Virus mutant : faut-il sinquiéter ? – ladepeche.fr

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L’Angleterre et l’écosse ont rétabli hier un confinement total de leur population, afin de lutter contre l’accélération de la pandémie au Royaume-Uni, liée au nouveau variant du coronavirus. En France, une dizaine de cas atteints par ce variant sont recensés.

Un virus, ça mute… C’est même l’histoire de sa vie lorsqu’il se réplique (lire ci-dessous). Ainsi, le SARS-CoV-2 aurait déjà connu 300 000 mutations, d’après le généticien français Axel Kahn. Le problème ? C’est que certaines augmentent sa virulence. Ainsi, tandis qu’arrive partout le vaccin pour le coronavirus initial, ses deux variants identifiés au Royaume-Uni et en Afrique du Sud inquiètent désormais la communauté scientifique internationale… Car si ces deux variants ne sont – a priori – pas plus dangereux que l’original et que l’efficacité des vaccins n’est pas remise en cause, le Britannique (d’ores et déjà détecté dans des dizaines de pays) se révèle beaucoup plus infectieux alors même que la situation demeure partout préoccupante.

346 morts sur les dernières 24 heures et 20 489 patients hospitalisés en France, avec un bilan total de 65 761 décès depuis le début de l’épidémie : tels sont en effet les chiffres de Santé Publique France.

Progression alarmante

Et la perspective d’une troisième vague sur notre territoire, soudain « boostée » par la version anglaise du Covid-19 qui pourrait saturer les hôpitaux, inquiète donc, au vu de ce qui se passe aujourd’hui Outre-Manche. Car c’est clairement le tocsin qui sonne à nouveau pour Boris Johnson, avec la restauration, lundi, dans l’urgence, du plus sévère des « lockdown » en Angleterre et en Ecosse ; reconfinement total (lire page suivante) que l’Irlande du Nord et le Pays de Galles avaient déjà instauré après Noël. 75 000 morts depuis le début de la pandémie au Royaume-Uni, pays parmi les plus touchés, et un variant qui vient tout aggraver avec plus de 50 000 nouvelles contaminations par jour et même près de 59 000 ce lundi… La progression est alarmante, a dû finir par convenir un Premier ministre soudain confronté à l’éventuelle barre symbolique des 100 000 morts.

Le variant circule à Paris

50 à 75 % plus contagieux que le virus habituel, avec aussi une plus forte contamination des moins de 20 ans, selon l’Imperial College de Londres, ce variant B.1.1.7, désormais baptisé VOC 202012/01 a de fait aussi réussi à mieux isoler le Royaume-Uni de l’Europe que les Brexiters les plus durs, avec la suspension des vols vers les Pays-Bas et la France, pour commencer… La France où « une dizaine de cas suspectés ou avérés » ont pour l’instant été repérés, a indiqué hier le ministre de la Santé, Olivier Véran. « C’est un variant qui nous inquiète et pour lequel nous déployons des moyens logistiques et diagnostiques très importants », a-t-il indiqué, soulignant : « Nous regardons cela comme le lait sur le feu ». Toutes les personnes en provenance d’Angleterre doivent ainsi avoir été testées avec « mise en quarantaine lorsqu’il y a des doutes », a-t-il également précisé.

Un premier cas à Tours, le 25 décembre, puis un autre en Corse, neuf joueurs et un membre du staff de l’Aviron Bayonnais contaminés le 19 décembre lors de leur match contre Leicester, sans gravité… Aujourd’hui ? Le variant britannique circule à Paris. « On l’a trouvé dans un laboratoire parisien pour un patient de région parisienne », a déclaré hier le directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Martin Hirsch, alors que, par ailleurs, un cas du variant sud-africain a aussi été détecté dans le Haut-Rhin. Vigilance : l’invariant qui demeure donc.

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