Vaccinations : On vous explique pourquoi cest le «bordel» jusque chez nous, au Creusot – Creusot-infos.com

Vaccinations : On vous explique pourquoi cest le «bordel» jusque chez nous, au Creusot – Creusot-infos.com

La volonté de d’abord vacciner les personnes âgées s’est heurtée à l’incapacité des EHPAD à recenser les volontaires. Sans compter que les conditionnalités pour vacciner sont telles que c’est un frein supplémentaire. Et de toute évidence, aussi, on traine des pieds chez certains décideurs.

On ne peut pas dire que c’est dans les derniers jours que l’on a découvert l’avènement de vaccins contre la COVID-19… Ce n’est pas non plus ces derniers jours qu’il a été annoncé que les vaccinations auraient prioritairement lieu dans les EHPAD.

On aurait donc pu penser que les EHPAD et autres établissements accueillant des personnes âgées seraient prêts le jour J. Eh bien non. Dix jours après les premiers vaccins à Bobigny et à Dijon, dans la plupart des EHPAD on ne sait pas combien de personnes âgées ont donné leur accord pour être vaccinées et/ou combien de familles ont fait de même.

creusot-infos a interrogé mardi l’EHPAD du Creusot qui rayonne aussi sur Montcenis. Les réponses données n’avaient rien de chiffrées. La vérité c’est que l’on ne savait pas. Les réponses tardent à arriver.

A l’EHPAD du Parc des Loges idem. Pas de chiffres, pour la simple et bonne raison, qu’aucune réponse n’avaient encore été enregistrée !

On croit rêver ! On se gardera bien de désigner un coupable ou des coupables. On remarquera juste que faute de consigne précise de l’Agence Régionale de Santé, on ne s’est vraiment pas engagé dans la course contre la montre qu’impose normalement la pandémie, dans un certain nombre d’établissements.

Un pas en avant, deux pas en arrière, ou pas de pas du tout… Il est évidemment bon de rappeler que la vaccination contre la COVID-19 n’est pas obligatoire et résulte du libre choix de chacun. Elle est réalisée sur prescription médicale précédée d’une consultation pré médicale par le médecin traitant ou un médecin coordonnateur.

 La vaccination ne peut être prescrite que si le consentement a bien évidemment été recueilli auprès du patient ou d’un proche du patient lorsque celui-ci n’est pas en mesure de l’exprimer.

L’EHPAD départemental du Creusot et de Montcenis a fait parvenir un communiqué concernant la vaccination COVID-19 à chaque famille à la fin du mois de décembre.

«Tout se met en place. Nous pourrons être opérationnels dès les retours des familles et des médecins», annonce Norbert Montegue, responsable soins infirmiers à l’EHPAD et ce, dès la semaine prochaine. «Nous aurons d’autres détails après la visio conférence prévue jeudi prochain. La première injection du vaccin sera organisée au sein de l’établissement et une deuxième dose vaccinale suivra 21 jours après».

Voilà ce qui est officiellement prévu. A l’EHPAD du Creusot et de Montcenis, on fait valoir que certaines familles ont déjà fait savoir qu’elles sont favorables à ce que leur proche soit vacciné, d’autres pas…

Devant ce constat, on peut se demander pourquoi l’Agence Régionale de Santé ne publie pas quotidiennement, ou tous les deux jours, le nombre de personnes âgées pour lesquelles un accord a été donné pour une vaccination.

Non seulement cela permettrait d’y voir plus clair, mais cela mettrait une forme de pression sur chaque établissement pour que le recensement des personnes à vacciner soit accéléré.

En fait, très clairement, si le nombre de vaccinations a tardé non pas à s’envoler, mais juste à décoller, c’est bien que le nécessaire travail de préparation n’a pas été effectué correctement, ni anticipé comme il aurait dû l’être.

Ce qui a d’ailleurs pu être mesuré à Dijon le 27 décembre, avec le lancement officiel des vaccinations, pour seulement trois patients, alors que dix fois plus auraient pu l’être avec les doses en possession des soignants !

Une situation qui a amené à constater qu’il y avait plus de journalistes, plus d’officiels de tous rangs, que de personnes à vacciner sous les caméras et sous les appareils photo. Un comble.

En fait, les Gouvernants n’avaient sans doute jamais imaginé que l’urgence se limiterait aux discours tenus à Paris et que sur le terrain, ce serait une autre paire de manche. Car finalement les ARS ne sont que la transposition régionale du pouvoir technocratique parisien.

On comprend mieux pourquoi des élus de tout d’abord, dont André Accary, demandent une autre gouvernance, un autre pilotage pour réussir la campagne de vaccinations. Il n’est évidemment jamais trop tard pour bien agir. Et comme on dit chez nous, c’est à la fin du marché qu’on compte les bouses. Veillons cependant à ce que cela ne soit pas trop nauséabond. Car derrière de cruels manques de réactivité, il y a des morts et beaucoup de douleur. Il ne faudrait pas l’oublier.

Alain BOLLERY
avec Joël SERVY

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