Vaccins Covid-19 : lAcadémie nationale de médecine recommande de « ne pas différer linjection de la seconde d – franceinfo

Vaccins Covid-19 : lAcadémie nationale de médecine recommande de « ne pas différer linjection de la seconde d – franceinfo

Alors que le gouvernement a décidé de différer jusqu’à six semaines l’injection de la 2e dose du vaccin Pfizer/BioNTech contre le Covid-19, afin de pouvoir vacciner davantage de personnes, l’Académie nationale de médecine s’inquiète de cette décision « dans le contexte actuel de recrudescence épidémique » et recommande « de ne différer l’injection de la seconde dose que si les circonstances l’exigent et sans excéder un dépassement de 3 semaines ».

Dans un communiqué, l’Académie nationale de médecine rappelle que « l’OMS et l’Agence européenne du médicament ont accepté que le délai de 21 jours entre les deux doses du vaccin Comimaty (Pfizer/BioNTech) soit retardé de quelques semaines afin d’augmenter le nombre de personnes pouvant bénéficier d’une première dose, l’ANSM s’est déclarée favorable à l’élargissement de ce délai jusqu’à 42 jours ». Pour autant, l’Académie nationale de médecine souligne la réponse du laboratoire BioNTech : « Le taux d’efficacité du vaccin de 52% après la première dose, s’élève à 95% lorsque la deuxième dose a été administrée à 21 jours, mais ne garantit pas un taux d’efficacité aussi élevé si la seconde injection est différée au-delà ».

Dans un contexte de « recrudescence épidémique », l’Académie nationale de médecine attire l’attention sur le fait que, sur un « plan collectif, l’obtention d’une couverture vaccinale élargie, mais fragilisée par un faible niveau d’immunité, constituera un terrain favorable pour l’émergence d’un ou de plusieurs variants échappant à l’immunité induite par la vaccination ».

Dans ces conditions, l’Académie nationale de médecine recommande également « de se conformer au schéma vaccinal prescrit par le fabricant (21 jours pour Pfizer/BioNTech, 28 jours pour Moderna), de réserver cet élargissement entre les deux doses aux personnes âgées de moins de 50 ans et ne présentant aucun facteur de risque de forme grave de Covid-19, de prescrire un renforcement des mesures barrière pour que toute personne vaccinée évite d’être infectée avant l’administration de la seconde dose, et enfin d’évaluer l’impact de cet élargissement sur l’augmentation du nombre de personnes primo-vaccinées chaque semaine ».

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