nous exigeons que les études – pour protéger la vie et la santé des personnes testées – ne se poursuivent que lorsqu’un plan d’étude sera disponible et qu’il sera adapté pour répondre aux préoccupations de sécurité considérables exprimées par de plus en plus de scientifiques bien connus contre le vaccin », écrivent-ils à l’EMA.

La campagne de vaccination en France, « de la publicité »

L’actu du 7 décembre – A peine présentée par le gouvernement, la campagne de vaccination contre le Covid-19 qui aura lieu en France à partir de janvier prochain fait déjà réagir le professeur Didier Raoult. Le célèbre – et décrié – infectiologue marseillais est resté sceptique, pour ne pas dire critique, devant la stratégie française. « Le programme que j’ai lu, jusqu’à présent, ça me paraissait de la science-fiction. Ce que j’ai vu, c’est de la publicité. Je n’ai pas vu d’article scientifique, j’attends de voir de vraies données », a-t-il jugé sur CNews. Didier Raoult estime que la priorité reste de « soigner les malades », plutôt que de s’évertuer à chercher un sérum révolutionnaire.

« La France cherche une baguette magique, ce monde est fou, alors que ce qui compte c’est de soigner les malades », abonde-t-il, jugeant plus généralement que « les conditions qui ont été prises pour lutter contre cette maladie sont des conditions d’un autre siècle ». Le directeur de
l’IHU – Méditerranée Infection a également eu quelques mots, positifs cette fois, concernant Alain Fischer, le professeur d’immunologie nommé par le gouvernement pour piloter la stratégie vaccinale. « Alain Fisher, M. vaccin, est mieux placé que n’importe qui pour évaluer ces aspects vaccinaux », a lancé Didier Raoult.

Le vaccin de Moderna, une protection pour trois mois ?

L’actu du 4 décembre 2020 – Les conclusions d’une étude publiée dans la revue médicale indépendante New England Journal of Medicine estime à trois mois la protection contre le Covid-19 offerte par le vaccin de Moderna. Il s’agit d’un résultat qui paraît faible, mais qui est en réalité encourageant dans le sens les essais sur l’immunité permise par ce vaccin n’en sont qu’à leurs prémices. Des essais qui vont se poursuivre sur 34 participants qui vont recevoir le sérum et qui vont déterminer s’il est efficace davantage que trois mois. Pour ces premiers essais, les chercheurs ont constaté que le niveau des anticorps provoqués par le vaccin avaient baissé d’intensité au bout de 90 jours.

L’intensité des anticorps reste malgré tout bien plus élevée que celle développée par l’immunité naturelle d’une personne qui a contracté la maladie. Cité par l’AFP, le très respecté immunologue américain Anthony Fauci a estimé qu’il était « certain » que l’immunité créée par le vaccin, pas forcément celui de Moderna, durerait un certain temps. Mais « on ne sait pas si ce sera un, deux, trois ou cinq ans, on ne sait pas », a-t-il précisé.

Le vaccin Pfizer disponible dès la semaine prochaine au Royaume-Uni

Le Royaume-Uni sera donc à jamais le premier pays à autoriser l’utilisation du vaccin contre le Covid-19. En l’occurrence, c’est celui de Pfizer, considéré comme le plus avancé, qui a été choisi par les autorités britanniques et il sera disponible dès « la semaine prochaine », annonce un porte-parole du gouvernement ce mercredi. « Le gouvernement a accepté aujourd’hui la recommandation de l’Agence indépendante de réglementation des médicaments et des produits de santé (MHRA) d’approuver l’utilisation du vaccin contre le Covid-19 de Pfizer et BioNTech », complète le porte-parole. Le pays a commandé 40 millions de doses, pour 2020 et 2021, du vaccin Pfizer, dont le PDG Albert Bourla a salué un « moment historique dans le combat contre le Covid-19 ».

En plus des doses Pfizer, le Royaume-Uni a commandé 100 millions de doses du laboratoire local AstraZeneca, et 60 millions de doses du vaccin Novavax. Cette autorisation outre-Manche a fait réagir en France. « Ce n’est pas parce qu’ils vont commencer la semaine prochaine qu’ils vont mieux faire que les autres, je pense qu’il faut prendre le temps de regarder l’ensemble des données », a estimé l’infectiologue Yazdan Yazdanpanah, interrogé par Franceinfo ce mercredi. Et de tempérer : « Je ne dis pas que les Britanniques ont fait ça dans la précipitation, parce que je ne sais pas ».

Le calendrier vaccinaire s’affine

L’actu (2) du 1er décembre – Ce mardi, Emmanuel Macron a évoqué la campagne de vaccination à venir en France, à l’occasion d’une rencontre avec le Premier ministre belge. Le chef de l’Etat a fait savoir que la vaccination pour le « grand public » interviendrait « entre avril et juin » 2021, confirmant également que dans un premier temps, le vaccin sera réservé aux personnes à risque. « Il y aura une première phase, qui commencera le plus tôt possible, qui sera très ciblée, réservée sur les publics les plus sensibles. Il y aura une deuxième vague de vaccination, entre avril et juin, plus large et plus grand public », a détaillé Emmanuel Macron, assurant que « la stratégie vaccinale sera déclinée nationalement » dans les prochains jours. Le président de la République a également évoqué la production de doses de vaccins en Europe et le caractère uni de l’Union européenne dans cette quête. « Nous avons agi en européens, nous avons réservé les doses » et avons « les capacités de produire en Europe. Il y a une clé de répartition entre les États membres (de l’UE) en fonction de la population », a ajouté Emmanuel Macron.

Véran veut montrer le « cheminement », Pfizer place ses pions en Europe

L’actu du 1er décembre – Interrogé ce mardi sur la politique de vaccination que compte mener la France sur le front du Covid-19, Olivier Véran a promis de la transparence aux Français, alors que le gouvernement doit révéler sa stratégie cette semaine. « En matière de vaccination contre le Covid, évidemment que nous avons à faire une campagne d’information, d’explication et probablement de montrer aux Français le cheminement que nous suivons, avec les autorités scientifiques, les saisines citoyennes, le Conseil scientifique… », a expliqué le ministre de la Santé, évoquant également « l’organisation logistique, qui est importante aussi ». Le gouvernement français compte s’exprimer sur ses choix et expliquer pourquoi telle population est à vacciner en priorité, pourquoi avec tel vaccin plutôt qu’un autre… « Cela fait partie des enjeux pour les prochains jours », a ajouté Olivier Véran.

Dans le même temps, ce mardi, Pfizer a fait un nouveau pas vers la commercialisation de son vaccin anti-Covid en Europe. L’Agence européenne des médicaments (EMA) a fait savoir qu’elle allait tenir une réunion extraordinaire le 29 décembre prochain, « au plus tard », pour donner, ou pas, son autorisation à la mise sur le marché du sérum fabriqué par le laboratoire américain associé à l’Allemand BioNtech. « Si les données soumises sont suffisamment solides pour conclure sur la qualité, la sécurité et l’efficacité du vaccin, l’EMA (…) conclura son évaluation lors d’une réunion extraordinaire prévue le 29 décembre au plus tard », a déclaré le régulateur européen dans un communiqué.​ Cela fait suite à la demande d’autorisation déposée ce lundi auprès de l’EMA par le couple américano-germanique, qui espère la commercialisation de son sérum « en Europe avant la fin de 2020 ».

La HAS publie ses recommandations sur le vaccin

L’actu du 30 novembre – Ce lundi, la Haute autorité de santé a dévoilé ses recommandations quant à la vaccination prochaine des Français contre le Covid-19. La HAS préconise une vaccination en cinq phases :

  • D’abord, le vaccin contre le Covid-19 devra être administré aux résidents des Ehpad, ainsi qu’au personnel de ces établissements.
  • Quand plus de doses seront disponibles, seront concernés les 75 ans et +, ainsi que les 65-74 ans avec comorbidités, professionnels de santé de 50 ans et plus ou avec comorbidités.
  • Troisième phase : pour les plus de 50 ans ou moins de 50 ans avec comorbidités, et l’ensemble des personnels de santé.
  • Les personnes fortement exposées par leur métier et les personnes précaires (SDF, résidents hôpital psychiatrique) seront concernés par la quatrième phase.
  • Enfin, phase 5 : les plus de 18 ans sans comorbidité.

Dans ses recommandations publiées ce lundi, la Haute autorités de santé (HAS) préconise donc une vaccination en premier lieu pour les personnes âgées résidentes des établissements médico-sociaux. Elles doivent être vaccinées « à l’arrivée des toutes premières doses » de vaccin contre le Covid-19, selon l’institution. L’HAS justifie cette recommandation « compte tenu du nombre limité de doses qui seront disponibles au démarrage ». Pour rappel, Emmanuel Macron et Jean Castex ont tous les deux fait savoir que les premières vaccinations interviendraient entre fin décembre et début janvier.

Par ailleurs, La Haute autorité de santé ne préconise pas de vaccination contre le Covid-19 pour les mineurs. “Ce n’est pas une priorité”, estime la HAS, compte tenu du faible nombre de doses qui, dans un premier temps, vont être disponibles en France. Les experts estiment que les moins de 18 ans sont moins concernés par les formes graves de coronavirus et que les laboratoires qui développent des vaccins n’ont pas suffisamment inclus les mineurs dans leurs essais cliniques. L’autorisation de vaccination “ne sera pas délivrée pour les enfants puisqu’il n’y aura aucune donnée d’efficacité et surtout de tolérance relative à cette population”, a précisé Daniel Floret, vice-président de la commission technique des vaccinations de la HAS, lors d’une conférence de presse ce lundi.

Malgré les bonnes nouvelles, l’avertissement de Moderna

L’actu du 25 novembre – Depuis plusieurs semaines maintenant, les bonnes nouvelles s’enchaînent dans la course à la vaccination contre le Covid-19. D’abord Pfizer, puis Moderna, et enfin AstraZeneca : au moins trois laboratoires reconnus en sont à la phase trois des essais cliniques – la dernière – et ont publié des premiers résultats très encourageants quant à l’efficacité de leurs vaccins anti-Covid. Des annonces qui font naturellement miroiter un retour à la « vie d’avant » le coronavirus, mais qui doivent, en réalité, être accueillies avec pragmatisme, comme l’a rappelé Moderna. Le médecin en chef du groupe pharmaceutique américain a averti sur la chaîne HBO que malgré l’arrivée prochaine des sérums, le retour à la normale ne serait pas pour tout de suite.

Et pour cause, selon Tal Zaks, le Covid-19 va continuer à circuler et à se transmettre. « Lorsque nous commencerons à déployer ce vaccin, nous n’aurons pas suffisamment de données concrètes pour prouver qu’il réduit la transmission », a-t-il déclaré, jugeant que les résultats publiés jusque-là par les différents laboratoires « ne montrent pas » que les vaccins « vous empêchent de porter ce virus de façon transitoire et d’infecter d’autres personnes ». Le scientifique a ainsi insisté pour encourager les populations à ne pas subitement modifier leurs comportements dès lors que les premiers vaccins arriveront. Autrement dit, masques et gestes barrières sont encore là pour un moment…

Emmanuel Macron déclare que le vaccin ne sera pas obligatoire et esquisse un calendrier

Jacques Witt/SIPALe 24 novembre 2020, à 22h45 – Emmanuel Macron s’est exprimé ce mardi 24 novembre 2020 dans la soirée au sujet de l’épidémie de coronavirus en France, en recul, et sur la stratégie de l’exécutif sur le confinement. Alors qu’un plan de déconfinement progressif a été annoncé, le chef de l’Etat a donné des précisions sur la campagne de vaccination qui s’annonce, avec les résultats encourageants de plusieurs vaccins candidats. Emmanuel Macron a esquissé un calendrier pour les premières vaccinations dans le pays, qui devraient avoir lieu « vraisemblablement dès fin décembre, début janvier » selon lui. Les personnes fragiles et donc les plus âgés seront les premiers vaccinés à cette période de l’année.

Emmanuel Macron a aussi promis qu' »un comité scientifique sera chargé du suivi de ces vaccinations », avec une restitution des informations et une communication sur les incertitudes sur le remède « de manière claire, transparente ». Pour garantir la transparence de la vaccination, un « collectif de citoyens » sera aussi mobilisé pour associer la population à la démarche.

« Je ne rendrai pas la vaccination obligatoire », a par ailleurs promis Emmanuel Macron, malgré la réelle nécessité à vacciner une partie importante de la population pour définitivement se débarrasser du SARS-Cov-2. Une parole qui a été remarquée alors que les réticences contre les vaccins sont relativement fortes en France. Le vaccin anti-Covid reste à ce stade soumis au feu vert des autorités sanitaires.

La France a, avec l’Union européenne « sécurisé le nombre de doses » nécessaires, a par ailleurs assuré le président. « Après les ratés sur les masques et les tests, l’exécutif sait qu’il ne peut échouer sur le sujet des vaccins, d’autant que les sondages montrent une population sceptique sur l’intérêt de se faire vacciner », analyse l’AFP ce mardi soir.

Des vaccins moins chers pour la France que pour les USA ?

L’actu du 24 novembre – Les négociations entre les pays pour le vaccin anti-Covid vont bon train. En Europe par exemple, l’UE a d’ores et déjà fait savoir que 300 millions de doses du nouveau vaccin contre le Covid-19 de Pfizer avait été commandées et en France, le gouvernement a assuré que que 15 % des vaccins achetés par l’UE lui reviendra. Si tout cela est bon pour l’effet d’annonce, reste à connaître le prix à payer et en réalité, il pourrait s’avérer raisonnable. Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie, a confié qu’il n’était « pas impossible que nous ayons de meilleurs prix que les Américains, parce que nous avons su négocier en groupe ». La ministre fait écho au partenariat passé par la France et six autres membres de l’Union européenne afin de précommander une dose très importante de vaccins, en tout cas davantage que la commande des Etats-Unis. Du côté des laboratoires, on ferait ainsi des économies d’échelles, ce qui permettrait d’abaisser les prix.

Le vaccin d’AstraZeneca efficace à 70%

AstraZeneca, qui collabore avec l’université d’Oxford, a indiqué ce lundi dans un communiqué que son vaccin anti-Covid  avait atteint 70% d’efficacité. Il s’agit des premiers résultats des essais cliniques menés à grandes échelles au Royaume-Uni ainsi qu’au Brésil. Ce taux est inférieur aux 90% de Moderna ou de Pfizer, mais le laboratoire anglo-suédois se défend en indiquant utiliser une technologie plus traditionnelle que ces deux concurrents. Son vaccin serait ainsi moins coûteux et plus facile à stocker car il ne nécessite pas une conservation à très faible température. De plus, AstraZeneca s’est félicité qu’aucun participant aux essais cliniques n’avaient vu leur état se dégrader, nécessitant une hospitalisation.

Concernant la distribution, là encore le groupe pharmaceutique défend une « chaîne d’approvisionnement simple ». Le vaccin « sera accessible et disponible à travers le monde », promet Pascal Soriot, le directeur général français d’AstraZeneca, dont les propos sont cités dans le communiqué. Cette nouvelle a été saluée par le gouvernement britannique, qui s’est également félicité d’un sérum plus facile d’utilisation que la ceux de la concurrence. « Ce vaccin développé ici (au Royaume-Uni, ndlr) est plus facile à administrer que celui de Pfizer parce qu’il n’a pas besoin d’être conservé à -70 degrés », a déclaré le ministre de la Santé.

Le vaccin Pfizer doit-il vraiment se conserver sous -70 degrés ?

Le 20 novembre 2020, à 11h30 – Le vaccin de Pfizer et BioNTech est le premier à donner un espoir dans la lutte contre le coronavirus avec une efficacité de 90% puis de 95% après rectification. Mais sur le papier, le vaccin présente un gros bémol qui pourrait compliquer sa mise en circulation dans le monde. En effet, pour sa conservation, le vaccin doit être entreposé dans des températures inhabituelles de -70 degrés. Pour rentrer dans les détails, le vaccin repose sur l’ARN messager (ARNm) constitué d’un seul brin, et qui est sensible aux enzymes qui découpent l’ARN (les ribonucléases), omniprésentes dans le sang. Pour le protéger, l’ARNm est donc encapsulé dans des nanoparticules lipidiques, qui l’aident également à s’introduire dans la cellule dans une température polaire. Par conséquent, des conteneurs spéciaux sont obligatoires pour son transport en ajoutant constamment de la glace carbonique, produit considéré comme « dangereux » dans les avions. La France a déjà annoncé s’être équipée de 50 « supercongélateurs » pour pouvoir conserver le vaccin.

Mais selon Futura santé, « le vaccin de Pfizer supporterait -20 °C pendant quinze jours et même 2 °C à 8 °C pendant cinq jours ». Pour Thomas Madden, le P.-D.G. d’Acuitas Therapeutics, interrogé par le New Scientist et cité par nos confères, cette température serait « un excès de précaution ». « Il n’y a pas de limite technique de température. Les vaccins sont développés tellement rapidement qu’on n’a pas eu le temps de mener des tests de stabilité. » Selon une étude de 2018 publiée dans la revue Nature, une stabilité d’au moins six mois à température réfrigérée a déjà été observée pour l’ARNm encapsulé.

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Lors d’une conférence de presse organisée début décembre, Jean Castex, accompagné du ministre de la Santé Olivier Véran, a donné des précisions sur la stratégie du gouvernement sur la grande campagne de vaccination qui approche, qui va débuter en France début 2021. Plusieurs phases vont se succéder :

Par ailleurs, le gouvernement a nommé le professeur Alain Fischer à la tête d’un « Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, chargé d’appuyer le gouvernement ». Le Premier ministre a également révélé que le vaccin serait gratuit et la vaccination pas obligatoire. Elle ne concernera que les personnes majeures. La France dispose pour l’heure  d’un potentiel de 200 millions de doses, qui permettront de vacciner 100 millions de personnes « sachant que le vaccin nécessite deux doses à quelques semaines d’intervalle ». La France devrait débourser 1,5 milliard d’euros pour ces vaccins, attribués au budget de la sécurité sociale. L’enjeu de cette campagne de vaccination contre le Covid-19 s’annonce d’importance en vue de la fin de l’épidémie, surtout en France où le virus a tué plus de 50 000 personnes et où la réticence envers la vaccination est encore très vive. Pour rappel, il convient que 67% de la population soit vaccinée, selon la revue scientifique Nature, pour atteindre l’immunité collective.

Alors que les premiers vaccins contre le Covid-19 arrivent, le gouvernement français a d’ores et déjà budgétisé le coup de l’opération. La France compte investir 1,5 milliards d’euros en 2021 pour les différentes campagnes de vaccination. « On prépare une campagne de vaccination pour être prêt au moment où un vaccin sera validé par les autorités de santé européennes et nationales et pour pouvoir, dans la foulée, immédiatement lancer un vaccin », faisait savoir le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, mi-novembre. Concrètement, la France compte recourir au premier vaccin disponible s’il est efficace, mais des pré-commandes diverses ont été passées via l’Union européenne. Six vaccins et plus d’un milliards de doses ont fait l’objet de commandes, réparties entre les laboratoires suivants : Pfizer-BioNtech, Moderna, AstraZeneca, Sanofi, Johnson&Johnson et CureVac.

Aucune date précise n’a été communiquée sur l’arrivée des premiers vaccin anti-Covid en France, mais un calendrier se dessine. Emmanuel Macron et Jean Castex ont tous les deux fait savoir, fin novembre, que les premières doses étaient espérées entre fin décembre et début janvier. C’est à cette période que l’Agence européenne des médicaments devrait donner ses premiers feux verts à des laboratoires. Ainsi, les premières vaccinations en France pourraient intervenir à la toute fin 2020, qui concerneront « les personnes les plus fragiles » comme l’a fait savoir Emmanuel Macron. La campagne de vaccination de masse, elle, pourrait débuter au printemps 2021.

Si les vaccins des différents laboratoires ont le même objectif, à savoir immuniser contre le Covid-19, tous n’emploient pas la même technique pour ce faire. Il existe des fonctionnements diverses :

Aux Etats-Unis comme en Europe, la distribution des premiers vaccins anti-Covid se rapproche, alors que Moderna et Pfizer ont déposé leurs demandes d’autorisation de mise sur le marché des deux côtés de l’Atlantique. Cette vague de vaccination à venir se devrait pas se faire sans désagréments, ont averti fin novembre des médecins américains, qui ont encouragé les responsables de la santé publique ainsi les laboratoires à avertir la population sur les très probables effets secondaires des vaccins. A l’occasion d’une réunion avec les conseillers des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies américains (CDC), le docteure Sandra Fryhofer s’est interrogé sur la possibilité que de nombreuses personnes renoncent à se faire administrer la deuxième dose du vaccin, découragés par ces effets secondaires justement.

Des volontaires aux essais de Pfizer et Moderna, les deux laboratoires américains les plus avancés, ont témoigné en faisant état de fièvre élevée, des courbatures, des maux de tête et de grande fatigue ressentis après avoir été vacciné. Mais il s’agit de phénomène on ne peut plus normal, à en croire Bruno Pitard, chercheur du CNRS au Centre de cancérologie et d’immunologie Nantes-Angers, interrogé par Ouest France. « Un vaccin n’est jamais indolore, ce n’est pas un Doliprane. C’est totalement normal qu’il y ait des effets secondaires. (…) On injecte le vaccin dans le muscle pour le système immunitaire donc ce sont des effets secondaires communs, il n’y a rien d’étonnant », estime-t-il.

La réponse est non. Emmanuel Macron, lors de son allocution du 24 novembre, s’y est engagé devant les Français. La stratégie du gouvernement, qui doit malgré tout convaincre le plus grand nombre à se faire vacciner, souhaite plutôt instaurer un rapport de confiance dans ce dossier du vaccin, face à une population particulièrement peu encline à la vaccination. L’exécutif souhaite ainsi mettre en place une transparence totale sur le sujet, qui devra participer « au rapport de confiance que le gouvernement souhaite établir avec les citoyens concernant l’appréhension face à ce vaccin », comme l’a glissé un proche du chef de l’Etat au Journal du dimanche. La tâche du gouvernement s’annonce ardue puisque selon un sondage IFOP réalisé pour le JDD, 59% des Français ne veulent pas se faire vacciner contre le coronavirus.

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