Vaccin Pasteur : un spray nasal à la place dune injection ? – Linternaute.com

Vaccin Pasteur : un spray nasal à la place dune injection ? – Linternaute.com


Vaccin Pasteur : un spray nasal à la place d'une injection ?

Pendant que la course au vaccin s’intensifie, l’Institut Pasteur de Lille développe un vaccin non pas sous forme d’injection, mais de spray nasal.

Des scientifiques travaillent actuellement dans le monde entier sur le développement et la fabrication d’un futur vaccin contre le Covid-19. Plusieurs laboratoires ont déjà signé des contrats de précommandes avec des États ou encore avec l’Union Européenne. C’est notamment le cas de la collaboration américano-germanique Pfizer-BioNTech, de l’anglo-suédois AstraZeneca ou encore de l’américain Moderna. La course est effectivement lancée depuis plusieurs mois. Cependant, qu’en est-il du vaccin de l’Institut Pasteur ?

La branche lilloise de l’institution travaille non pas sur un vaccin à injection, mais sur la création d’un vaccin sous forme de spray nasal. Le directeur de recherche à l’Inserm, le chercheur Camille Locht, a expliqué au micro de BFM Lille le mercredi 16 décembre 2020 qu' »au lieu d’injecter avec une aiguille dans le bras, on asperge le nez avec ce vaccin ». Cette méthode n’est pas une première puisqu’un vaccin nasal contre la grippe existe déjà, même si elle demeure moins répandue. Camille Locht, qui officie également en tant que directeur au Centre d’Infection et d’immunité de Lille, a indiqué que lui et ses équipes étaient « en train de le développer aussi pour une autre maladie respiratoire, qui est la coqueluche ».

Un vaccin « bon marché », avec une conservation plus simple

Le vaccin décliné en spray nasal présente plusieurs avantages, selon le chercheur. La première concerne l’administration même du vaccin dans le nez. « Notre vaccin va induire une immunité au niveau du nez. Le nez est la portée d’entrée pour le virus de la Covid », a-t-il soutenu. De plus, Camille Locht a ajouté que le vaccin de l’institut Pasteur allait « être très bon marché [puisqu’]il suffit simplement de faire une grande culture d’un bacille (une bactérie, ndlr), de récolter ce bacille, de le lyophiliser et il est prêt à l’emploi ».

Les conditions de stockage du vaccin sont également plus simples à appliquer que celui de Pfizer, par exemple, qui nécessite une conservation à des températures extrêmement basses. Le spray nasal peut être conservé à 4°C pendant au moins deux années. « Par rapport au vaccin Pfizer, qu’il faut conserver dans les congélateurs à -80°C, on a l’avantage logistique pour la distribution du vaccin », a souligné Camille Locht.

Le vaccin ne sera prêt que dans plusieurs mois

« On est au tout début. On est dans les stades de développement, dits précliniques », a-t-il en outre fait savoir, avant de préciser : « C’est un vaccin de deuxième génération, qui ne sera pas utilisable dans les mois voire l’année qui vient ». Le remède de l’Institut Pasteur de Lille ne sera donc pas au point d’ici le début de la campagne de vaccination qui aura lieu à la fin du mois de décembre en Europe.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You have successfully subscribed to the newsletter

There was an error while trying to send your request. Please try again.

web-breaking-news will use the information you provide on this form to be in touch with you and to provide updates and marketing.