Vaccin contre le Covid-19 : Plus de 2 000 Français vont participer à des essais cliniques dici la fin de lan – franceinfo

Vaccin contre le Covid-19 : Plus de 2 000 Français vont participer à des essais cliniques dici la fin de lan – franceinfo

Alors que le laboratoire américain Pfizer et l’allemand BioNTech se félicitent, mercredi 2 décembre, de l’autorisation de leur vaccin contre le Covid-19 au Royaume-Uni, où en est la recherche en France ? Des volontaires français vont tester trois projets de vaccins dans les prochaines semaines. 41 000 personnes s’étaient inscrites auprès de l’Inserm et certains, parmi eux commenceront à tester les projets de vaccins dès la mi-décembre. Les résultats français seront ajoutés à ceux déjà obtenus parfois par les industriels dans d’autres pays du monde. 

Les volontaires français vont démarrer très vite les essais cliniques, explique la professeure Odile Launay, qui coordonne la plateforme vaccinale. « On a été sollicités par les laboratoires Janssen. La France devrait participer à hauteur d’environ 1 000 participants et le début est prévu pour la mi-décembre. Le deuxième essai, auquel la France va participer, là aussi à hauteur d’environ 1 000 participants, c’est un essai avec AstraZeneca. Et là aussi, c’est deux injections à un mois d’intervalle ». 

Ces deux essais sont en phase 3, la dernière ligne droite qui consiste à vérifier l’efficacité et la tolérance du projet de vaccin chez l’homme. Janssen débute sa phase 3 et AstraZeneca la termine et souhaite conforter ses données. Les volontaires recevront le vaccin ou le placébo et vivront une vie normale. Les scientifiques observeront dans les prochaines semaines et mois s’ils sont contaminés par le Covid et font des formes graves de la maladie.

Enfin, un troisième essai va voir le jour d’ici début janvier sur le projet de vaccin de l’américain Moderna. Il va cibler en particulier la question de l’efficacité du produit chez les personnes âgées. Il sera testé sur 120 volontaires de plus de 70 ans et 60 personnes plus jeunes. Puis l’on comparera les résultats. « Pourquoi les sujets âgés ? Parce que l’âge est le facteur de risque majeur de forme sévère des Covid-19, explique le professeur Jean-Daniel Lelièvre qui va mener cet essai. Et deuxièmement, parce que l’on sait qu’avec l’âge, la réponse immunitaire est en général moins bonne. L’étude chez ces populations particulières est plus que pertinente. » 

41 000 volontaires se sont inscrits sur la plateforme française d’essai des vaccins. Pour le moment, seule une petite partie sera appelée pour ces trois essais cliniques. Mais d’autres études devraient suivre, assure l’Inserm. Il y a encore beaucoup de questions auxquelles on doit encore répondre, disent les chercheurs.

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