Vaccin anti-Covid : une vaccination lancée plus tôt que prévu en France ? – Linternaute.com

Vaccin anti-Covid : une vaccination lancée plus tôt que prévu en France ? – Linternaute.com


Vaccin anti-Covid : une vaccination lancée plus tôt que prévu en France ?

VACCIN COVID. Alors que le gouvernement tablait davantage sur des premiers vaccins en janvier 2021, la possibilité que la campagne de vaccination en France débute dans quelques jours a fait son chemin.

Un nouveau vaccin signé par l’UE ?

L’actu (2) du 17 décembre – Alors que l’Union européenne a déjà commandé six vaccins de différents laboratoires pharmaceutiques, un septième pourrait prochainement suivre. Après AstraZeneca, Johnson & Johnson, Sanofi-GSK, Pfizer-BioNTech, CureVac et Moderna, la Commission européenne a fait savoir que des pourparlers avaient été engagés avec Novavax. Il s’agit d’une société américaine de biotechnologie, qui pourrait venir ajouter 100 millions de doses supplémentaires de vaccin anti-Covid, en plus des près de deux milliards de doses déjà commandées par l’UE.

« Le contrat envisagé avec Novavax donnerait la possibilité (…) d’acheter 100 millions de doses supplémentaire », a déclaré un porte-parole de la Commission européenne, ce jeudi 17 décembre, alors que la généralisation du coup d’envoi des campagnes de vaccination s’accélère ces derniers jours. Ce serait, dans un premier temps, le vaccin de Pfizer qui serait utilisé car c’est le premier à passer sous le contrôle de l’Agence européenne des médicaments.

Des vaccins avant fin 2020 en France, ça se précise

L’actu du 17 décembre – Au lendemain de l’annonce de Jean Castex à l’Assemblée nationale, sur le fait que la vaccination en France « pourrait commencer dès la dernière semaine de décembre », c’est une nouvelle fois Ursula van der Leyen qui a fait une déclaration majeure ce jeudi. La vaccination contre le Covid-19 débutera dans tous les pays de l’Union européenne à partir du 27 décembre, a fait savoir la présidente de la Commission européenne. On se rapproche donc véritablement des premières injections avant la fin de l’année en France. Ce jeudi, le gouvernement doit présenter son plan vaccinal au Sénat, après l’avoir fait devant les députés de l’Assemblée. Cette fois, c’est Olivier Véran qui sera à la tâche, remplaçant Jean Castex qui a été contraint d’être placé à l’isolement après la révélation du test positif d’Emmanuel Macron.

Castex conforte van der Leyen, des vaccins en France dans une semaine ?

L’actu (2) du 16 décembre – Comme prévu, Jean Castex s’est présenté devant les députés à l’Assemblée nationale ce mercredi, mais on ne s’attendait pas forcément à une annonce de cette ampleur. Le Premier ministre a confirmé les propos prononcés un peu plus tôt dans la journée par Ursula van der Leyen, la présidente de la Commission européenne, qui avait annoncé au Parlement européen que les premiers vaccins, en Europe, pourraient intervenir d’ici une semaine que tous les pays débuteraient leurs campagnes en même temps. « Les vaccinations pourraient commencer dès la dernière semaine de décembre, elle s’échelonnera sur une période de six à huit semaines », a lancé le chef du gouvernement.

Jean Castex a donné plus détails sur la stratégie française de vaccination. « Nous avons privilégié les vaccins les plus avancés, Moderna et Pfizer, d’autres pourraient arriver dans les mois qui viennent malgré les incertitudes. Dans la foulée (de l’autorisation européenne, ndlr), la Haute autorité de santé donnera son avis quant aux conditions d’utilisation, c’est là que sera lancée la campagne vaccinale », a-t-il ajouté, réaffirmant la stratégie française, comme celle de nombreux pays, qui réside en la vaccination en priorité des « publics les plus vulnérables ».

Van der Leyen : « D’ici une semaine, le premier vaccin sera autorisé »

L’actu du 16 décembre – Au lendemain de l’annonce de l’examen avancé au 21 décembre du vaccin Pfizer par l’Agence européenne du médicament, c’est une nouvelle déclaration de taille que vient de faire, ce mercredi matin, Ursula van der Leyen. « D’ici une semaine, le premier vaccin sera autorisé, donc les vaccinations pourront commencer immédiatement », a tout simplement déclaré la présidente de la Commission devant le Parlement européen. Mais ce n’est pas la seule information lâchée par la dirigeante allemande, qui a également fait savoir que « les vaccinations pourront commencer immédiatement » après l’autorisation du vaccin de Pfizer.

Enfin, Ursula van der Leyen a révélé que tous les pays européens débuteraient leurs campagnes de vaccination « au même moment ». Cela implique que la France injecte les premières doses avant la fin 2020, alors que cela était pressenti pour début 2021. « C’est une tâche immense », a-t-elle tenu à ajouter, évoquant les différentes campagnes selon les pays. En France, toujours ce mercredi, le gouvernement va présenter sa stratégie vaccinale devant les députés à l’Assemblée nationale, où le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran doivent s’exprimer à partir de 16h30, avant un débat sans vote. Les deux hommes seront ce jeudi au Sénat pour le même exercice.

Le vaccin Pfizer bientôt autorisé en France ?

L’actu du 15 décembre – A l’image des Etats-Unis et du Royaume-Uni, la France pourrait autoriser prochainement le vaccin Pfizer/BioNtech. Il deviendrait ainsi le premier vaccin contre le Covid-19 à être utilisé dans le pays. Dans un communiqué publié ce mardi, l’Agence européenne des médicaments (AEM) annonce qu’elle va se réunir le 21 décembre afin de se pencher sur la question de l’autorisation du sérum du duo germano-américain. C’est cet organisme qui fait autorité pour l’utilisation et le commerce de tous les vaccins et médicaments en Europe. Cette nouvelle fait suite à une pression mise par l’Allemagne pour que l’AEM se prononce plus tôt sur le vaccin Pfizer et a été accueilli avec entrain au sein de l’Union européenne.

« Je salue la décision de l’AEM d’avancer sa réunion pour discuter du vaccin Pfizer-BioNTech avant Noël », a rapidement réagi la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, dans un message publié sur Twitter, estimant « probable que les premiers Européens soient vaccinés avant la fin 2020 ». Le ministre allemande de la Santé a déclaré de son côté que les premières vaccinations, dans son pays, pourraient intervenir très rapidement après le jugement de l’AEM, évoquant même « un maximum de deux à quatre jours ». La France n’a pas encore réagi officiellement à cette annonce.

La pharmacovigilance se met en place

L’actu du 14 décembre – Alors que se profilent, début 2021, les premières vaccinations contre le Covid-19 en France, l’importance de rassurer les Français, particulièrement réticents face à la vaccination, se fait sentir. Une pharmacovigilance va donc se mettre en place dans les prochaines semaines et dès les premiers vaccinés, un rapport sur les effets indésirables sera publié chaque semaine. Les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) seront chargés de faire remonter les informations liés à la vaccination, comme les effets secondaires. Un « dispositif renforcé » sera mis en place pour faciliter leur déclaration, comme l’a fait savoir l’Agence du médicament (ANSM).

« L’enjeu majeur est (…) d’identifier des effets indésirables qui n’auraient pas été observés lors des essais cliniques », a expliqué Céline Mounier, la directrice de la surveillance à l’ANSM, lors d’un point presse. Ainsi, professionnels de santé, laboratoires, mais également patients vaccinés seront sollicités pour signaler auprès des CRPV tout effet indésirable, qui constitueront ces rapports hebdomadaires, notamment via un portail sur Internet « Nous mettrons en ligne chaque semaine » ces rapports, a ajouté Céline Mounier. A partir de ces informations, des « travaux d’expertise » qui permettront « de confirmer ou d’infirmer le signal et de caractériser [le] niveau de risque » de chaque effet indésirable seront réalisés.

Vers les premières injections aux Etats-Unis

L’actu (2) du 11 décembre – Après le Royaume-Uni, les Etats-Unis s’apprêtent à devenir le deuxième pays occidental à procéder à la vaccination contre le Covid-19. Comme les Britanniques, les Américains vont débuter leur campagne de vaccination avec le vaccin de Pfizer, associé à BioNtech. L’autorisation de mise sur le marché devrait intervenir très prochainement après qu’un comité d’experts indépendants a recommandé à l’Agence américaine des médicaments (FDA) d’autoriser le sérum du duo américano-germanique. Les premières injections sont attendues pour la semaine prochaine. Joe Biden, président élu des Etats-Unis, a parlé ce vendredi de cette nouvelle comme une « lumière brillant dans une période inutilement sombre », concédant malgré tout que la distribution du vaccin serait un défi.

Sanofi prend du retard

L’actu du 11 décembre – Ceux qui attendaient un vaccin anti-Covid « made in France » vont devoir patienter. Sanofi et son partenaire britannique GSK ont publié ce vendredi les résultats de leurs essais cliniques de phases 1 et 2 et ils se sont avérés décevants. Il va donc falloir patienter pour le lancement des essais de phase 3, la dernière avant la mise sur le marché du vaccin français. Mais quel est le problème ? Les essais de phases 1 et 2 ont montré que le sérum développait une réponse immunitaire suffisante sur les sujets âgées de 18 à 49 ans, mais pas sur les personnes plus âgées, faute d’une présence suffisante de concentration d’antigènes dans le vaccin. Cela pose évidemment un souci dans la mesure où les personnes âgées sont considérées comme les plus à risque et sont prioritaires dans les campagnes de vaccination. « Les résultats de l’étude ne sont pas à la hauteur de nos espérances », a concédé Roger Connor, président de GSK Vaccines, cité en France par Le Monde.

Le temps d’obtenir de meilleurs résultats, la phase trois ne devrait débuter qu’au second semestre de 2021 et mécaniquement, la commercialisation serait repoussée à la fin de l’année. Un retard d’autant plus probable que désormais, les concurrents s’apprêtent à mettre – ou ont déjà mis – sur le marché leurs vaccin, à l’image de Pfizer au Royaume-Uni. Cela complique naturellement les essais de Sanofi. « Pour des raisons éthiques, il devient difficile de donner un placebo à des personnes à risque, dans un groupe de contrôle, quand il existe des vaccins efficaces », décrypte auprès du Monde Jean-Daniel Lelièvre, chef du service des maladies infectieuses de l’Hôpital Henri-Mondor, à Créteil. A la différence de Pfizer ou de Moderna, Sanofi développe actuellement un vaccin à base de protéine recombinante, ce qui revient à injecter un morceau de virus dans l’organisme. Les deux laboratoires américains, eux, travaillent sur la technique de l’ARN Messager, qui transmet au corps des informations génétiques pour provoquer une protection contre le Covid-19.

Le vaccin Pfizer validé par une revue scientifique

L’actualité du 10 décembre – Après AstraZeneca, c’est au tour de Pfizer de voir son vaccin contre le Covid-19 être validé par une revue scientifique. Il s’agit d’une étape très importante pour un laboratoire, puisqu’elle valide de manière indépendante le fait que le sérum soit sûr et efficace. En l’occurrence, celui du laboratoire américain, qui collabore avec l’Allemand BioNtech, a fait l’objet d’une étude publiée dans le New England Journal of Medicine, revue médicale très respectée aux Etats-Unis, dont l’éditorial parle de « triomphe ». « Les résultats de l’essai sont suffisamment impressionnants pour rester valables dans n’importe quelle analyse », écrivent les responsables de la revue, qui confirme les informations relayées par le laboratoire : efficacité de 95% quel que soit l’âge, le sexe, l’origine ethnique, le poids ou la présence de pathologies, innocuité du vaccin, absence d’effet secondaire grave…

Cela augure de bonnes nouvelles pour Pfizer, dont la demande d’autorisation de mise sur le marché outre-Atlantique est actuellement en cours de traitement par l’Agence américaine des médicaments (FDA), quelques jours après les premières doses administrées au Royaume-Uni, mais surtout au lendemain des premiers avertissements sur les effets indésirables du vaccin. Les autorités britanniques ont en effet averti les personnes ayant des antécédents allergiques de ne pas se faire injecter le sérum de Pfizer. En France, où la réticence pour les vaccins en général est grande, le professeur Eric Caumes s’est prononcé très durement sur le laboratoire américain. « Au niveau des effets indésirables, il y a un vrai problème dans le vaccin Pfizer. La fréquence d’effets indésirables y est particulièrement élevée. Il y a plus d’effets indésirables chez les jeunes que chez les personnes âgées, et plus après la deuxième dose qu’après la première », a déclaré sur LCI celui qui dirige l’infectiologie à l’hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris.

Coup de froid pour Pfizer, AstraZeneca validé par The Lancet

L’actu du 9 décembre – Au lendemain des premières injections du vaccin de Pfizer au Royaume-Uni, les autorités britanniques ont mis en garde la population contre deux réactions allergiques constatées chez deux personnes vaccinées, qui ont « mal réagi, selon Stephen Powis, directeur médical du service national de santé (NHS) pour l’Angleterre. « Les deux se remettent bien », a-t-il tenu à préciser. Ainsi, il est déconseillé de se faire injecter le sérum du laboratoire américain en cas d' »importantes réactions allergiques » ayant eu lieu dans le passé, ce qui était le cas des deux personnes s’étant trouvées mal. Plus précisément, cela concerne « toute personne ayant un historique de réaction allergique importante à des vaccins, des médicaments ou de la nourriture (comme des réactions anaphylactiques ou ceux à qui il a été conseillé de porter un injecteur d’adrénaline) », écrit l’agence britannique du médicament, la MHRA.

Dans les prochains mois, le Royaume-Uni compte rendre disponible trois ou quatre vaccins autres, dont celui développé par le laboratoire local AstraZeneca, qui a reçu l’aval de The Lancet. La très influente revue scientifique, qui a publié les résultats d’une analyse, juge sûr et efficace le vaccin développé par le laboratoire britannique, qui collabore avec l’université de Oxford, faisant de ce dernier le premier à avoir été soumis à une revue scientifique. Pfizer et Moderna, eux, ont préféré se passer de cette étape avant de demander une autorisation de mise sur le marché. Les résultats des tests ont mis en lumière un seul et unique effet indésirable sérieux sur le 23 000 volontaire, « possiblement lié » au vaccin AstraZeneca. Comme l’indique Le Monde, il s’agit « d’un cas de myélite transverse (une atteinte neurologique rare) ». Deux autres volontaires ont développé des effets indésirables, moins graves, dont l’un faisait partie du groupe ayant reçu un placébo.

Coup d’envoi de la vaccination au Royaume-Uni

L’actu du 8 décembre – Ce mardi 8 décembre est un jour que l’on peut qualifier d’historique dans le combat contre le Covid-19. Le Royaume-Uni a vacciné ses premiers habitants contre la maladie, devenant le premier pays occidental à débuter sa campagne de vaccination. Pour l’occasion, les caméras de télévision et les photographes ont immortalisé le moment en venant à la rencontre de la première personne vaccinée du pays, en l’occurrence une nonagénaire hospitalisée à Coventry (notre photo), visiblement pas mécontente de se voir administrer le précieux sérum. « Je me sens si privilégiée d’être la première personne à être vaccinée contre le Covid-19 (…). Cela signifie que je peux finalement envisager de passer du temps avec ma famille et mes amis dans la nouvelle année après avoir été seule durant une grande partie de l’année », a-t-elle déclaré, citée par l’agence PA (Press Association). Cette dame, comme chacune des personnes vaccinées outre-Manche, a reçu une dose du vaccin de Pfizer, le seul autorisé pour l’instant. Comme la France, le Royaume-Uni a mis en place un calendrier vaccinal, avec les personnes âgées en priorité en cette fin 2020, avant, progressivement, le reste de la population courant 2021.

Deux médecins renommés demandent l’arrêt des études sur le vaccin

L’actu (2) du 7 décembre – Alors que les vaccins contre le Covid-19 font l’objet de beaucoup d’études à l’aube de leur commercialisation, notamment sur les effets secondaires, deux médecins à la renommée internationale ont pris position contre. Plus que ça même, ils ont lancé un appel conjoint à la suspension des études sur les vaccins de l’ensemble des laboratoires, adressant leur missive à l’Agence européenne du médicament (EMA) et joignant à leur demande une pétition. L’ancien responsable de la recherche respiratoire de Pfizer, le Dr Michael Yeadon, et le spécialiste des poumons et ancien député, le Dr Wolfgang Wodarg, visent particulièrement le vaccin développé par Pfizer et BioNtech. « Nous exigeons que les études – pour protéger la vie et la santé des personnes testées – ne se poursuivent que lorsqu’un plan d’étude sera disponible et qu’il sera adapté pour répondre aux préoccupations de sécurité considérables exprimées par de plus en plus de scientifiques bien connus contre le vaccin », écrivent-ils à l’EMA.

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Lors d’une conférence de presse organisée début décembre, Jean Castex, accompagné du ministre de la Santé Olivier Véran, a donné des précisions sur la stratégie du gouvernement sur la grande campagne de vaccination qui approche, qui va débuter en France fin décembre 2020 ou au plus tard en janvier 2021. Plusieurs phases vont se succéder :

Par ailleurs, le gouvernement a nommé le professeur Alain Fischer à la tête d’un « Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, chargé d’appuyer le gouvernement ». Le Premier ministre a également révélé que le vaccin serait gratuit et la vaccination pas obligatoire. Elle ne concernera que les personnes majeures. La France dispose pour l’heure  d’un potentiel de 200 millions de doses, qui permettront de vacciner 100 millions de personnes « sachant que le vaccin nécessite deux doses à quelques semaines d’intervalle ». La France devrait débourser 1,5 milliard d’euros pour ces vaccins, attribués au budget de la sécurité sociale. L’enjeu de cette campagne de vaccination contre le Covid-19 s’annonce d’importance en vue de la fin de l’épidémie, surtout en France où le virus a tué plus de 50 000 personnes et où la réticence envers la vaccination est encore très vive. Pour rappel, il convient que 67% de la population soit vaccinée, selon la revue scientifique Nature, pour atteindre l’immunité collective.

Alors que les premiers vaccins contre le Covid-19 arrivent, le gouvernement français a d’ores et déjà budgétisé le coup de l’opération. La France compte investir 1,5 milliards d’euros en 2021 pour les différentes campagnes de vaccination. « On prépare une campagne de vaccination pour être prêt au moment où un vaccin sera validé par les autorités de santé européennes et nationales et pour pouvoir, dans la foulée, immédiatement lancer un vaccin », faisait savoir le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, mi-novembre. Concrètement, la France compte recourir au premier vaccin disponible s’il est efficace, mais des pré-commandes diverses ont été passées via l’Union européenne. Six vaccins et plus d’un milliards de doses ont fait l’objet de commandes, réparties entre les laboratoires suivants : Pfizer-BioNtech, Moderna, AstraZeneca, Sanofi, Johnson&Johnson et CureVac.

Aucune date précise n’a été communiquée sur l’arrivée des premiers vaccin anti-Covid en France, mais un calendrier se dessine, alors qu’Ursula van der Leyen, à la mi-décembre, faisait savoir que les pays de l’UE pourrait débuter leurs campagnes avant la fin de l’année. Emmanuel Macron et Jean Castex ont tous les deux fait savoir, fin novembre, que les premières doses étaient espérées entre fin décembre et début janvier. C’est à cette période que l’Agence européenne des médicaments devrait donner ses premiers feux verts à des laboratoires. Ainsi, les premières vaccinations en France pourraient intervenir à la toute fin 2020, qui concerneront « les personnes les plus fragiles » comme l’a fait savoir Emmanuel Macron. La campagne de vaccination de masse, elle, pourrait débuter au printemps 2021.

Si les vaccins des différents laboratoires ont le même objectif, à savoir immuniser contre le Covid-19, tous n’emploient pas la même technique pour ce faire. Il existe des fonctionnements diverses :

Aux Etats-Unis comme en Europe, la distribution des premiers vaccins anti-Covid se rapproche, alors que Moderna et Pfizer ont déposé leurs demandes d’autorisation de mise sur le marché des deux côtés de l’Atlantique. Cette vague de vaccination à venir se devrait pas se faire sans désagréments, ont averti fin novembre des médecins américains, qui ont encouragé les responsables de la santé publique ainsi les laboratoires à avertir la population sur les très probables effets secondaires des vaccins. A l’occasion d’une réunion avec les conseillers des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies américains (CDC), le docteure Sandra Fryhofer s’est interrogé sur la possibilité que de nombreuses personnes renoncent à se faire administrer la deuxième dose du vaccin, découragés par ces effets secondaires justement.

Des volontaires aux essais de Pfizer et Moderna, les deux laboratoires américains les plus avancés, ont témoigné en faisant état de fièvre élevée, des courbatures, des maux de tête et de grande fatigue ressentis après avoir été vacciné. Mais il s’agit de phénomène on ne peut plus normal, à en croire Bruno Pitard, chercheur du CNRS au Centre de cancérologie et d’immunologie Nantes-Angers, interrogé par Ouest France. « Un vaccin n’est jamais indolore, ce n’est pas un Doliprane. C’est totalement normal qu’il y ait des effets secondaires. (…) On injecte le vaccin dans le muscle pour le système immunitaire donc ce sont des effets secondaires communs, il n’y a rien d’étonnant », estime-t-il.

La réponse est non. Emmanuel Macron, lors de son allocution du 24 novembre, s’y est engagé devant les Français. La stratégie du gouvernement, qui doit malgré tout convaincre le plus grand nombre à se faire vacciner, souhaite plutôt instaurer un rapport de confiance dans ce dossier du vaccin, face à une population particulièrement peu encline à la vaccination. L’exécutif souhaite ainsi mettre en place une transparence totale sur le sujet, qui devra participer « au rapport de confiance que le gouvernement souhaite établir avec les citoyens concernant l’appréhension face à ce vaccin », comme l’a glissé un proche du chef de l’Etat au Journal du dimanche. La tâche du gouvernement s’annonce ardue puisque selon un sondage IFOP réalisé pour le JDD, 59% des Français ne veulent pas se faire vacciner contre le coronavirus.

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