Vaccin Covid : dates, lieux, avancées… Comment se passe la vaccination en France ? – Linternaute.com

Vaccin Covid : dates, lieux, avancées… Comment se passe la vaccination en France ? – Linternaute.com


Vaccin Covid : dates, lieux, avancées... Comment se passe la vaccination en France ?

VACCIN COVID. Le vaccin contre le Covid-19 fait l’objet de beaucoup d’espoir, mais également de bien des crispations en cette rentrée de janvier, à mesure que la campagne de vaccination a pris du retard en France.

L’essentiel

  • Démarrée le 27 décembre, la campagne de vaccination va se déployer auprès des Ehpad, à commencer par 300 établissements d’ici la mi-janvier. « L’élargissement progressif se fera ensuite aux 10 000 Ehpad de France », a indiqué BFM TV ce lundi 4 janvier. Depuis le 2 janvier, la campagne concerne également les soignants de plus de 50 ans. Plusieurs hôpitaux ont d’ores et déjà montré l’exemple, à l’image de l’hôpital Necker à Paris ou du CHU d’Angers.
  • Ce lundi, la présidente de la Haute autorité de santé, Dominique Le Guludec, a affirmé sur BFMTV que le vaccin Moderna « devrait arriver cette semaine ». L’Agence européenne du médicament, attendue ce lundi pour s’exprimer sur l’autorisation du vaccin, n’a finalement pas donné sa réponse. Les discussions doivent reprendre dès mercredi.
  • Depuis son lancement, la campagne de vaccination fait l’objet de critiques virulentes en raison de sa lenteur, en comparaison avec les autres pays. Alors que le gouvernement s’est donné pour objectif de vacciner un million de personnes d’ici février, seuls 2 000 personnes ont été vaccinées depuis le début de la campagne, un chiffre encore loin d’atteindre l’objectif, même si le gouvernement a promis une accélération dès ce lundi 4 janvier.
  • Un groupe de 35 Français sera tiré au sort pour former un « collectif de vaccination », chargé de se prononcer sur la stratégie vaccinale de la France. Sélectionnés selon des critères d’âge, de genre ou de catégorie socioprofessionnelle, ces citoyens devront « nourrir le pouvoir exécutif et législatif dans la menée à bien de la campagne de vaccination et d’ajuster les réponses qui doivent être apportées aux Français », selon le Conseil économique, social et environnemental (CESE) cité par le JDD.
  • Retrouvez toutes les informations sur le plan de vaccination prévu par le gouvernement grâce à notre infographie, infos pratiques et notre fil d’actualité alimenté au quotidien.
  • Une première phase de janvier à février concerne 1 million de personnes : les résidents, les soignants en Ehpad et les personnels de santé de plus de 50 ans.
  • En février-mars, la vaccination « sera ensuite élargie aux plus de 75 ans, puis de 65 à 74 ans, puis aux professionnels de la santé et du médico-social », cela concernera 14 millions de personnes dites à risque.
  • Enfin, « au début du printemps », le reste de la population pourrait être vacciné, avec en priorité les personnes de 50 à 64 ans, les personnels de sécurité, d’éducation, les personnes vulnérables et précaires.

Le vaccin est gratuit et la vaccination n’est pas obligatoire. Elle ne concerne que les personnes majeures. La France dispose pour l’heure d’un potentiel de 200 millions de doses, qui permettront de vacciner 100 millions de personnes « sachant que le vaccin nécessite deux doses à quelques semaines d’intervalle ». La France va débourser 1,5 milliard d’euros pour ces vaccins, attribués au budget de la sécurité sociale. L’enjeu de cette campagne de vaccination contre le Covid-19 s’annonce d’importance en vue de la fin de l’épidémie, surtout en France où le virus a tué plus de 65 000 personnes et où la réticence envers la vaccination est encore très vive. Pour rappel, il convient que 70% de la population soit vaccinée, selon la revue scientifique Nature, pour atteindre l’immunité collective.

Le point sur les vaccins anti-covid

Dernières infos

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23:47 – Le réseau SOS Médecins se tient prêt pour vacciner les Français

FIN DU DIRECT – Dans un communiqué diffusé ce lundi, le réseau SOS Médecins s’est mis à disposition des autorités pour soutenir le déploiement de la campagne de vaccination contre le Covid-19 en France. Objectif : « accélérer le calendrier », en mobilisant 1 300 médecins dès ce lundi pour aider les Ehpad ou accueillir « des milliers de patients dans les 70 points fixés de consultation » répartis sur le territoire. « Nous avons été là pour monter des consultations Covid, pour le dépistage, pour les remontées épidémiologiques. Nous serons là pour le vaccin », fait savoir le Dr Jean-Christophe Masseron, président de SOS Médecins.

23:15 – Un million de vaccinés d’ici la fin du mois : un objectif encore loin

Pour atteindre l’objectif d’un million de personnes vaccinées d’ici fin janvier, il faudrait vacciner 36 963 personnes chaque jour jusqu’au 31 janvier. D’après Covid-Tracker, l’outil de datavisualisation de l’épidémie, cet objectif ne sera atteint que le 5 novembre 2030 au rythme actuel. D’après son dernier bilan, le 4 janvier à 21h30, 2 000 personnes ont été vaccinées depuis le début de la campagne. Ces dernières 24 heures, ce sont 1 484 personnes qui ont reçu une dose de vaccin. Pour rappel, jusqu’en février, seuls les résidents en Ehpad et le personnel soignant à risque en raison de l’âge ou de facteurs de comorbidité sont concernés par le vaccin.

22:39 – Compliqué de se faire vacciner en zone de désert médical

D’après l’Association des citoyens contre les déserts médicaux, neuf millions de personnes en France n’ont pas de médecin traitant. Pourtant, il est obligatoire d’effectuer une consultation pré-vaccinale avant de se faire vacciner, un élément perturbateur pour les personnes vivant dans des zones rurales ou reculées, plus sujettes aux déserts médicaux. « Depuis le début de l’épidémie Covid, l’Association des citoyens contre les déserts médicaux (ACCDM) a interpellé le ministre de la Santé concernant le surrisque de cette maladie pour les patients qui n’ont pas de médecin et donc pas de recours immédiat quand leur état de santé se dégrade », a indiqué l’association dans une lettre adressé au ministre de la Santé, rapporte Ouest-France ce lundi 4 janvier. Si le Premier ministre ne répond pas à son recours gracieux, prévu « dès début janvier 2021 », l’association mayennaise saisira le Conseil d’État, prévient son président Maxime Lebigot.

21:54 – La « confiance totale » de Renaud Muselier à Jean Castex

Alors que la lenteur de la campagne de vaccination fait l’objet de nombreuses critiques en France, le président (LR) des régions de France a exprimé « sa confiance totale » envers le Premier ministre, au cours d’une conférence de presse relayée par l’AFP ce lundi 4 janvier. « Pour ma part, j’ai une confiance totale envers le Premier ministre pour accélérer et réussir cette campagne de vaccination, et donc, nous lui tendons la main », a déclaré Renaud Muselier, également président du Conseil régional de Provence Alpes-Côte d’Azur. Le président des régions de France sera reçu par Jean Castex ce mardi, afin de lui transmettre des propositions validées par les présidents de régions qui doivent permettre « d’élaborer une stratégie de vaccination cohérente pour les territoires ».

21:23 – À Paris, seulement une « cinquantaine » de personnes vaccinées, dénonce Emmanuel Grégoire

Emmanuel Grégoire, premier adjoint (PS) d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris, dénonce le retard de la campagne de vaccination dans les colonnes du Parisien, ce lundi 4 janvier. Selon lui, seule une cinquantaines de personnes ont été vaccinées à Paris, ce qui montre un « décrochage spectaculaire » avec les autres pays. « Nous sommes assez stupéfaits, pour ne pas dire franchement mécontents, du déroulé de cette opération », ajoute-t-il, tout en appelant les autorités à changer de stratégie vaccinale. « Il nous aurait semblé utile que les mairies, les départements, puissent piloter avec les autorités sanitaires la stratégie de vaccination, poursuit le premier adjoint. Il est temps de corriger la trajectoire et de travailler tous ensemble. » Certains hôpitaux d’Île-de-France n’ont pas attendu le 4 janvier pour commencer la vaccination des personnels de santé de plus de 50 ans : plusieurs chefs de service de l’hôpital Necker à Paris ont reçu une dose dès le 2 janvier. 

20:29 – L’Agence européenne des médicaments ne se prononcera pas sur le vaccin Moderna ce lundi

Attendue ce lundi 4 janvier, la réponse de l’Agence européenne des médicaments (EMA) sur l’autorisation du vaccin Moderna ne sera finalement pas donnée. Les discussions doivent reprendre plus tard, dès mercredi, a indiqué un communiqué de l’instance européenne, car celles-ci « ne seront pas terminées ce soir ».

20:24 – La vaccination a démarré au CHU d’Angers

Le professeur Alain Mercat, chef du service de médecine intensive-réanimation du CHU d’Angers, est le premier professionnel de santé à avoir reçu une dose de vaccin dans le département du Maine-et-Loire. Récompensé d’une légion d’honneur le 1er janvier, il a été en première ligne dans la lutte contre le Covid-19 au cours de la première puis deuxième vague de l’épidémie, rapporte Ouest-France ce lundi 4 janvier. En ce début d’année, 2 925 doses de vaccin ont été livrées dans le département et seront réservées en premier lieu aux résidents des Ehpad et aux personnels de santé de plus de 50 ans, dans les hôpitaux et les établissements pour personnes dépendantes.

19:54 – Pour la HAS, la campagne de vaccination doit « probablement s’accélérer »

D’après la HAS, la campagne de vaccination n’est pas « un désastre » mais doit « probablement s’accélérer ». Interrogée ce lundi sur France Inter, la présidente de la commission technique des vaccinations de la Haute autorité de santé entend maintenir la même stratégie, qui consiste à cibler en premier lieu « les personnes les plus vulnérables et les professionnels de santé, en élargissant quand on peut si on a le nombre de doses nécessaires ». « Les doses sont commandées au niveau européen, a rappelé Élisabeth Bouvet, qui précise que la HAS n’a pas conseillé au gouvernement un rythme de vaccination aussi lent. La proportion de doses de vaccin que la France a est équivalente à sa proportion d’habitants au sein de l’Union européenne. »

19:25 – La campagne vaccinale démarre en Bretagne

Après un lancement à Saint-Renan, près de Brest, la campagne de vaccination va se déployer dans 13 autres sites pilotes en Bretagne, qui s’apprête à recevoir 25 000 doses de vaccin, selon l’ARS. Comme le rappellent nos confrères de France Bleu, un centre de vaccination pour le personnel soignant va être ouvert dans chaque département.

18:44 – Le président des députés LR fustige « un défaut total d’anticipation »

Dans une interview publiée dans les Echos ce lundi 4 janvier, le patron des députés Les Républicains Damien Abad a critiqué la campagne vaccinale du gouvernement, qu’il qualifie de « stratégie du parapluie », en fustigeant un « défaut total d’anticipation ». Le président de groupe réclame un débat avec vote dans l’hémicycle dès le début de la reprise des travaux parlementaires, tout en appelant à « changer de stratégie, vite et fort ». Selon le député de l’Ain, « par crainte d’un manque de vaccins et de la défiance de la population, le gouvernement est tombé dans la culture de l’excuse permanente et de la peur paralysante ».

18:11 – Comment fonctionne le collectif de vaccination ?

Ce lundi, 35 citoyens sont tirés au sort pour s’exprimer sur la stratégie vaccinale du gouvernement. Une manière « d’associer plus largement la population à la campagne », qui est très critiquée depuis son lancement en raison de sa lenteur. Les membres auront pour mission d’informer les autorités sur les craintes ou résistances que ressentent les Français, afin d’adapter la stratégie du gouvernement, dans un contexte où les Français sont de plus en plus réticents à se faire vacciner. Le panel a été déterminé de manière à être représentatif de la population, tant en termes d’âge et de genre que de région et de catégorie socio-professionnelle. Les travaux de consultation vont démarrer le 16 janvier, avec un rapport attendu au cours de l’été.

17:23 – Des doses de vaccin attendues en France pour mercredi

Dans une volonté de répondre aux critiques sur la lenteur du démarrage de la campagne de vaccination en France, Olivier Véran a fait savoir qu’un million de doses de vaccin anti-Covid supplémentaires seraient livrées en France dès ce mercredi. « Ça va monter en puissance, et ça montera encore plus en puissance dans la journée de mercredi, jeudi et vendredi », a promis le ministre de la Santé, qui a également évoqué les centres de vaccinations, au nombre de 27 actuellement en France et qui seront « multipliés par quatre » d’ici la fin de semaine. « Il y aura donc une centaine d’hôpitaux qui offriront la vaccination à leurs soignants ainsi qu’aux soignants de ville. (…) Ils seront donc à 1 000 vaccinations par jour », a-t-il ajouté.

17:03 – « Plusieurs milliers de personnes » vaccinées ce lundi

Depuis l’hôpital de l’Hôtel-Dieu à Paris, où il était en déplacement ce lundi, Olivier Véran a défendu la campagne de vaccination en France, jugée par beaucoup trop lente au démarrage. « Plusieurs milliers de personnes » se sont faites vacciner rien que sur la journée de lundi, a affirmé le ministre de la Santé.

16:18 – Un bilan quotidien de la vaccination en France

Dès ce mardi, un bilan quotidien de la vaccination contre le Covid-19 en France sera réalisé par les autorités sanitaires, comme l’a fait savoir ce lundi le directeur général de l’Assurance maladie, Thomas Fatome, lors d’un point presse. Il ne s’agit pas d’un bilan comptable destiné au grand public, à l’image de celui réalisé pour les chiffres du Covid-19 par Santé publique France, mais plutôt d’un complément d’information sur les identités du patient et du médecin, le consentement du patient, le numéro de lot du vaccin injecté… destiné aux professionnels de santé. L’opération, baptisée Vaccin Covid, a « déjà reçu des premières connexions et des remplissages pour les consultations pré-vaccinales et les vaccinations », a précisé Thomas Fatome.

15:21 – Le vaccin Moderna autorisé cette semaine en France ?

Il semblerait que la campagne de vaccination en France puisse connaître un sérieux coup d’accélérateur dans les prochains jours. Alors que le vaccin Pfizer/BioNtech reste pour l’heure le seul à être administré, de nombreuses doses d’un concurrent, Moderna en l’occurrence, pourraient bientôt arriver dans les Ehpad. L’Agence européenne des médicaments (EMA) a fait savoir ce lundi qu’elle pourrait donner un avis sur le vaccin Moderna dans la journée, au lieu de mercredi comme prévu initialement. Cette autorisation de l’EMA ouvrirait la voie à un feu vert de la Haute autorité de santé en France, puis à la distribution du vaccin. Pour rappel, cela n’avait pris que quelques jours pour le vaccin de Pfizer.

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La France compte investir 1,5 milliards d’euros en 2021 pour les différentes campagnes de vaccination. « On prépare une campagne de vaccination pour être prêt au moment où un vaccin sera validé par les autorités de santé européennes et nationales et pour pouvoir, dans la foulée, immédiatement lancer un vaccin », faisait savoir le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, mi-novembre. Concrètement, la France compte recourir au premier vaccin disponible s’il est efficace, mais des pré-commandes diverses ont été passées via l’Union européenne. Six vaccins et plus d’un milliards de doses ont fait l’objet de commandes, réparties entre les laboratoires suivants : Pfizer-BioNtech, Moderna, AstraZeneca, Sanofi, Johnson&Johnson et CureVac.

Si les vaccins des différents laboratoires ont le même objectif, à savoir immuniser contre le Covid-19, tous n’emploient pas la même technique pour ce faire. Il existe des fonctionnements diverses :

  • Pfizer et Moderna utilisent tous les deux la technique de l’ARN Messager. Cette dernière vise à donner au corps les informations génétiques nécessaires pour déclencher une protection contre le virus. L’ARN messager du vaccin s’insère et prend le contrôle de cette machinerie pour faire fabriquer un antigène spécifique du coronavirus : la  » spicule » du coronavirus, sa pointe si reconnaissable qui se trouve à sa surface et lui permet de s’attacher aux cellules humaines pour les pénétrer. Cette pointe, inoffensive en elle-même, sera ensuite détectée par le système immunitaire qui va produire des anticorps, et ces anticorps vont rester. Cette méthode jamais utilisée pour l’homme pourrait provoquer quelques complications notamment sur la conservation du vaccin qui se ferait à de très basses températures.
  • AstraZeneca, Sputnik et Johnson&Johnson utilisent la technique du vecteur viral. Contrairement au procédé originel, celui-ci, relativement récent à l’échelle de l’histoire de la vaccination, n’injecte pas l’agent infectieux d’une pathologie, en l’occurrence le Covid-19, sous forme vivante ou inactive. A la place, on injecte à l’Homme un « vecteur inoffensif contenant un ou plusieurs gènes de l’agent infectieux codant les antigènes capables d’être reconnus par le système immunitaire », comme l’indique le site de la fédération pour la recherche sur le cerveau. Il existe deux types de vecteurs viraux. Il y a ceux qui sont dits intégratifs, lorsque l’ADN du vecteur viral s’intègre dans l’ADN de l’hôte et les non intégratifs, lorsque le gène thérapeutique demeure dans la cellule sans s’intégrer au génome de l’hôte (Source : Inserm). Plusieurs vaccins bien connus utilisent cette technique, à l’image du sérums contre l’hépatite B.
  • Sanofi, le vaccin français, utilise la technique à base de protéine recombinante. Il s’agit d’une protéine produite par une cellule dont le génome a été transformé par recombinaison génétique.

Aux Etats-Unis comme en Europe, la distribution des premiers vaccins anti-Covid se poursuit. Cette vague de vaccination se devrait pas se faire sans désagréments, avaient averti fin novembre des médecins américains, qui ont encouragé les responsables de la santé publique ainsi les laboratoires à avertir la population sur les très probables effets secondaires des vaccins. A l’occasion d’une réunion avec les conseillers des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies américains (CDC), le docteure Sandra Fryhofer s’est interrogé sur la possibilité que de nombreuses personnes renoncent à se faire administrer la deuxième dose du vaccin, découragés par ces effets secondaires justement.

Des volontaires aux essais de Pfizer et Moderna ont témoigné en faisant état de fièvre élevée, des courbatures, des maux de tête et de grande fatigue ressentis après avoir été vacciné. Mais il s’agit de phénomène on ne peut plus normal, à en croire Bruno Pitard, chercheur du CNRS au Centre de cancérologie et d’immunologie Nantes-Angers, interrogé par Ouest France. « Un vaccin n’est jamais indolore, ce n’est pas un Doliprane. C’est totalement normal qu’il y ait des effets secondaires. (…) On injecte le vaccin dans le muscle pour le système immunitaire donc ce sont des effets secondaires communs, il n’y a rien d’étonnant », estime-t-il.

La réponse est non. Emmanuel Macron, lors de son allocution du 24 novembre, s’y est engagé devant les Français. La stratégie du gouvernement, qui doit malgré tout convaincre le plus grand nombre à se faire vacciner, souhaite plutôt instaurer un rapport de confiance dans ce dossier du vaccin, face à une population particulièrement peu encline à la vaccination. L’exécutif souhaite ainsi mettre en place une transparence totale sur le sujet, qui devra participer « au rapport de confiance que le gouvernement souhaite établir avec les citoyens concernant l’appréhension face à ce vaccin », comme l’a glissé un proche du chef de l’Etat au Journal du dimanche. La tâche du gouvernement s’annonce ardue puisque selon un sondage IFOP réalisé pour le JDD, 59% des Français ne veulent pas se faire vacciner contre le coronavirus.

On tient cette idée de la députée UDI Valérie Six : et si, d’ici quelques mois, un « passeport » était nécessaire pour se rendre dans les lieux de cultures (musées, cinémas, théâtres…) et dans les restaurants, actuellement tous fermés ? Ce fameux passeport prouverait que son détenteur est vacciné contre le Covid-19 et qu’il ne présente ainsi aucun risque. « Notre groupe considère qu’une telle mesure serait de nature à inciter les Français à se faire vacciner et à faire prendre conscience que la vaccination permet de se protéger soi-même, mais également autrui », a expliqué la parlementaire, estimant que « l’enjeu est de faire comprendre que se faire vacciner est un acte citoyen, que cela nous permettra collectivement de retrouver une vie sociale, une vie culturelle ». Chacun sera juge de cette idée, qui existe déjà en Israël, mais Emmanuel Macron a promis devant les Français qu’il ne souhaitait pas rendre le vaccin obligatoire et cette mesure viendrait contrevenir quelque peu à ce principe pour toute personne désireuse de retrouver une « vie normale ».

Depuis que la vaccination a débuté dans plusieurs pays, la pharmacovigilance est naturellement de mise. Chaque information émanant des personnes vaccinées sont analysées et traitées afin d’en savoir plus, chaque jour, sur ce fameux vaccin. Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, où le vaccin de Pfizer/BioNtech est administré depuis la mi-décembre, plusieurs personnes vaccinées – en l’occurrence des soignants – ont développé de graves réactions allergiques suite à l’injection, l’une d’entre elle ayant par exemple été victime d’un choc anaphylactique seulement dix minutes après la prise du vaccin. Si toutes ces personnes ont récupéré depuis, cela pose tout de même question. A tel point que les autorités sanitaires américaines et britanniques ont réagi en prenant des mesures.

Aux Etats-Unis, il est désormais conseillé que la vaccination ne soit pratiquée uniquement dans des établissements disposant d’équipements spéciaux, notamment d’oxygène et d’épinéphrine, alors qu’au Royaume-Uni, les personnes ayant déjà été victimes de fortes allergies sont carrément priées de ne pas se faire vacciner pour l’instant. En France, on reste plus mesuré, à l’image du communiqué de la Fédération française d’allergologie. « Les antécédents d’allergie ou d’anaphylaxie ne constituent en aucun cas une contre-indication systématique à cette vaccination », peut-on lire. Quoi qu’il en soit, ces cas d’allergie post-vaccination sont suivis de très près et des études sont en cours pour en déterminer la cause. L’Agence américaine des médicaments (FDA) s’est dite « au courant d’informations sur une réaction anaphylactique chez une personne ayant reçu le vaccin contre le Covid-19. L’agence va continuer à travailler avec les CDC (Centres de prévention des maladies) et Pfizer pour mieux comprendre ce qu’il s’est passé », twittait la FDA lors de la découverte du premier cas.

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